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Climate Chance Afrique: une centaine d'initiatives inspirantes en faveur du climat  17/09/2021

La 3e édition du sommet Climate Chance Afrique s'est ouverte mercredi. Cette année, les conférences et ateliers se déroulent entièrement en virtuel pendant trois jours. Son objectif est de rassembler un maximum d'acteurs non étatiques en Afrique pour échanger autour de la lutte contre le changement climatique. De nombreuses vidéos d'initiatives disponibles en ligne mettent en lumière le foisonnement d'actions en Afrique pour lutter contre le changement climatique et notamment à l'échelle locale.
 
Deux préoccupations dominent, parmi les contributions vidéos issues en majorité d'ONG : la sécurité alimentaire et l'amélioration des conditions de vie des populations locales. L'une des initiatives que l'on retrouve à plusieurs reprises, c'est le développement de « foyers de cuisson améliorés ». Une alternative moins polluante, plus respectueuse des forêts que la cuisson au charbon de bois encore très répandue.
 
Au Mali, par exemple, le groupe Yirimex conçoit des bio combustibles à partir des résidus des récoltes de riz, de maïs et les résultats sont encourageants : « Cela permet de préserver plus de 120 000 hectares de forêts par an, d'éviter l'émission de 2 millions de tonnes de CO2 par an et de créer plus de 12 000 emplois verts. » (RFI)

Covid-19 et VIH en Afrique du Sud : une “usine à mutations”  17/09/2021

Premier foyer de l’épidémie de VIH au monde, l’Afrique du Sud compte de nombreux individus immunodéprimés, qui gardent le virus du Covid-19 dans leur organisme plus longtemps que les autres, favorisant ainsi les mutations. Un défi de plus pour l’Afrique du Sud. Pays le plus touché par la pandémie de Covid-19 sur le continent africain, l’Afrique du Sud est également le premier foyer de l’épidémie de VIH au monde, avec 8,2 millions de séropositifs – soit près de 20 % de la population adulte.
 
La prise en charge de ces patients est à la pointe, mais le Covid-19 a récemment compliqué la donne : la prévalence du VIH dans le pays pourrait favoriser l’émergence de nouvelles mutations, explique Bloomberg. Les patients séropositifs, immunodéprimés, tendent à garder le virus dans leur organisme plus longtemps que les autres. Une étude a ainsi montré que le Covid-19 était resté 216 jours dans le corps d’une jeune femme séropositive de 36 ans, où il avait rapidement muté. (Courrier International)

RDC : l’Assemblée nationale autorise la 8e prorogation de l’état de siège  17/09/2021

L'Assemblée nationale a adopté le projet de loi portant la huitième autorisation de la prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire national. 280 sur 281 députés ont voté pour et un seul a voté contre une nouvelle prorogation de l’état de siège dans le Nord-Kivu et l’Ituri. Dans son exposé de motif, la ministre de la Justice, Rose Mutombo, note qu’à ce jour 63 localités ont été reconquises des groupes armés dans les deux provinces.
 
Selon toujours la ministre de la Justice, plus de 2 460 miliciens se sont rendus, avec près de 450 armes récupérées ainsi que plus de 150 personnes libérées. A propos des actes de tueries observées de plus en plus dans les deux provinces sous état de siège, elle estime que les forces négatives sont très affaiblies et multiplient des actions de terreur contre lesquelles de nouvelles opérations sont en cours.
 
Le député national Jean Baptiste Mohindo s’oppose à toute prochaine prorogation de l’état de siège, en vigueur depuis le 6 mai dernier, au regard notamment de la paralysie prolongée des institutions provinciales. Pour lui, les opérations militaires peuvent se poursuivre en dehors de l’état de siège. (Radio Okapi)

Ethiopie : HRW pointe des « crimes de guerre » contre des réfugiés érythréens  16/09/2021

Les réfugiés érythréens ont été victimes d’exactions, notamment d’exécutions sommaires et de viols, durant le conflit qui fait rage dans le nord de l’Ethiopie, estime Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié jeudi 16 septembre. L’ONG y détaille le rôle des soldats érythréens ainsi que des combattants rebelles de la région éthiopienne du Tigré dans ces exactions à grande échelle, également marquées par des rapatriements forcés et d’importantes destructions dans deux camps de réfugiés.
 
« Les meurtres horribles, les viols et les pillages contre les réfugiés érythréens au Tigré sont clairement des crimes de guerre, affirme Laetitia Bader, directrice de HRW pour la Corne de l’Afrique. Durant de nombreuses années, le Tigré a été un refuge pour les réfugiés érythréens fuyant les persécutions [dans leur pays].
 
