| 29/06/2026 | 341 vues
EDITORIAL
Par Momar DIENG
En politique, les meilleurs, ceux que l‘on désigne comme les plus brillants sur la base d’un certain nombre de critères à cheval entre le «bien» et le «mal», ceux-là ne sont jamais assurés de rester longtemps au pouvoir, ni même, auparavant, d’y parvenir. La preuve sous nos yeux depuis cinq ans. On ne dira pas d’Idrissa Seck qu’il incarne un bien déterminé ou un mal quelconque, on constate en même temps que beaucoup de Sénégalais, que ce Thiessois a un talent politique incontestable. Bien loin devant ses amis et adversaires, au-delà de ce qui serait une moyenne.
La politique ne sera jamais une science exacte, celle qui nous contraint d’accepter par exemple que 1+1=2 et pas à 3. Mais en pratique, elle exige un «minimum syndical» en dessous duquel descendre se transforme en un processus suicidaire irréversible, même si rien n’est écrit d’avance. Entre 2000 et aujourd’hui, l’histoire d’Idrissa Seck, entre prestige, descente aux enfers, résurrection, solitude, tentative de reconstruction, est un condensé encyclopédique qui trouverait sa place dans la célèbre collection «(…) pour les nuls !»
Du pouvoir au purgatoire, il sera passé par toutes les émotions possibles, quoi qu’il arrive désormais. Décideur, il l’a été pour le pays, le rythme battant au cœur de l’Etat, au service des ambitions d’Abdoulaye Wade et des siennes propres. Prisonnier, il a goûté aux affres de Rebeuss pour des chefs d’inculpation qu’une justice aux ordres annulera sans états d’âme. Libre de ces contingences, il doit affronter autant les trahisons de très proches collaborateurs, que les conséquences évidentes de son style dirigiste et autoritariste, pour ne pas dire stalinien.
En politique et en politique seulement, Seck est dans la posture du suprémaciste qui exerce une main de fer implacable sur les hommes et sur l’appareil politique au service de ses ambitions. Cela lui vaut des déboires sans fin, sans cesse renouvelés, sous des formes différentes, dont profitent les pouvoirs en place. Mais y aurait-il d’autres moyens de survivre aux manœuvres de démantèlement des organisations politiques adverses auxquelles se livrent les gouvernants en place, qui plus est, dans l’environnement corrompu qui caractérise le paysage politique sénégalais ? Comment survivre autrement qu’en exerçant l’autorité nécessaire sur son parti face à une promesse aussi solennelle que «réduire l’opposition à sa plus simple expression» ?
Pour Idrissa Seck comme pour tous les autres, il y a une leçon essentielle à tirer des joutes politiques en vigueur depuis l’indépendance : c’est la nécessité de démocratiser le fonctionnement des partis politiques qu’ils dirigent pour qu’ils cessent d’être des officines privées orientées vers la consécration d’ambitions purement personnelles. Macky Sall a vécu ce déni de démocratie interne au Pds, Idrissa Seck aussi, toujours au Pds, de même que Moustapha Niasse au Ps. Tous trois ne sont pas loin de la posture du bourreau dans leur parti respectif. C’est qui les dindons de ces farces ?
En politique, les meilleurs, ceux que l‘on désigne comme les plus brillants sur la base d’un certain nombre de critères à cheval entre le «bien» et le «mal», ceux-là ne sont jamais assurés de rester longtemps au pouvoir, ni même, auparavant, d’y parvenir. La preuve sous nos yeux depuis cinq ans. On ne dira pas d’Idrissa Seck qu’il incarne un bien déterminé ou un mal quelconque, on constate en même temps que beaucoup de Sénégalais, que ce Thiessois a un talent politique incontestable. Bien loin devant ses amis et adversaires, au-delà de ce qui serait une moyenne.
La politique ne sera jamais une science exacte, celle qui nous contraint d’accepter par exemple que 1+1=2 et pas à 3. Mais en pratique, elle exige un «minimum syndical» en dessous duquel descendre se transforme en un processus suicidaire irréversible, même si rien n’est écrit d’avance. Entre 2000 et aujourd’hui, l’histoire d’Idrissa Seck, entre prestige, descente aux enfers, résurrection, solitude, tentative de reconstruction, est un condensé encyclopédique qui trouverait sa place dans la célèbre collection «(…) pour les nuls !»
