Momo ALADJI | 26/10/2026 | 269 vues
Soudan - Un bras de fer sans fin entre l'armée et les manifestants 09/03/2022
Des centaines de manifestants étaient dans les rues de la capitale soudanaise, Khartoum, lundi appelant les militaires à rendre le pouvoir aux civils. Depuis bientôt cinq mois que la population occupe régulièrement la rue affrontant des forces de sécurité qui utilisent des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Les manifestants, espèrent faire plier les autorités, mais celles-ci refusent de lâcher du lest.
Les généraux insistent sur le fait qu'ils ne céderont le pouvoir qu'à un gouvernement élu. Des élections auront lieu l'année prochaine. En attendant la rue continue de protester au Soudan. Quelques années après le renversement d'Omar El Béchir, le Soudan cherche encore la voie de la sortie de crise. (AfricaNews)
Les généraux insistent sur le fait qu'ils ne céderont le pouvoir qu'à un gouvernement élu. Des élections auront lieu l'année prochaine. En attendant la rue continue de protester au Soudan. Quelques années après le renversement d'Omar El Béchir, le Soudan cherche encore la voie de la sortie de crise. (AfricaNews)
Mali : Deux Casques bleus égyptiens et deux soldats maliens tués 09/03/2022
Les militaires de la Minusma sont une nouvelle fois en deuil. Deux Casques bleus égyptiens de la Mission des Nations unies au Mali et deux soldats maliens ont été tués lundi matin, dans deux événements distincts, ont annoncé l’ONU et l’armée malienne. « Ce matin, un convoi logistique de la (Minusma) a heurté un engin explosif improvisé au nord de Mopti (centre).
Selon un premier bilan, l’explosion a causé la mort de deux Casques bleus, quatre autres ont été blessés », a écrit dans un tweet le porte-parole de la Minusma Olivier Salgado. Le chef de la Minusma El-Ghassim Wane a pour sa part « condamné vigoureusement cette attaque », appelant les « autorités maliennes à ne ménager aucun effort pour (en) identifier les auteurs ». 20 Minutes
Selon un premier bilan, l’explosion a causé la mort de deux Casques bleus, quatre autres ont été blessés », a écrit dans un tweet le porte-parole de la Minusma Olivier Salgado. Le chef de la Minusma El-Ghassim Wane a pour sa part « condamné vigoureusement cette attaque », appelant les « autorités maliennes à ne ménager aucun effort pour (en) identifier les auteurs ». 20 Minutes
Somalie: l'Amisom se réforme et devient Atmis 09/03/2022
Après des mois de blocages, le gouvernement somalien et l’Union africaine sont finalement tombés d’accord sur une réforme de l’actuelle Amisom, la Mission de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie. Elle doit changer de nom pour devenir Atmis, avec un mandat plus politique, et sera chargée de préparer le départ à terme des forces de l’Union africaine de Somalie.
Ce nouveau mandat doit encore être approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies. … Atmis conservera tout de même une forte composante militaire avec des pays contributeurs de troupes qui devraient rester inchangés.
Ce nouveau mandat doit encore être approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies. … Atmis conservera tout de même une forte composante militaire avec des pays contributeurs de troupes qui devraient rester inchangés.
La RDC célèbre le 8 mars sous le signe de l'autonomisation des femmes et filles 09/03/2022
La Journée internationale des des droits des femmes est célébrée le 8 mars de chaque année. Elle met en avant la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes. Dans les écoles et dans bien d’autres lieux publics, différentes manifestations sont programmées à travers la RDC pour marquer cette journée. Si sur le plan international, cette journée est placée cette année sous le thème : « L'égalité des sexes aujourd'hui pour un avenir durable ».