Mais aujourd’hui, ils ne s’y sentent plus en sécurité. » Le nord de l’Ethiopie est ravagé par de violents combats depuis novembre 2020, lorsque le premier ministre Abiy Ahmed y a envoyé l’armée pour destituer les autorités régionales issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), qu’il accuse d’avoir orchestré des attaques contre des camps militaires.
 
L’Erythrée, ennemi juré du TPLF (qui dirigeait l’Ethiopie lors du sanglant conflit frontalier entre les deux pays, de 1998 à 2000), a soutenu militairement Addis-Abeba en envoyant des troupes dans cette région qui borde sa frontière sud.

RDC: une marche de l'opposition réprimée à Kinshasa  16/09/2021

La coalition de l'opposition Lamuka avait prévu de se rassembler pour dénoncer la politisation de la Commission électorale, alors que le bras de fer perdure sur la nomination du président de la Céni. Cette marche avait été interdite par les autorités, et ce mercredi matin, les policiers ont empêché le rassemblement, s'en prenant également à des journalistes présents sur place.
 
Il y avait du monde tôt ce mercredi 15 septembre sur la place Pascal, dans le quartier de Masina, dans l'est de la capitale. Peu avant 8 heures, à son arrivée, Martin Fayulu a été empêché de rejoindre ses partisans. Le leader de Lamuka affirme avoir subi des violences, que les policiers ont tenté de l'emmener, avant qu'il puise remonter dans son véhicule et prendre le boulevard Lumumba, suivi d'une cohorte de militants. « Nous avons passé 45 minutes de discussion. Ils m’ont brutalisé et même tabassé. Donc je suis parti dans ma jeep et nous avons commencé à faire une sorte de processions. » (RFI)
 

Burundi: hausse alarmante des cas positifs au Covid-19  16/09/2021

Le Burundi, l’un des deux derniers pays africains à ne pas encore s’être converti aux vaccins, se trouve confronté à une vague du Covid-19. De nombreux médecins parlent d’une situation « catastrophique », d’autant que les autorités minimisent en décrivant une situation sous contrôle. Le pouvoir ne communique plus sur les chiffres du Covid depuis le début de cette nouvelle vague. RFI a obtenu le rapport de situation du 13 septembre que l’OMS dresse puis publie en se fiant sur les statistiques du gouvernement.
 
Officiellement, ce sont 257 cas positifs au Covid-19 qui ont été testés dimanche au Burundi, dans pratiquement tous les districts médicaux du pays, selon ce rapport de situation rendu public lundi, qui reconnaît une « résurgence » des cas. La moyenne qui était de 20 cas positifs par jour avant le 21 juillet a été multipliée par plus de huit. Le nombre de cas recensés officiellement a par exemple augmenté de plus de 30% au cours des deux dernières semaines, toujours selon ce texte qui parle également de 12 décès recensés à ce jour.

Consultations en Guinée : la junte a rencontré les chefs politiques et religieux  16/09/2021

Les militaires qui ont pris le pouvoir en Guinée ont ouvert, mardi 14 septembre, quatre jours de consultations tous azimuts pour définir le contenu d'une transition censée ramener les civils à la tête du pays, à une date encore inconnue. Les participants sont ressortis des premières séances au Palais du peuple, siège du Parlement dissous à Conakry, sans aucune précision sur l’architecture ou la durée de cette transition. …
 
Le chef de la junte a exprimé sa volonté d'une démarche "inclusive" consistant à recueillir les propositions du plus grand nombre et à les associer à la transition. Il a également fait une mise au point, sermonnant la classe politique présente pour ce qu’il a appelé les "erreurs du passé", incluant l’armée dans ses reproches. …
 
Après les chefs de parti et les chefs religieux vont se succéder auprès des putschistes jusqu’à vendredi la société civile, les diplomates étrangers, les patrons des compagnies minières et les syndicats. Cette phase cruciale s’ouvre dans une complète incertitude sur les plans de la junte et sa faculté à surmonter une multitude d’obstacles majeurs, qu’il s’agisse du délabrement du système politique, de la multiplicité des intérêts particuliers, des possibles rancœurs ou encore d’une corruption réputée omniprésente.
 
Le lieutenant-colonel Doumbouya n’a rien dit jusqu’ici sur le possible contenu de cette transition, sa durée, quel rôle les militaires y joueraient, ni comment seraient organisées des élections. (France24 avec AFP)

Tchad: des associations alertent sur le phénomène grandissant de la traite des personnes  16/09/2021

Identifier les victimes de traite de personnes pour mieux les protéger et mieux les accompagner au retour à une vie normale. C'est le défi que s'est lancé le Tchad, le 14 septembre, à travers un mécanisme de référencement en collaboration avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Un mécanisme insuffisant pour le réseau des associations du Mandoul, qui regroupe dix associations de cette province.
 