Du pouvoir au purgatoire, il sera passé par toutes les émotions possibles, quoi qu’il arrive désormais. Décideur, il l’a été pour le pays, le rythme battant au cœur de l’Etat, au service des ambitions d’Abdoulaye Wade et des siennes propres. Prisonnier, il a goûté aux affres de Rebeuss pour des chefs d’inculpation qu’une justice aux ordres annulera sans états d’âme. Libre de ces contingences, il doit affronter autant les trahisons de très proches collaborateurs, que les conséquences évidentes de son style dirigiste et autoritariste, pour ne pas dire stalinien.
En politique et en politique seulement, Seck est dans la posture du suprémaciste qui exerce une main de fer implacable sur les hommes et sur l’appareil politique au service de ses ambitions. Cela lui vaut des déboires sans fin, sans cesse renouvelés, sous des formes différentes, dont profitent les pouvoirs en place. Mais y aurait-il d’autres moyens de survivre aux manœuvres de démantèlement des organisations politiques adverses auxquelles se livrent les gouvernants en place, qui plus est, dans l’environnement corrompu qui caractérise le paysage politique sénégalais ? Comment survivre autrement qu’en exerçant l’autorité nécessaire sur son parti face à une promesse aussi solennelle que «réduire l’opposition à sa plus simple expression» ?
Pour Idrissa Seck comme pour tous les autres, il y a une leçon essentielle à tirer des joutes politiques en vigueur depuis l’indépendance : c’est la nécessité de démocratiser le fonctionnement des partis politiques qu’ils dirigent pour qu’ils cessent d’être des officines privées orientées vers la consécration d’ambitions purement personnelles. Macky Sall a vécu ce déni de démocratie interne au Pds, Idrissa Seck aussi, toujours au Pds, de même que Moustapha Niasse au Ps. Tous trois ne sont pas loin de la posture du bourreau dans leur parti respectif. C’est qui les dindons de ces farces ?
Commentaires (0)
L’assassinat de la vice-présidente du Conseil économique, social et environnemental est un pas de plus dans la manifestation quotidienne des maux qui gangrènent le Sénégal. La commission d’un meurtre avec un tel sang-froid et une franchise aussi entière doit nous faire peur à tous. Mais pas seulement. Cet acte barbare et ignoble est en soi et à lui seul une véritable encyclopédie qui renseigne sur le degré de violence physique dont chacun de nous est capable à un moment ou à un autre, ici et maintenant, dans des circonstances bien déterminées.
Notre tissu social n’est pas encore désagrégé, mais il en prend le chemin, inéluctablement. Les ressorts moraux traditionnels qui font office de soupape de sécurité à notre bien-être commun volent de plus en plus en éclat, implosés au contact des dieux-déesses des choses qui nous contraignent aux démesures permanentes.
Les valeurs religieuses essentielles et fondamentalement salvatrices qui nous tendent les bras à chaque lever de soleil sont outrageusement concurrencées par la puissance déclamatoire et corruptrice d’une certaine conception de la vie qui nous convie sans relâche à l’autodestruction. Celle-ci nous fait privilégier la sur-dominance du paraître, des ors, des paillettes, du clinquant, élevant la satisfaction de besoins personnalisés au-delà même de Maslow.
Le meurtre de la conseillère économique et sociale est donc une alerte supplémentaire contre l’hécatombe sociétale qui nous guette depuis belle lurette. En vouloir à l’auteur du méfait, c’est bien, c’est salutaire. Le juger et le condamner s’il est reconnu coupable de ce meurtre injustifiable, c’est nécessaire. Mais s’arrêter à cela une fois que l’émotion sera enterrée – et elle sera enterrée – ne fera que nous replonger dans l’état de nature qui a rendu possible ce crime, en attendant la prochaine douleur.
Nous sommes aujourd’hui en face d’exigences de natures diverses qu’il nous faut assumer pour notre salut commun. Laisser ces travaux d’Hercules aux politiques est le plus sûr moyen de nous dérober de nos responsabilités individuelles et collectives. Car, au rythme où évolue notre pays, l’urgence d’un contrat sociétal revisité de fond en comble paraît une nécessité vitale. Et encore, gaz et pétrole ne sont pas encore sortis de l’océan ! Pensée pieuse pour celle qui vient de quitter ce monde. Paix à son âme.
Notre tissu social n’est pas encore désagrégé, mais il en prend le chemin, inéluctablement. Les ressorts moraux traditionnels qui font office de soupape de sécurité à notre bien-être commun volent de plus en plus en éclat, implosés au contact des dieux-déesses des choses qui nous contraignent aux démesures permanentes.