En RDC, le thème retenu est : « l'autonomisation des femmes et filles dans le contexte de lutte contre le changement climatique et la réduction des risques des catastrophes ». Officialisée en 1977 par l’Organisation des Nations unies, cette journée couvre plusieurs évènements à travers le monde avec comme objectif de mettre un accent sur la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes. (Radio Okapi)
En RDC, le thème retenu est : « l'autonomisation des femmes et filles dans le contexte de lutte contre le changement climatique et la réduction des risques des catastrophes ». Officialisée en 1977 par l’Organisation des Nations unies, cette journée couvre plusieurs évènements à travers le monde avec comme objectif de mettre un accent sur la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes. (Radio Okapi)
Niger : cinq soldats tués dans l’explosion d’une mine, selon le gouvernement 08/03/2022
Cinq soldats nigériens ont été tués dans l’explosion d’une mine artisanale dans le département de Torodi (sud-ouest), où les attaques jihadistes aux engins explosifs improvisés (EEI) deviennent de plus en plus fréquentes, a annoncé dimanche le ministère nigérien de la Défense dans un communiqué.
Le drame s’est produit vendredi lorsqu’un véhicule d’une patrouille de l’armée nigérienne a roulé "sur un engin explosif improvisé (EEI)" et "cet accident a malheureusement occasionné la mort sur le champ d’honneur de cinq militaires et fait trois blessés", précise le communiqué lu à la télévision publique.
Les soldats visés font partie de la force anti-jihadiste nigérienne "Niya" (volonté en langue locale) forte de 2160 hommes montée en février dernier dans le sud-ouest, proche du Burkina Faso. (RTBF)
Le drame s’est produit vendredi lorsqu’un véhicule d’une patrouille de l’armée nigérienne a roulé "sur un engin explosif improvisé (EEI)" et "cet accident a malheureusement occasionné la mort sur le champ d’honneur de cinq militaires et fait trois blessés", précise le communiqué lu à la télévision publique.
Les soldats visés font partie de la force anti-jihadiste nigérienne "Niya" (volonté en langue locale) forte de 2160 hommes montée en février dernier dans le sud-ouest, proche du Burkina Faso. (RTBF)
Burkina Faso : le gouvernement de la transition dévoilé 08/03/2022
Le Burkina Faso a une nouvelle équipe gouvernementale. La première de l’ère post-Roch Marc Christian Kaboré, ex-président renversé fin janvier. Le nouvel exécutif nommé samedi par le président de la transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo, compte 25 membres. Avec notamment au poste de ministre de la Défense, le général Barthélémy Simporé, qui occupait déjà ce fauteuil sous Roch Marc Christian Kaboré.
Des acteurs de la société civile figurent aussi dans la nouvelle équipe qui comprend 6 femmes dont Olivia Rouamba qui hérite des Affaires étrangères. Jeudi, déjà, Albert Ouédraogo, un universitaire de 53 ans, avait été nommé Premier ministre. Parmi les défis du gouvernement figure, la lutte contre le djihadisme et la refondation de l’Etat.
Alors que le pays a adopté une période de transition de 36 mois, la communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest ne s'est pas encore prononcée sur la durée de cette durée. La Cédéao a jugé "inacceptable" celle de cinq ans fixée par le Mali, et ne cesse de réclamer un calendrier à la Guinée qui refuse de se voir imposer un quelconque délai. (AfricaNews)
Des acteurs de la société civile figurent aussi dans la nouvelle équipe qui comprend 6 femmes dont Olivia Rouamba qui hérite des Affaires étrangères. Jeudi, déjà, Albert Ouédraogo, un universitaire de 53 ans, avait été nommé Premier ministre. Parmi les défis du gouvernement figure, la lutte contre le djihadisme et la refondation de l’Etat.
Alors que le pays a adopté une période de transition de 36 mois, la communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest ne s'est pas encore prononcée sur la durée de cette durée. La Cédéao a jugé "inacceptable" celle de cinq ans fixée par le Mali, et ne cesse de réclamer un calendrier à la Guinée qui refuse de se voir imposer un quelconque délai. (AfricaNews)
La France annonce avoir tué Yahia Djouadi, haut cadre d’Al-Qaïda au Mali 08/03/2022
Le ministère français des Armées a annoncé, lundi, la mort de Yahia Djouadi, un haut cadre historique d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, dans le nord du Mali, neutralisé lors d’une opération au sol des forces françaises de Barkhane.
