L’inquiétante dégradation de la situation sécuritaire dans le cercle de Niono. Dans la région de Ségou au le centre du pays, ce cercle - équivalent d’un département - avait été le théâtre en mars dernier d’un accord de cessez-le-feu inédit, conclu entre les jihadistes de la Katiba Macina, liés à Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique), et les chasseurs traditionnels dozos.
Mais depuis le début du mois de juillet, cet accord est rompu et depuis la fin du mois dernier, les attaques meurtrières redoublent d’intensité. Farabougou, Sokolo, Mariko, Songo, Dogofry… « On ne compte plus les attaques, on ne compte plus les morts, témoigne un élu local. C’est presque tous les jours. » Selon les sources locales interrogées - élus, notables, religieux -, la situation s’est particulièrement dégradée depuis la fin du mois de septembre, tous parlent de « plusieurs dizaines de morts » en quelques semaines, sans pouvoir être plus précis. (RFI)
Il n’existait jusqu’ici aucun outil permettant d’identifier et de localiser toutes les sources disponibles relatives à la période coloniale belge. Les chercheurs et la société civile réclamaient une boussole pour faciliter l’accès aux archives. C’est désormais chose faite. Les Archives générales du royaume et l’Africa Museum ont publié un guide en deux volumes.
Ce sont deux livres de plus de 1000 pages chacun, qui permettent comme un GPS de se repérer dans 20 kilomètres d’archives sur les colonies belges, dans plus de 80 institutions de conservation en Belgique. Deux ‘pavés’ qui ont pour titre : "Belgique, Congo, Rwanda, Burundi. Guide des sources de l’histoire de la colonisation". Volume 1 et 2, édités chez Brepols. Ils sont vendus à 65 euros, à la boutique des Archives générales du Royaume. Mais surtout, on peut consulter le contenu de chaque volume sur les sites web des Archives de l’état www.arch.be et de l’éditeur www.brepolsonline.net. (RTBF)
Les élections législatives dans trois régions d'Ethiopie se déroulent jeudi après plusieurs reports, dernière étape du scrutin avant que le Premier ministre Abiy Ahmed forme un nouveau gouvernement la semaine prochaine. Plus de sept millions d'électeurs doivent voter dans 47 circonscriptions parlementaires fédérales situées dans les régions de Somali, de Harari, et dans la région des Nations, Nationalités et Peuples du Sud (SNNP).
Les bureaux de vote étaient ouverts dans ces trois régions jeudi matin, a déclaré à l'AFP Solyana Shimeles, porte-parole de la commission électorale nationale. Le Parti de la Prospérité du Premier ministre est néanmoins d'ores et déjà assuré d'une majorité au parlement, après avoir remporté 410 des 436 sièges en jeu dans les circonscriptions où le vote s'est déroulé le 21 juin.
Les résultats du vote jeudi, qui ne devraient pas peser sur l'équilibre des pouvoirs au parlement, ne sont pas attendus avant le 10 octobre au plus tôt. Lors du scrutin, les électeurs pourront par ailleurs voter pour 108 sièges de conseils régionaux. Et dans le sud-ouest de l'Ethiopie, près de 900.000 électeurs sont appelés à se prononcer par referendum sur la création d'une onzième région. (Belga)
Plusieurs organisations, députés et partis appellent le chef de l’État à sortir de sa tour d’ivoire et à ouvrir des canaux de concertation afin que le coup de force constitutionnel du 25 juillet ne soit pas contre-productif. Kaïs Saïed a fait de son intransigeance affichée et de l’indépendance qu’elle est censée révéler une marque de fabrique pour gagner la confiance des électeurs.