Les valeurs religieuses essentielles et fondamentalement salvatrices qui nous tendent les bras à chaque lever de soleil sont outrageusement concurrencées par la puissance déclamatoire et corruptrice d’une certaine conception de la vie qui nous convie sans relâche à l’autodestruction. Celle-ci nous fait privilégier la sur-dominance du paraître, des ors, des paillettes, du clinquant, élevant la satisfaction de besoins personnalisés au-delà même de Maslow.
Le meurtre de la conseillère économique et sociale est donc une alerte supplémentaire contre l’hécatombe sociétale qui nous guette depuis belle lurette. En vouloir à l’auteur du méfait, c’est bien, c’est salutaire. Le juger et le condamner s’il est reconnu coupable de ce meurtre injustifiable, c’est nécessaire. Mais s’arrêter à cela une fois que l’émotion sera enterrée – et elle sera enterrée – ne fera que nous replonger dans l’état de nature qui a rendu possible ce crime, en attendant la prochaine douleur.
Nous sommes aujourd’hui en face d’exigences de natures diverses qu’il nous faut assumer pour notre salut commun. Laisser ces travaux d’Hercules aux politiques est le plus sûr moyen de nous dérober de nos responsabilités individuelles et collectives. Car, au rythme où évolue notre pays, l’urgence d’un contrat sociétal revisité de fond en comble paraît une nécessité vitale. Et encore, gaz et pétrole ne sont pas encore sortis de l’océan ! Pensée pieuse pour celle qui vient de quitter ce monde. Paix à son âme.
Trump par-ci, Trump par-là. Trump partout et nulle part. On l’a traité de tous les noms d’oiseau: sociopathe, misogyne, sexiste, raciste, vulgaire, etc. Il aura bien mérité toutes ces caractérisations, car ce milliardaire iconoclaste a été l’animateur principal de la campagne électorale la plus violente et la plus dégueulasse de l’histoire politique des États-Unis d’Amérique.
Ses saillies contre les Musulmans, les Mexicains et les Immigrés, peuvent être considérées comme ignobles et irresponsables de la part d’un homme qui va être, à partir du 20 janvier 2017, l’un des dépositaires de la stabilité d’un monde en total délitement. Les électeurs de la première puissance mondiale l’ont voulu ainsi, il en sera ainsi.
Mais de quoi parlons-nous en réalité ? De la personnalité de Donald Trump, de ses écarts, de ses frasques ? Soit. Mais soyons équitables et concentrés sur nos propres tares. Sénégalaises, celles-là. Il n’est pas certain que notre classe politique, notamment gouvernante, soit plus inattaquable que le magnat new-yorkais. Combien sont-ils, nos dirigeants qui, sans travail ni héritage, deviennent multimillionnaires et plus souvent milliardaires en dormant sans que la justice ne s’intéresse aux moyens d’acquisition de leur fortune subite ? Combien sont-ils, nos politiciens brigands qui jouissent d’une impunité à toute épreuve quoi qu’ils fassent hors la loi parce qu’ils sont dans le pouvoir, ou parce qu’ils appartiennent à la «famille régnante», hier comme aujourd’hui ? C’est quoi cet État partisan qui peut tout se permettre au-dessus des lois en vigueur, au mépris de toutes les juridictions mises en place pour contrer les abus de pouvoir ?
On peut bien s’attaquer à Trump, mais lui ne pourra jamais être au-dessus des lois américaines. Cet homme d’affaires est condamné à se « normaliser » pour être en mesure de gouverner. La plupart de ses conneries ne verront pas le jour en pratique.
C’est un politicien qui a su comment entrer au Bureau Ovale de la Maison Blanche. Pire, en raison de certaines casseroles qu’il traînerait, en particulier au plan fiscal, il n’est même pas exclu qu’il soit l’objet d’une procédure d’impeachment ou de quelque autre tracasserie judiciaire durant son mandat. Imaginons-nous sérieusement cela ici, à Ndoumbélane ?
Trump par-ci, Trump par-là. Trump partout et nulle part. Un diable que tous les chefs d’État et de gouvernement de la planète rêvent de saluer, à la Maison Blanche ou ailleurs, furtivement ou formellement. Il y a du boulot chez nous !