Dans la nuit du 25 au 26 février 2022, les soldats de Barkhane ont conduit une opération à environ 100 km au nord de Tombouctou, au Mali, durant laquelle le jihadiste a été neutralisé. … Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions entre la France et les autorités maliennes, qui ont conduit à l'annonce du départ des troupes françaises du pays, le 17 février. (France24)
Dans la nuit du 25 au 26 février 2022, les soldats de Barkhane ont conduit une opération à environ 100 km au nord de Tombouctou, au Mali, durant laquelle le jihadiste a été neutralisé. … Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions entre la France et les autorités maliennes, qui ont conduit à l'annonce du départ des troupes françaises du pays, le 17 février. (France24)
L'opposant tanzanien Freeman Mbowe a été libéré 04/03/2022
La Tanzanie a libéré le chef du principal parti d'opposition, Freeman Mbowe, après que les procureurs ont abandonné les accusations de terrorisme portées contre lui l'année dernière, a déclaré son parti vendredi. M. Mbowe, qui est le président du parti Chadema, a été arrêté en juillet dernier dans la ville de Mwanza, alors qu'il devait assister à une conférence sur les propositions relatives à une nouvelle constitution. Il a été inculpé devant le tribunal le 26 juillet, malgré les protestations de son parti qui estimait que les accusations portées contre lui étaient politiquement motivées.
"Le directeur des poursuites a abandonné les charges de crimes économiques et de terrorisme", a déclaré le parti Chadema sur son compte Twitter. Trois co-accusés ont également été libérés, a indiqué le parti. Les partisans de Freeman Mbowe, qui s'étaient massés devant le tribunal pour suivre le procès, ont applaudi après l'annonce de la décision d'abandonner les poursuites, tandis que ses avocats se sont réjouis.
La détention de l'opposant avait soulevé des questions quant à l'engagement de la présidente Samia Suluhu Hassan en faveur d'une plus grande tolérance à l'égard de la dissidence politique. Mme Hassan, qui a pris le pouvoir après le décès de son prédécesseur John Magufuli en mars de l'année dernière, a levé l'interdiction de quatre journaux et a rencontré le principal dirigeant de l'opposition en exil à Bruxelles le mois dernier, suscitant ainsi l'espoir d'une plus grande tolérance à l'égard de la dissidence politique. (Reuters/VOA)
"Le directeur des poursuites a abandonné les charges de crimes économiques et de terrorisme", a déclaré le parti Chadema sur son compte Twitter. Trois co-accusés ont également été libérés, a indiqué le parti. Les partisans de Freeman Mbowe, qui s'étaient massés devant le tribunal pour suivre le procès, ont applaudi après l'annonce de la décision d'abandonner les poursuites, tandis que ses avocats se sont réjouis.
La détention de l'opposant avait soulevé des questions quant à l'engagement de la présidente Samia Suluhu Hassan en faveur d'une plus grande tolérance à l'égard de la dissidence politique. Mme Hassan, qui a pris le pouvoir après le décès de son prédécesseur John Magufuli en mars de l'année dernière, a levé l'interdiction de quatre journaux et a rencontré le principal dirigeant de l'opposition en exil à Bruxelles le mois dernier, suscitant ainsi l'espoir d'une plus grande tolérance à l'égard de la dissidence politique. (Reuters/VOA)
Maroc: arrestation d'un membre présumé de l'EI qui préparait des attentats 04/03/2022
La police antiterroriste marocaine a annoncé avoir arrêté mercredi un "extrémiste" affilié à l'organisation jihadiste Etat islamique (EI) soupçonné de préparer des attentats visant des étrangers et des responsables sécuritaires au Maroc. L'homme, âgé de 27 ans, a été placé en garde à vue après son interpellation tôt mercredi près de Tata (sud-est du pays) pour "son implication présumée dans la préparation de l'exécution de plans terroristes aux ramifications transfrontalières", a indiqué le Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ) dans un communiqué.