Ces associations dénoncent un phénomène qui prend de l'ampleur depuis plus de dix années. Conflit armé et inter-communautaire, pauvreté, déscolarisation sont autant de facteurs qui favorisent la traite des personnes. Elles interpellent les autorités pour lutter efficacement contre la traite des personnes. Des passeurs promettent à des jeunes du sud du pays qu’ils vont faire fortune dans l’orpaillage. Mais à l'arrivée, c'est l'enfer qui les attend en plein désert tchadien. Le porte-parole du réseau des associations du Mandoul, Delaville Djimiabaye, tire la sonnette d'alarme. (RFI)

Burkina Faso: dans la province de la Comoé, des villages se vident en raison de l'insécurité  14/09/2021

Huit villages de la commune de Mangodara, dans la province de la Comoé, au sud-ouest du pays, à la frontière avec la Côte d'Ivoire, ont été désertés par leur population. Depuis environ une semaine des milliers de familles partent trouver refuge à Mangodara, chef-lieu de la commune ou bien de l'autre côté de la frontière. Elles fuient l'insécurité. « En une semaine, près de 2 000 personnes sont arrivées à Mangodara », explique un notable de la ville.
 
La plupart sont accueillies par des familles. D'autres sont hébergées dans une école. Mais selon une autorité locale, la capacité d'accueil de l'établissement est déjà saturée. « À Mangodara, nous sommes environ 10 000 habitants. Ce n'est pas facile d'accueillir tout ce monde, mais c'est la solidarité qui prévaut », poursuit le notable. Les habitants des villages alentour fuient les violences qui se sont intensifiées depuis une dizaine de jours. Le vendredi 3 septembre, des individus armés sont entrés dans la localité de Sirakoro pour enlever un homme accusé d'être un « informateur » des autorités. (RFI)

ONU : le chef des opérations de maintien de paix promet soutien aux Sud-Soudanais  14/09/2021

Alors qu'il concluait une mission de paix de quatre jours dans la plus jeune nation du monde, le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix des Nations Unies, Jean-Pierre Lacroix, a promis au peuple du Soudan du Sud le soutien total des soldats de la paix et des humanitaires alors qu'il entreprend le difficile passage de la guerre à la paix.
 
Jean-Pierre Lacroix a été accueilli par une garde d'honneur spéciale fournie par les soldats de la paix chinois à la base de la Maison des Nations Unies à Juba, alors qu'il concluait sa visite de quatre jours dans le pays touché par le conflit. Sa mission consistait à encourager un élan accru dans la mise en œuvre de l'accord de paix. Trois ans après la signature de l'accord par les parties belligérantes, la mise en œuvre continue de stagner avec des questions clés non résolues, notamment la graduation et le déploiement des forces unifiées ainsi que la réforme plus large du secteur de la sécurité. (ONU Info)
 

Niger: de plus en plus d'enfants tués ou recrutés par les groupes djihadistes, selon Amnesty  14/09/2021

De plus en plus d'enfants sont tués ou recrutés par les groupes armés terroristes au Niger, en particulier dans les zones frontalières du Burkina Faso et du Mali où les attaques djihadistes se multiplient ces derniers mois, a dénoncé lundi Amnesty International. "Dans la région de Tillabéri, au Niger, une génération entière grandit entourée par la mort et la destruction. Des groupes armés ont attaqué à maintes reprises des écoles et des réserves de nourriture et ciblent des enfants lors de leur recrutement", a déclaré Matt Wells, directeur adjoint à Amnesty International.
 
L'ONG a publié lundi un rapport de 64 pages sur les répercussions croissantes du conflit sur les enfants dans la région de Tillabéri. Cette zone dite des "trois frontières" est la cible récurrente d'attaques de deux groupes armés djihadistes: l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al Qaïda. Selon la base de données sur le lieu et le déroulement des conflits armés (ONG, ACLED), citée dans le rapport d'Amnesty, les violences contre les civils au Niger ont fait 544 morts entre le 1er janvier et le 29 juillet 2021, contre 397 en 2020. (Belga)

Niger : les habitants d'Anzourou pris entre la faim et les attaques djihadistes  14/09/2021

Dans l'ouest du Niger, le quotidien de nombreux habitants de l'Anzourou est rythmé par des attaques jihadistes meurtrières qui font désormais planer la menace d'une crise alimentaire. "Les terroristes ont tué nos maris, ils ont brûlé nos vivres, ils ont emporté notre bétai. Nous n'avons plus de vie", soupire, drapée dans un grand voile blanc, Maïmouna Moukaïla, une habitante d'Anzourou.
 