Ses saillies contre les Musulmans, les Mexicains et les Immigrés, peuvent être considérées comme ignobles et irresponsables de la part d’un homme qui va être, à partir du 20 janvier 2017, l’un des dépositaires de la stabilité d’un monde en total délitement. Les électeurs de la première puissance mondiale l’ont voulu ainsi, il en sera ainsi.
Mais de quoi parlons-nous en réalité ? De la personnalité de Donald Trump, de ses écarts, de ses frasques ? Soit. Mais soyons équitables et concentrés sur nos propres tares. Sénégalaises, celles-là. Il n’est pas certain que notre classe politique, notamment gouvernante, soit plus inattaquable que le magnat new-yorkais. Combien sont-ils, nos dirigeants qui, sans travail ni héritage, deviennent multimillionnaires et plus souvent milliardaires en dormant sans que la justice ne s’intéresse aux moyens d’acquisition de leur fortune subite ? Combien sont-ils, nos politiciens brigands qui jouissent d’une impunité à toute épreuve quoi qu’ils fassent hors la loi parce qu’ils sont dans le pouvoir, ou parce qu’ils appartiennent à la «famille régnante», hier comme aujourd’hui ? C’est quoi cet État partisan qui peut tout se permettre au-dessus des lois en vigueur, au mépris de toutes les juridictions mises en place pour contrer les abus de pouvoir ?
On peut bien s’attaquer à Trump, mais lui ne pourra jamais être au-dessus des lois américaines. Cet homme d’affaires est condamné à se « normaliser » pour être en mesure de gouverner. La plupart de ses conneries ne verront pas le jour en pratique.
C’est un politicien qui a su comment entrer au Bureau Ovale de la Maison Blanche. Pire, en raison de certaines casseroles qu’il traînerait, en particulier au plan fiscal, il n’est même pas exclu qu’il soit l’objet d’une procédure d’impeachment ou de quelque autre tracasserie judiciaire durant son mandat. Imaginons-nous sérieusement cela ici, à Ndoumbélane ?
Trump par-ci, Trump par-là. Trump partout et nulle part. Un diable que tous les chefs d’État et de gouvernement de la planète rêvent de saluer, à la Maison Blanche ou ailleurs, furtivement ou formellement. Il y a du boulot chez nous !
Dans la plupart des pays que l’on dit confrontés au phénomène du terrorisme djihadiste, pullulent des races diverses de chercheurs et experts ainsi qu’une nuée d’instituts appelés think tanks dont le métier est de vendre leurs réflexions et études à des gouvernements paniqués par la perspective de voitures piégées ou de kamikazes qui explosent où ils veulent. Il est donc de la responsabilité des Etats et des forces de sécurité de prévenir ces actes ignobles susceptibles de tuer sans discernement. Certains y parviennent, d’autres échouent. Dans les deux cas, il n’y a pas forcément des éléments pertinents pouvant expliquer le succès des uns ou l’échec des autres. Expertise et hasard vont souvent de pair, à l’insu de tous.
Sur cette question, il est impératif que l’Etat sénégalais, au-delà du volet surveillance-répression mis en branle depuis plusieurs mois et qui ne souffrirait point d’être évalué, devrait également attacher une importance capitale aux désordres potentiels enfouis dans la production d’«études» et de «rapports» présumés scientifiques, mais dont la substance réside dans la stigmatisation délibérée de populations de zones présupposées poreuses aux idées djihadistes.
Les périodes porteuses de troubles sont généralement propices à des surenchères qui promeuvent davantage la construction d’intérêts crypto-personnels que la préservation des fondements de la sécurité publique. Elles sont alors des périodes de traite dont profitent vendeurs d’illusions et/ou chercheurs en quête d’influence, à moindres frais, au plus vite.
Pour un chercheur digne de ce nom, il ne doit pas être possible nulle part dans le monde, de jeter en pâture à un Etat, à ses services de renseignements et à des compatriotes, des populations dont le seul tort serait d’avoir été classées dans des segments de pauvreté dont l’établissement peut bien être subjectif. Des jeunes gens issus de familles riches et aisées ne seraient-ils donc jamais susceptibles de devenir terroristes ? Lorsque des convictions personnelles envahissent une question de recherche, c’est l’échec scientifique qui en découle.