Le suspect avait "collecté plusieurs contenus numériques de sites extrémistes en vue de s'informer (...) sur la conception d'engins explosifs afin de les utiliser dans des opérations terroristes à l'aide d'une voiture piégée", a précisé le BCIJ. Parmi ses cibles, des ressortissants étrangers au Maroc, certains hauts responsables de la sécurité et du gouvernement et des bâtiments officiels sensibles, selon la même source. (AFP)
Le suspect avait "collecté plusieurs contenus numériques de sites extrémistes en vue de s'informer (...) sur la conception d'engins explosifs afin de les utiliser dans des opérations terroristes à l'aide d'une voiture piégée", a précisé le BCIJ. Parmi ses cibles, des ressortissants étrangers au Maroc, certains hauts responsables de la sécurité et du gouvernement et des bâtiments officiels sensibles, selon la même source. (AFP)
Des réfugiés camerounais racontent cinq ans d'une guerre oubliée 04/03/2022
Depuis cinq ans, l'armée camerounaise combat des groupes séparatistes qui veulent créer un État indépendant pour les anglophones du pays qui s'estiment marginalisés dans ce pays majoritairement francophone. … Mis bout à bout, les effroyables récits de dizaines de ces réfugiés, interrogés fin janvier par l'AFP, dessinent les contours d'un conflit meurtrier qui s'enlise depuis cinq ans dans l'indifférence.
Qu'ils soient partis en 2017, ou il y a quelques mois seulement, tous racontent quasiment la même histoire. D'abord, les arrestations. Les voisins ou les proches, partisans de la sécession, embarqués dans des fourgons, et qu'on n'a plus revus. "Dans mon village, personne n'a jamais jeté de pierre aux militaires, mais tellement de jeunes ont été arrêtés", témoigne Gerard Tiko'Or Akenji, depuis la ferme qu'il a fondée dans l'un des camps établis par le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), à Ogoja, dans l'est du Nigeria. Arrêté quatre fois entre 2017 et 2019, "j'ai été torturé", affirme ce Camerounais de 45 ans, qui a fui "au Nigeria en mars 2019 par peur de mourir". (AFP)
Qu'ils soient partis en 2017, ou il y a quelques mois seulement, tous racontent quasiment la même histoire. D'abord, les arrestations. Les voisins ou les proches, partisans de la sécession, embarqués dans des fourgons, et qu'on n'a plus revus. "Dans mon village, personne n'a jamais jeté de pierre aux militaires, mais tellement de jeunes ont été arrêtés", témoigne Gerard Tiko'Or Akenji, depuis la ferme qu'il a fondée dans l'un des camps établis par le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), à Ogoja, dans l'est du Nigeria. Arrêté quatre fois entre 2017 et 2019, "j'ai été torturé", affirme ce Camerounais de 45 ans, qui a fui "au Nigeria en mars 2019 par peur de mourir". (AFP)
Espagne: entrée massive de migrants dans l'enclave de Melilla 03/03/2022
Près de 500 migrants sont parvenus ce mercredi à pénétrer dans l'enclave espagnole de Melilla, située sur la côte nord du Maroc, lors de la tentative de passage la plus massive jamais enregistrée dans cette enclave, selon les autorités locales.
« Vers 9h30 (8h30 GMT), un groupe de quelque 2 500 personnes originaires d'Afrique subsaharienne a tenté un franchissement massif de la clôture frontalière de Melilla », a indiqué dans un communiqué la préfecture de Melilla, avant d'ajouter que 491 migrants étaient parvenus à entrer dans l'enclave. « Il s'agit de la tentative d'entrée la plus importante (jamais) enregistrée » à Melilla, a assuré la préfecture.
« La grande violence employée par les migrants » -- équipés « de crochets » pour escalader la clôture grillagée et de « bâtons » et qui « jetaient des pierres » -- leur a permis de « déborder les forces de sécurité marocaines qui tentaient de les empêcher d'atteindre la clôture », a-t-elle expliqué. De son côté, l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) a fait état d'une trentaine de migrants blessés, dont trois ou quatre grièvement, qui ont été admis à l'hôpital Hassani à Nador, ville marocaine frontalière de Melilla. (RFI)
« Vers 9h30 (8h30 GMT), un groupe de quelque 2 500 personnes originaires d'Afrique subsaharienne a tenté un franchissement massif de la clôture frontalière de Melilla », a indiqué dans un communiqué la préfecture de Melilla, avant d'ajouter que 491 migrants étaient parvenus à entrer dans l'enclave. « Il s'agit de la tentative d'entrée la plus importante (jamais) enregistrée » à Melilla, a assuré la préfecture.