Se tenant à distance des partis, des médias et longtemps de la diplomatie, le président tunisien a toujours avancé en solitaire. Jusqu’à surprendre aussi bien ses concitoyens – détracteurs comme sympathisants – que la communauté internationale avec son coup de force du 25 juillet dernier, qui a vu le limogeage du Premier ministre, le gel des travaux de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), la levée de l’immunité des députés, la dissolution de l’instance de lutte contre la corruption et la multiplication des mesures d’interdiction de quitter le territoire frappant le monde économique et politique. …
La peur d’un retour à une répression aveugle a conduit la classe politique et la société civile à lancer à Carthage une mise en garde. Plusieurs partis, dont Afek Tounes, Ettakatol et le Courant démocrate, ont déclaré que le décret 117 n’était pas conforme à la loi. Les risques de dérive autoritaire inquiètent au-delà des frontières, tant et si bien que le ministre tunisien des Affaires étrangères, Othman Jerandi s’est senti obligé, le 14 septembre, d’assurer devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU que la démocratie était un « choix irréversible ». Un élément de langage martelé depuis. (Jeune Afrique)
Les sessions thématiques virtuelles de la Semaine africaine du climat 2021 ont démarré lundi avec des appels à l'action lancés par les principales voix de la région. « L'ambition doit être le mot qui guide toutes nos actions. Nous sommes engagés dans une course contre la montre », a déclaré la Secrétaire exécutive d’ONU Climat (CNUCC), Patricia Espinosa, à cette occasion.
Selon la cheffe d’ONU Climat, cette rencontre, organisée par le gouvernement ougandais avec l’appui de l’ONU et plusieurs entités régionales, est l'occasion de favoriser la collaboration sur les défis urgents et de renforcer la résilience face aux risques climatiques croissants dans la région. « La Semaine africaine du climat crée un élan pour la réussite de la COP 26 », a estimé Mme Espinosa, en référence à la Conférence des Nations Unies sur le climat qui aura lieu en novembre à Glasgow, en Ecosse.
L'évènement, qui se déroule jusqu'au 29 septembre, rassemble plus de 4.500 participants, notamment des représentants de gouvernements, des chefs d'entreprise et des reprsentants de la société civile, pour engager un dialogue axé sur les solutions et mettre en valeur l'action climatique. Il vise également à fournir des informations sur les campagnes de l'ONU 'Objectif Zéro' et 'Course vers la résilience', tout en veillant à ce que les voix régionales soient entendues dans le processus multilatéral sur le climat. (ONU Info)
Un groupe jihadiste peu connu a revendiqué mercredi l'assassinat de "six" membres des forces armées lors d'une perquisition à Khartoum, acte initialement attribué par le renseignement à une cellule de l'organisation Etat islamique (EI). "Des combattants du Mouvement ont réussi à tuer avec succès six infidèles des forces armées parmi lesquels trois officiers et deux soldats", a déclaré le Mouvement pour le prêche et le combat, dans un communiqué publié sur Facebook, sans préciser le rang de la sixième personne tuée.
Mardi, le renseignement soudanais a annoncé la mort de deux officiers et trois sous-officiers --soit seulement cinq victimes-- lors d'échanges de tirs avec des "terroristes" pendant une perquisition des services de contre-terrorisme dans une maison du quartier de Jabra, à Khartoum, d'après un communiqué du renseignement soudanais. Onze "terroristes de différents pays étrangers ont été arrêtés" et quatre autres, également étrangers, se sont enfuis, d'après ce communiqué.
Le meurtre des cinq "héros" a été dans un premier temps attribué à une "cellule liée à l'EI" par le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok. Le Mouvement pour le prêche et le combat, jusque là peu connu, a également revendiqué mercredi la tentative d'assassinat de M. Hamdok en mars 2020, pour laquelle les autorités n'ont pas encore identifié de coupable. (AFP/VOA)
En 2018, le think-tank International Crisis Group (ICG) estimait à 80% le taux de chômage des jeunes du Nord nigérien dans le secteur formel, mais l'importance du secteur informel et la forte ruralité font qu'il est difficile d'établir des statistiques fiables. … Ces deux-là devisent sur les violences jihadistes qui se multiplient depuis une dizaine d'années dans la région. "Alhamdoulilah ("Dieu merci", ndlr), chez nous tout va bien", dit Veli. Mais l'important taux de chômage des jeunes inquiète les autorités locales, confient plusieurs d'entre elles à l'AFP. Veli le reconnait: "La vérité, c'est que si on est assis à ne rien faire et qu'il faut nourrir la famille, beaucoup pourraient dire oui à un ami qui vient proposer de faire des mauvaises choses, si ça permet de s'en sortir."