Ces derniers mois, les attaques, souvent perpétrées par des assaillants à moto, se sont intensifiées contre les civils de cette zone aux vallées très boisées située aux trois frontières (Niger, Burkina Faso et Mali). "Nous dormons la peur au ventre et main sur le coeur, au moindre bruit de moteur on sursaute", confie à l'AFP Abdou Oumarou, natif de Gadabo, un autre village ciblé. (AFP/VOA)
 

Tchad: Nour Ibedou, défenseur des droits humains, prêt à rejoindre le dialogue national  14/09/2021

Après une décennie de lutte contre l'ancien régime d'Idriss Déby Itno, Mahamat Nour Ibedou, l'un des défenseurs des droits humains de premier plan, et membre de la coalition de l’opposition Wakit Tama, se dit prêt à rejoindre le dialogue national mené le fils d’Idriss Déby, Mahamat Idriss Déby. Mais d'autres membres de Wakit Tama rappellent que sur le fond rien n'a changé et que ceux qui font confiance aux autorités risquent d'être trompés à nouveau.
 
Mahamat Nour Ibedou, secrétaire général de la Convention tchadienne pour les droits humains (CTDDH ), a indiqué samedi 11 septembre ne plus vouloir subir, mais être un acteur de la gestion du pays. Il a participé, ces dernières semaines, aux manifestations contre le processus de transition à l'appel de la coalition Wakit Tama, qu'il indique ne pas vouloir quitter, tout en précisant sa décision de rejoindre le dialogue national. (RFI)

Côte d’Ivoire : L’ancien Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny est mort du Covid-19  14/09/2021

L’ancien Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny est décédé vendredi de complications pulmonaires et respiratoires liées au Covid-19, à Paris, où il avait récemment été évacué et hospitalisé, a-t-on appris auprès de ses proches. Atteint du coronavirus à Abidjan, il avait été transféré la semaine dernière à l’hôpital américain de Neuilly où il est décédé vendredi, à 78 ans.
 
« Il a changé ma perception de la politique ivoirienne et de certains de ses acteurs », a rapidement réagi Guillaume Soro, un autre ancien Premier ministre, aujourd’hui en exil.
 
Cadre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Charles Konan Banny avait été imposé comme Premier ministre à Laurent Gbagbo par la communauté internationale en décembre 2005, un poste qu’il a occupé jusqu’en avril 2007. En 2011, après la crise post-électorale qui a fait 3.000 morts, il a été nommé à la présidence de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR). Réputé « soupe au lait », ce père de quatre enfants avait auparavant occupé pendant onze ans le poste de gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) de 1994 à 2005. (AFRIMAG)

Le chef de l'ONU craint un scénario afghan au Sahel  11/09/2021

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a affirmé jeudi dans un entretien à l'AFP craindre que l'exemple afghan ne donne des idées à des groupes armés jihadistes au Sahel, en réclamant un renforcement des "mécanismes de sécurité" dans cette région.
 
Au Sahel, "je crains l'impact psychologique et réel de ce qui s'est passé en Afghanistan", avec la prise du pouvoir par les talibans, a-t-il dit. "Il y a un vrai danger. Ces groupes terroristes (au Sahel) peuvent se sentir enthousiasmés avec ce qui s'est passé (en Afghanistan) et avoir des ambitions au-delà de ce qu'ils pensaient il y a quelques mois", a ajouté le chef de l'ONU. (VOA)

Niger: deux journalistes poursuivis pour avoir relayé sur internet l'étude d'une ONG sur le trafic de drogue  11/09/2021

Le directeur de publication de « L’Événement Niger », Moussa Aksar, et la blogueuse Samira Sabou ont été entendus, ce jeudi 9 septembre 2021, par la justice. Il leur est reproché d'avoir relayé dans leurs publications sur internet, une étude de Global Initiative, une ONG internationale qui lutte contre le crime organisé sur le trafic de drogue au Niger.
 
Les faits qui leur sont reprochés tombent sous le coup de l'ordonnance portant sur la répression de la cybercriminalité. (RFI)

RDC : plus de 40 miliciens rebelles tués en Ituri, selon l’armée  09/09/2021

Les Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC) ont affirmé mardi avoir tué plus de 40 miliciens lors de combats en cours depuis la veille dans la province de l’Ituri, dans le nord-est du pays. Ces affrontements se sont déroulés dans la région minière de Kobu, en territoire de Djugu, au nord-est de Bunia, le chef-lieu de cette province troublée, a précisé le porte-parole des opérations militaires en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo.
 