Tenter le diable est un exercice périlleux et dangereux. Et le diable, rien ne l’empêche de se cacher dans la cupidité. Il y a sans doute, pas seulement au Sénégal, des experts qui estiment que la fulgurance de leur carrière passe nécessairement par la survenue de drames. Egoïsme ! Surtout quand on a la possibilité de quitter le pays avec un autre passeport, en laissant derrière soi désolation et sang. Que Dieu protège le Sénégal. (Momar Dieng)
Sur cette question, il est impératif que l’Etat sénégalais, au-delà du volet surveillance-répression mis en branle depuis plusieurs mois et qui ne souffrirait point d’être évalué, devrait également attacher une importance capitale aux désordres potentiels enfouis dans la production d’«études» et de «rapports» présumés scientifiques, mais dont la substance réside dans la stigmatisation délibérée de populations de zones présupposées poreuses aux idées djihadistes.
Les périodes porteuses de troubles sont généralement propices à des surenchères qui promeuvent davantage la construction d’intérêts crypto-personnels que la préservation des fondements de la sécurité publique. Elles sont alors des périodes de traite dont profitent vendeurs d’illusions et/ou chercheurs en quête d’influence, à moindres frais, au plus vite.
Pour un chercheur digne de ce nom, il ne doit pas être possible nulle part dans le monde, de jeter en pâture à un Etat, à ses services de renseignements et à des compatriotes, des populations dont le seul tort serait d’avoir été classées dans des segments de pauvreté dont l’établissement peut bien être subjectif. Des jeunes gens issus de familles riches et aisées ne seraient-ils donc jamais susceptibles de devenir terroristes ? Lorsque des convictions personnelles envahissent une question de recherche, c’est l’échec scientifique qui en découle.
Tenter le diable est un exercice périlleux et dangereux. Et le diable, rien ne l’empêche de se cacher dans la cupidité. Il y a sans doute, pas seulement au Sénégal, des experts qui estiment que la fulgurance de leur carrière passe nécessairement par la survenue de drames. Egoïsme ! Surtout quand on a la possibilité de quitter le pays avec un autre passeport, en laissant derrière soi désolation et sang. Que Dieu protège le Sénégal. (Momar Dieng)
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Tout va très bien au Sénégal ! L’argent coule à flots. Vous en doutez ? Le budget 2017 est là pour vous arracher un sourire. Pas moins de 3.360 milliards Cfa de ressources financières projetées ! Un record dans l’histoire de notre pays indépendant que les agents zélés du pouvoir ne manquent jamais de vous envoyer à la figure.
Tout va bien, vous dis-je ! Pétrole et gaz attendent d’émerger des zones offshores. Vivement les premiers barils et pipelines du nouvel émirat d’Afrique occidentale française. La famille du chef n’est pour rien dans ces scandales qui puent les hydrocarbures. «Monsieur Frère» est blanc comme neige, il s’est même éloigné des lieux du crime pour mettre à l’aise l’autre. Point de malédiction ! L’enfer, c’est (toujours) les autres, disait Sartre.
Allons-enfants de la patrie Sénégal, tout va bien chez nous, même si des flics prennent goût à humilier allègrement des citoyens sénégalais avec un autre gaz, malodorant et étourdissant. Oui, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. N’en doutez plus jamais ! Une preuve ? Nous avons un chef suprême qui a fait de l’appareil judiciaire sa propriété personnelle. Il est juge, procureur, avocat, greffier. Cultivateur aussi, le dimanche. Il en a les capacités et la volonté ! Il ressuscite une affaire vieille de quelques années juste parce que la tronche d’un mis en cause ne lui chante plus : le malotru doit expier sa faute, crime de lèse-majesté.
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Cessez d’en douter ! Une preuve : nous avons maintenant un machin hyper utile qui s’appelle Haut conseil des collectivités territoriales. Et vous savez quoi ? A sa tête, un homme qui va s’asseoir sur un budget colossal, simplement parce qu’il fait ce que le chef veut qu’il fasse. Le deal est trop flagrant: cinq minutes après sa confirmation officielle, son parti se vend au chef pour les législatives de juin 2017.
Tout va très bien au Sénégal. Le chef alloue 6 milliards à une institution-pirate qui n’apporte rien à une démocratie que l’on habitue aux reniements et que l’on projette dans un autoritarisme tropical. Parents, courtisans et alliés peuvent bien danser… Pitié pour notre pays !
Tout va bien, vous dis-je ! Pétrole et gaz attendent d’émerger des zones offshores. Vivement les premiers barils et pipelines du nouvel émirat d’Afrique occidentale française. La famille du chef n’est pour rien dans ces scandales qui puent les hydrocarbures. «Monsieur Frère» est blanc comme neige, il s’est même éloigné des lieux du crime pour mettre à l’aise l’autre. Point de malédiction ! L’enfer, c’est (toujours) les autres, disait Sartre.