Pendant le festival du pastoralisme de la "Cure salée", en septembre, les autorités ont multiplié les rencontres. Aux chefs coutumiers locaux, le président nigérien Mohamed Bazoum a expliqué que la stratégie des jihadistes de l'Etat islamique, installés sur la frontière malienne, "consiste à cibler (ces) jeunes, à les récupérer et à les utiliser comme chair à canon". Dans ces zones rurales, les "fils de pasteurs" sont les "premières victimes" de cet embrigadement, a confirmé le général Mahamadou Abou Tarka, président de la Haute autorité à la consolidation de la paix (HACP). Alors, l'Etat essaie de sensibiliser les communautés nomades et leur jeunesse à "ne pas prêter le flanc" à ces propositions alternatives. L'armée a notamment recruté en leur sein. (AFP)
Plus de 200 membres du groupe jihadiste Boko Haram ont quitté le Nord-Est du Nigeria pour rejoindre, à des centaines de kilomètres plus à l'ouest, un groupe criminel qu'ils forment déjà au maniement des armes, ont affirmé vendredi deux sources militaires. "Plus de 250 combattants jihadistes sont arrivés dans les forêts de Rijana Chikun", a déclaré à l'AFP l'une de ces sources. Ces forêts se trouvent dans l'Etat de Kaduna, dans le Nord-Ouest du Nigeria, où plusieurs groupes criminels mènent des pillages, attaques et enlèvements.
Cette année, plusieurs de ces gangs ont pris pour cible des écoles et des universités, enlevant plus de 1.400 élèves, selon l'Unicef. Ils agissent a priori sans motivation idéologique, même si des liens avec les groupes jihadistes du nord-est sont attestés depuis plusieurs années. Selon ces sources, des commandants de Boko Haram déjà dépêchés sur place "les ont formés aux maniements des armes", notamment "de canons antiaériens", "armes automatiques" et "à la fabrication d'engins explosifs". (AFP)
Huit personnes ont été tuées, samedi 25 septembre, à Mogadiscio, la capitale somalienne, par l’attaque à la voiture piégée d’un checkpoint proche du palais présidentiel, a appris l’Agence France-Presse (AFP) d’un responsable de la police. Cet attentat a été revendiqué par les Chabab, groupe djihadiste.
La puissante explosion s’est produite en fin de matinée, un peu avant 11 heures, au carrefour de Ceelgaab, où se trouve un checkpoint situé à environ un kilomètre de Villa Somalia, le palais présidentiel. « Il est confirmé que huit personnes, pour la plupart des civils, sont mortes et sept autres blessées dans l’explosion d’une voiture piégée », a déclaré à la presse Mucawiye Ahmed Mudey, le commissaire du district de Hamar Jajab où l’attaque s’est produite.
Des témoins ont déclaré à l’AFP que plusieurs voitures attendaient d’être contrôlées lorsque l’explosion s’est produite, et que des victimes se sont retrouvées prises au piège de leur véhicule en feu. « Cette voiture a été arrêtée par les gardes de sécurité et [l’explosion] s’est déclenchée alors qu’il y avait plusieurs autres voitures [arrêtées] et des personnes qui passaient dans la rue voisine », a-t-il raconté. Parmi les personnes tuées figure Hibaaq Abukar Hassan, conseillère du premier ministre pour les femmes et les droits de l’homme, a fait savoir une source officielle. (Le Monde avec AFP)
Les exportations de pétrole en provenance du Soudan du Sud, bloquées depuis samedi, vont pouvoir reprendre. Un accord a été trouvé, ce dimanche 26 septembre 2021 au soir, à l’issue d’une rencontre entre les manifestants et une délégation d’officiels venus de Khartoum. Le port de la ville va être rouvert, ainsi que la route qui relie Port Soudan à la capitale, la principale route du pays.
