En Guinée, les disparitions forcées sont devenues une « épidémie ». C'est le constat dressé par le mouvement citoyen Tournons La Page dans un rapport publié samedi 4 juillet 2026. L'organisation affirme avoir documenté 35 cas d'enlèvements depuis l'arrivée au pouvoir du général Mamadi Doumbouya par un putsch il y a cinq ans.
Pendant plusieurs mois, les enquêteurs de Tournons La Page ont remonté la trace de dizaines de Guinéens disparus ou tués. Au fil de cette enquête, l'organisation affirme avoir mis au jour un phénomène qu'elle juge inédit : la multiplication des disparitions forcées. Pour Alseny Farinta Camara, coordinateur de Tournons La Page Guinée, ces méthodes rappellent celles de la première République.…
Selon Tournons La Page, la peur reste telle que seules onze familles ont accepté de témoigner publiquement, certaines uniquement sous couvert de l'anonymat.
Jeudi 9 juillet 2026, Tournons La Page voulait réunir à Dakar des ONG ouest-africaines pour interpeller une communauté internationale qu'elle juge trop discrète à l'égard des droits humains en Guinée. Cette rencontre organisée à l'occasion du deuxième anniversaire de la disparition des militants Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah a été interdite par les autorités sénégalaises sur demande de leurs homologues guinéennes. [Avec RFI]







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