Le porte-parole avait fait état lundi de trois rebelles tués et quatre blessés. Vingt-quatre heures plus tard, il s’agit de "plus de 40 miliciens Codeco neutralisés" dans cette offensive, dont leur chef local, a-t-il indiqué. Le groupe armé Codeco (Coopérative pour le développement du Congo) prétend défendre les intérêts de la communauté lendu en Ituri, province marquée par de forts antagonismes entre ethnies. Ce groupe s’est scindé en plusieurs factions rivales. (Belga)

En RDC, trafics et exploitation illégale du parc des Virunga financeraient les groupes armés  09/09/2021

Braconnage, pêche illicite et exploitation illégale du bois dans et autour du parc national des Virunga, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), rapportent chaque mois des centaines de milliers de dollars aux groupes armés qui sévissent dans la région, déplorent des ONG dans un courrier rendu public mardi 7 septembre.
 
« La majorité des groupes armés actifs dans le Nord-Kivu ont installé leurs bases arrières dans et autour du parc », affirment dans une lettre au gouverneur militaire de la province, dont l’AFP a obtenu copie, une quarantaine d’associations environnementales et de défense des droits humains de l’est de la RDC.
 
Selon ces associations, ces groupes armés y « exploitent illégalement diverses ressources naturelles pour s’autofinancer ». Il s’agit notamment « du braconnage, avec le trafic illicite de spécimens et de trophées comme l’ivoire, de la carbonisation [fabrication de charbon de bois] et de la pêche illicite en particulier sur le lac Edouard », détaillent ces organisations locales. Rien que la pêche sur ce lac leur procure au moins 100 000 dollars mensuels en taxes illégales prélevées sur l’activité des pirogues.
 
En ce qui concerne la carbonisation, « en moyenne 40 camions chargés chacun de 150 sacs de charbon de bois sauvage entrent dans la ville de Goma chaque jour ». Au prix de 10 dollars le sac, les sommes perçues atteignent quelque 1,7 million de dollars par mois, affirment encore les associations.

Transition malienne: la Cédéao "préoccupée" par le calendrier des élections  09/09/2021

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) s'est dite "préoccupée" mardi quant à la tenue, comme prévu en février 2022, d'élections présidentielle et législatives censées ramener les civils au pouvoir au Mali après deux coups d'Etat militaires en un an. La mission conduite pendant trois jours au Mali par l'émissaire de la Cédéao, l'ex-président nigérian Goodluck Jonathan, "reste préoccupée par l'insuffisance d'actions concrètes dans la préparation effective du processus électoral", selon un communiqué lu devant la presse.
 
Le Mali, plongé dans une profonde crise sécuritaire et politique depuis le déclenchement d'insurrections indépendantistes et jihadistes dans le Nord du pays en 2012, a été le théâtre de deux coups d'Etat militaires en août 2020 et mai 2021. Les militaires au pouvoir se sont engagés sous la pression de la communauté internationale et de la Cédéao à rendre le pouvoir aux civils et à organiser des élections nationales en février 2022 à l'issue d'une "transition" limitée à 18 mois.
 
Le doute va cependant grandissant quant au respect du calendrier par les colonels au pouvoir. La mission de la Cédéao "a rappelé l'importance du respect de la date des élections annoncées afin de montrer la crédibilité du processus de transition".

Carlos Vila Nova élu président de Sao Tomé-et-Principe  07/09/2021

Le président sortant, Evaristo Carvalho, 79 ans, n'a pas cherché un second mandat. Carlos Vila Nova, le candidat de l’unique parti d'opposition à Sao Tomé-et-Principe, a remporté l’élection présidentielle de dimanche avec 57,54 % des suffrages exprimés, contre 42,46 % pour son adversaire, Guilherme Posser da Costa.
 
Ces résultats, qui restent provisoires jusqu’à leur validation par la Cour constitutionnelle, ont été livrés par la Commission électorale nationale 24 heures après le scrutin. "J'ai gagné ces élections de manière claire", a déclaré M. Vila Nova, en remerciant les électeurs qui lui ont fait confiance.
 
Il succèdera donc à Evaristo Carvalho, 79 ans, qui n'a pas cherché à obtenir un second mandat de cinq ans. Le second tour de dimanche met fin à élection compétitive dont le premier tour a eu lieu en juillet, avec 19 candidats au total. … Dans cet archipel, tout comme au Cap-Vert, le président joue un rôle essentiellement cérémoniel. La grande majorité des pouvoirs exécutifs est concentrée entre les mains du premier ministre issu de la majorité au Parlement. (VOA)
 

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