Le blocage de Port Soudan dure depuis dix jours, mais ce week-end la tension était montée d’un cran. Après le port et l’aéroport, les manifestants s’en sont pris aux installations pétrolières de la ville. Ils ont ainsi fermé deux oléoducs dont celui de Bashayer, l’unique oléoduc utilisé par le Soudan du Sud pour acheminer son pétrole vers le Soudan et à partir de là vers les marchés mondiaux. Un oléoduc stratégique pour la relation entre les deux pays, mais aussi pour Khartoum. (RFI)
Le Premier ministre Alexander De Croo et la ministre des Affaires étrangères de Belgique Sophie Wilmès ont eu une "conversation constructive" avec le président congolais Félix Tshisekedi et son ministre des Affaires étrangères Christophe Lutundula, jeudi après-midi à New York en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.
Le quatuor a tenu un déjeuner de travail, qui a été dominé par la "nouvelle dynamique" dans les relations entre les deux pays. Après des années agitées sous l'ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila et les deux premières années difficiles de Félix Tshisekedi, la situation politique dans le pays semble s'être quelque peu calmée.
Ces derniers mois, des mesures ont donc été prises en vue d'une normalisation accrue des relations entre la RDC et la Belgique. Il y a eu notamment l'annonce récente de la restitution des œuvres d'art pillées: la Belgique a été le premier pays à développer une approche systématique à cet égard. (Belga)
Mais qui, exactement, restera sur le terrain d’ici à 2022 ? Quelle est la puissance des armées malienne, burkinabè et nigérienne ? Sur combien de divisions peut compter le G5 Sahel ? Dans la zone dite des « trois frontières », et plus largement dans le Liptako, les Forces armées maliennes (FAMa) et la Task force européenne Takuba devaient prendre la main sur les opérations dans le courant du premier semestre 2021.
Ce transfert est-il effectif ? Quid du soutien américain en matière de ravitaillement, de transport, de formation et de renseignements dont les contours restent flous ? Qui, enfin, pourrait suppléer la force aérienne de Barkhane si celle-ci était amenée à réduire la voilure ? Armées nationales, présence militaire française, mission des Nations Unies et du G5 Sahel… Cartographie des forces en présence, de leurs moyens et de leurs objectifs. (Jeune Afrique)
Paul Rusesabagina a été condamné lundi à 25 ans de prison pour "terrorisme", au terme d'un procès qualifié de "politique" par ses soutiens. Un jugement que l'ancien directeur de l'Hôtel des Mille Collines ne connaît vraisemblablement pas encore, ont indiqué mardi ses avocats et sa famille lors d'une conférence de presse. Ceux-ci plaident pour un retour de Paul Rusesabagina en Belgique.
L'homme, connu pour avoir permis le sauvetage de plus d'un millier de personnes durant le génocide de 1994, ne dispose que de cinq minutes de conversation téléphonique par semaine, le vendredi. Sa famille n'était donc pas encore en mesure de savoir s'il a été mis au courant de sa condamnation, a expliqué une des filles de l'accusé, Carine Kanimba.
"Notre mari et père, Paul Rusesabagina, a été enlevé, torturé et maintenu à l'isolement. Il a été forcé de subir un procès inéquitable l'année dernière. Nous savions depuis le jour de son enlèvement que le jugement serait coupable pour plusieurs chefs d'accusation ou l'intégralité de ceux-ci", a déploré Roger Rusesabagina, fils de l'ancien hôtelier dont l'histoire a inspiré le film "Hotel Rwanda". (Belga)
Le Burkinabè Iron Biby, auréolé du titre d'homme le plus fort du monde après avoir soulevé une charge de 229 kg samedi, a reçu un accueil triomphal à son retour au pays dans la nuit de lundi à mardi. "Tu es la fierté de toute la nation", "Bravo champion", clamaient plusieurs banderoles à l'aéroport, où une joyeuse fanfare a accueilli ce colosse de 1,90 m et 180 kg.