Allons-enfants de la patrie Sénégal, tout va bien chez nous, même si des flics prennent goût à humilier allègrement des citoyens sénégalais avec un autre gaz, malodorant et étourdissant. Oui, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. N’en doutez plus jamais ! Une preuve ? Nous avons un chef suprême qui a fait de l’appareil judiciaire sa propriété personnelle. Il est juge, procureur, avocat, greffier. Cultivateur aussi, le dimanche. Il en a les capacités et la volonté ! Il ressuscite une affaire vieille de quelques années juste parce que la tronche d’un mis en cause ne lui chante plus : le malotru doit expier sa faute, crime de lèse-majesté.
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Cessez d’en douter ! Une preuve : nous avons maintenant un machin hyper utile qui s’appelle Haut conseil des collectivités territoriales. Et vous savez quoi ? A sa tête, un homme qui va s’asseoir sur un budget colossal, simplement parce qu’il fait ce que le chef veut qu’il fasse. Le deal est trop flagrant: cinq minutes après sa confirmation officielle, son parti se vend au chef pour les législatives de juin 2017.
Tout va très bien au Sénégal. Le chef alloue 6 milliards à une institution-pirate qui n’apporte rien à une démocratie que l’on habitue aux reniements et que l’on projette dans un autoritarisme tropical. Parents, courtisans et alliés peuvent bien danser… Pitié pour notre pays !
Brèves
11/07/2026
14:09
Liberia: après une saisie record de cocaïne, cinq suspects inculpés
10/07/2026
23:01
Soudan du Sud: après quinze ans d’indépendance, la guerre et l'insécurité sont partout
10/07/2026
19:57
Soudan : l’ONU alerte sur des actes pouvant relever du génocide
Vidéos
| 29/06/2026 | 301 vues
Liberia - Cinq suspects inculpés après une saisie record de cocaïne
Corée du Nord - Un haut-responsable militaire destitué pour corruption
11/07/2026
Soudan du Sud: quinze ans d’indépendance, mais toujours pas de célébrations
10/07/2026
Le Kenya et l’Italie s'accordent pour intensifier leur coopération dans la lutte contre la criminalité
03/07/2026
Madagascar : la garde présidentielle ouvre le feu sur des drones suivant le convoi du président Randrianirina
03/07/2026
Les derniers articles
Srebrenica : 31 ans après le génocide, 10 nouvelles victimes inhumées lors d'une cérémonie de commémoration
11/07/2026
-
La justice espagnole enquête sur des responsables militaires israéliens après l’interception d’une flottille
10/07/2026
-
Xénophobie en Afrique du Sud: près de 78 000 Zimbabwéens ont quitté le pays, selon Harare
10/07/2026
-
OPINIONS & IDEES - 08/07/2026
Révision constitutionnelle : la République mérite un débat de fond (Par Balla Diop)
Révision constitutionnelle : fuite en avant ou moment du bilan ? (Par Ibrahima Thioub - Historien)
07/07/2026
Révision constitutionnelle 2026 : ce que la proposition reprend, ce qu’elle ajoute, ce qu’on veut lui retirer - Une matrice citoyenne de fidélité aux sources revendiquées (Par Moussa MBAYE)
29/06/2026
De la victoire électorale à la victoire institutionnelle : l’heure de vérité du Projet (par Hady Traoré)
29/06/2026
La loi de Pastef dans la continuité des Assises ! (par Nioxor Tine)
28/06/2026
Inscription à la newsletter
Notre Charte Éthique - 29/01/2024
NOS LIGNES DIRECTRICES ÉDITORIALES
IMPACT MEDIA : Entreprise Individuelle (EI)
N.I.N.E.A. : 011720796 du 06/12/2024
IMPACT.SN - No ISSN : 3084-0813
Directeur de la publication : Momar DIENG
Titulaire de la Carte nationale de presse
contact@impact.sn - (221) 76 519 82 39
N.I.N.E.A. : 011720796 du 06/12/2024
IMPACT.SN - No ISSN : 3084-0813
Directeur de la publication : Momar DIENG
Titulaire de la Carte nationale de presse
contact@impact.sn - (221) 76 519 82 39









FRANCE