Samedi, en Écosse, il a battu le record mondial du "Log Lift" qui consiste à lever des troncs de bois, en soulevant 229 kg, un kilo de plus que ce qu'avait réussi le Lituanien Žydrūnas Savickas, il y a 16 ans. "C'est très grand pour moi, parce que depuis 2018, je cherche à battre ce record du monde. Beaucoup d'athlètes qui ont commencé leur carrière de 'strongman' l'ont terminée sans briser ce record", a déclaré Iron Biby, grand sourire aux lèvres, aux côtés du ministre des Sports, Dominique Nana. (AFP)
Depuis le début de l'été, le conflit au Tigré, dans le nord de l'Éthiopie, s'étend aux régions voisines, en Afar et surtout en Amhara. L'armée fédérale éthiopienne, soutenue par l'armée régionale Amhara et par des milices y affronte les forces du TPLF, le Front de libération du peuple du Tigré.
Depuis le début des combats en novembre dernier, les parties engagées dans ce conflit sont accusées de violations graves des droits de l'Homme. Et le nouveau front de la guerre ne fait pas exception : nos journalistes ont pu se rendre en région Amhara, où les populations civiles paient toujours le prix de ce conflit. (France24)
Un nouveau chef du gouvernement va être nommé en Tunisie, où seront maintenues les mesures d’exception décrétées le 25 juillet, a annoncé, lundi, le président tunisien, Kaïs Saïed, lors d’un discours depuis Sidi Bouzid, berceau de la révolte tunisienne de 2011. Le président tunisien, Kaïs Saïed, a fait un pas vers les manifestants qui réclament un retour à "la légitimité" du pouvoir et les demandes de la communauté internationale.
Lors d’un discours retransmis par la télévision nationale depuis Sidi Bouzid, berceau de la révolte tunisienne de 2011, le chef de l'État a annoncé, lundi 20 septembre, qu’il nommerait un nouveau chef du gouvernement "sur la base de provisions de transition répondant à la volonté du peuple", tout en gardant en place les mesures d’exception qu’il avait décrétées le 25 juillet pour s’arroger les pleins pouvoirs. …
Ces annonces laissent envisager le début de préparatifs pour la tenue de nouvelles élections législatives afin de remplacer le Parlement. Il y a huit semaines, le 25 juillet, Kaïs Saïed a limogé le Premier ministre, suspendu les activités du Parlement et s’est arrogé aussi le pouvoir judiciaire, pour un mois renouvelable avant de prolonger ces mesures le 24 août, "jusqu’à nouvel ordre". (France24 avec AFP et Reuters)
Le petit Moussa, 10 ans, se souviendra longtemps de ce samedi 18 septembre, à Ingall. Malgré son mètre de haut, il a survolé le désert le temps de la principale course de dromadaires du Niger, l’une des plus grandes au Sahara. Alors que des bêtes de course sont arrivées de tout le pays et du proche voisin algérien, c’est lui, le fils de la brousse de Tchin Tabaraden qui écoule d’habitude les longues journées chaudes à mener dans le désert le bétail de son père, qui s’est hissé à la première place.
Lui, Moussa, qui ne va pas à l’école mais qui monte l’animal au rugissement de dinosaure depuis ses 3 ans. Il ne fait les courses que depuis qu’il a 7 ans : « Avant, j’avais peur de monter seul sur les chameaux [dromadaires]. » Lui, enfin, qui se prend désormais à rêver d’un avenir doré, dans lequel il aura « plein de chameaux » et, surtout, « gagnera d’autres courses ! » Celle d’Ingall, dans le nord du Niger, est l’événement du festival de la Cure salée, grande fête d’un pastoralisme saharien pris au piège du conflit djihadiste dans la région. Mais ici, nulle référence à cela, il est temps de s’amuser ! « Il y a le football en Europe, ici on a les courses de dromadaires », résume Khamid Ekwel, propriétaire réputé de dromadaires de course. (Le Monde avec AFP)
La ministre française des Armées, Florence Parly, est arrivée, lundi 20 septembre, au Mali, où le gouvernement de transition dominé par les militaires envisage de s'adjoindre les services de la société paramilitaire russe Wagner. Des pourparlers en cours entre le Mali et la sulfureuse entreprise russe a engendré des tensions avec Paris, qui réduit sa présence militaire dans le pays. "Mon objectif est de parvenir à clarifier la position des autorités maliennes et de réitérer des messages", a expliqué Florence Parly avant de rencontrer son homologue malien, le colonel Sadio Camara. "On ne va pas pouvoir cohabiter avec des mercenaires", a-t-elle prévenu. …
La société privée russe, soupçonnée d'appartenir à un homme d'affaires proche du Kremlin, Evguéni Prigojine, a déjà conclu, en 2018, un contrat avec la République centrafricaine, où elle est accusée d'exactions et de pillage des ressources minières et douanières. … Florence Parly, qui avait débuté sa tournée sahélienne par une halte au Niger, dimanche, a tenu à rassurer sur la poursuite des efforts français au Mali et plus largement au Sahel malgré la réduction en cours des effectifs.
"La France ne s'en va pas", elle "maintiendra son engagement pour accompagner les forces armées sahéliennes", a-t-elle souligné. "La situation reste précaire, nous savons que c'est un long combat". Outre le dossier Wagner, les autorités françaises s'inquiètent du peu d'empressement des colonels, qui ont renversé le 18 août 2020 le président Ibrahim Boubacar Keïta, à organiser des élections pour rendre le pouvoir aux civils en février 2022.
Le président américain Joe Biden a signé vendredi un décret qui permettra à son administration de prendre des sanctions contre les protagonistes du sanglant conflit dans la région éthiopienne du Tigré, s'ils ne s'engagent pas vers une solution négociée. Ce conflit "est une tragédie", a estimé Joe Biden dans un communiqué, se disant "horrifié par les informations sur des meurtres de masse, de viols et d'autres violences sexuelles destinées à terroriser les populations civiles." …
Faute d'avancées "concrètes", les Etats-Unis sont "prêts" à sanctionner des individus ou des entités "dans les semaines" à venir, a dit le haut responsable, sans donner toutefois les noms des personnes physiques ou morales qui pourraient être visées. Ces avancées "concrètes" permettant d'éviter des sanctions pourraient être d'accepter une médiation de l'Union africaine ou de permettre des convois humanitaires quotidiens, a-t-il précisé. "Une autre voie (que celles des sanctions) est possible", a-t-il indiqué.
Les Etats-Unis avaient déjà annoncé fin août des sanctions contre un haut responsable militaire érythréen pour des exactions. Le nord de l’Ethiopie est ravagé par de violents combats depuis que le Premier ministre Abiy Ahmed a envoyé l'armée au Tigré, pour destituer les autorités régionales issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Le régime érythréen a soutenu militairement Addis Abeba en envoyant des troupes dans cette région qui borde sa frontière sud. Ce conflit a fait des milliers de morts et placé des centaines de milliers d'habitants dans des conditions proches de la famine, selon l'ONU.
La junte en Guinée affirmait son autorité samedi, presque deux semaines après le putsch, repoussant pour le moment les demandes de libération de l'ex-président Alpha Condé et les exigences d'élections dans les six mois, au nom de la "volonté du peuple". Depuis vendredi soir, la junte formée lors du putsch du 5 septembre, le "Comité national du rassemblement et du développement" (CNRD), désigne son chef, le colonel Mamady Doumbouya, comme "président de la République et chef de l'Etat".
Le CNRD a détaillé samedi lors de sa toute première conférence de presse la réponse du colonel Doumbouya aux exigences de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays) qu'étaient venus lui exposer la veille les présidents ghanéen Nana Akufo-Addo et ivoirien Alassane Ouattara. …
De leur côté, des organisations de défense des droits humains se disant "préoccupées pour le respect des principes démocratiques et de l'Etat de droit" ont appelé le CNRD à "communiquer dans les meilleurs délais une feuille de route de la transition qui tient compte de toutes les propositions issues des concertations". Dans un communiqué elles "exhortent la junte à inscrire la lutte contre l'impunité des crimes de sang et économiques parmi les priorités du prochain gouvernement de la transition".
Le colonel Doumbouya n'a encore donné aucune indication sur le possible contenu de la transition, sa durée, quel rôle les militaires y joueraient, ni comment seraient organisées des élections. Mais il a affiché sa volonté d'une "refondation" de l'Etat, entreprise difficilement conciliable avec un délai de six mois.