« La grande violence employée par les migrants » -- équipés « de crochets » pour escalader la clôture grillagée et de « bâtons » et qui « jetaient des pierres » -- leur a permis de « déborder les forces de sécurité marocaines qui tentaient de les empêcher d'atteindre la clôture », a-t-elle expliqué. De son côté, l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) a fait état d'une trentaine de migrants blessés, dont trois ou quatre grièvement, qui ont été admis à l'hôpital Hassani à Nador, ville marocaine frontalière de Melilla. (RFI)
Guerre Ukraine - Russie : des Africains piégés au milieu de l'offensive russe en Ukraine 03/03/2022
Un étudiant camerounais a décrit comment lui et ses amis ont été contraints de se cacher dans un sous-sol de la ville de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, pour échapper aux raids aériens. Christophe a déclaré que "toutes les cinq minutes, nous entendons des bombardements". "Parfois on entend des avions qui passent dans le ciel, surtout des bombardements parce qu'on le sent au sol. C'est principalement ce que nous entendons, ils ne sont vraiment pas très loin de nous, ils sont autour de la ville", a-t-il déclaré à la BBC.
Des coups de feu ont également été entendus. "Nous ne savons pas quoi faire. Nous sommes désespérés", a déclaré Christophe. "Nous sommes soit dans le sous-sol, soit dans notre maison. Genre une heure au sous-sol, cinq minutes à la maison". Il a précisé qu'une quinzaine d'entre eux étaient bloqués à Kherson - des compatriotes camerounais, nigérians, sénégalais et ghanéens. Il a dit qu'ils n'ont pas d'électricité et qu'ils dépendent des réserves d'eau. "On dit que la ville a été encerclée par l'armée russe. Il n'y a donc pas d'issue. Nous nous trouvons dans cette situation où nous ne pouvons rien faire", a-t-il ajouté. (BBC)
Des coups de feu ont également été entendus. "Nous ne savons pas quoi faire. Nous sommes désespérés", a déclaré Christophe. "Nous sommes soit dans le sous-sol, soit dans notre maison. Genre une heure au sous-sol, cinq minutes à la maison". Il a précisé qu'une quinzaine d'entre eux étaient bloqués à Kherson - des compatriotes camerounais, nigérians, sénégalais et ghanéens. Il a dit qu'ils n'ont pas d'électricité et qu'ils dépendent des réserves d'eau. "On dit que la ville a été encerclée par l'armée russe. Il n'y a donc pas d'issue. Nous nous trouvons dans cette situation où nous ne pouvons rien faire", a-t-il ajouté. (BBC)
Le “mouvement Dudula”, cette fièvre xénophobe qui a saisi l’Afrique du Sud 03/03/2022
Avec une histoire intimement liée à l’apartheid, la majorité des Sud-Africains réprouve les violences xénophobes. Mais ils sont désormais de plus en plus nombreux à en commettre. Le Daily Maverick a enquêté sur le mouvement antiétranger “Operation Dudula”, désormais adoubé par des hommes politiques sud-africains.
En juillet 2021, à Soweto, en banlieue de Johannesburg, Nhlanhla Lux et un groupe d’habitants en armes et treillis militaire ont campé pendant plusieurs jours devant le grand centre commercial Maponya Mall. Ils ont essuyé les tirs de pilleurs et contre-attaqué jusqu’à ce que l’armée et la police arrivent enfin en renfort. Depuis, Lux est un héros. Quelques semaines avant d’avoir ainsi défendu Maponya Mall, le mouvement de Lux, “Operation Dudula”, est descendu dans la rue pour chasser les “clandestins” hors du pays. (Courrier International)
En juillet 2021, à Soweto, en banlieue de Johannesburg, Nhlanhla Lux et un groupe d’habitants en armes et treillis militaire ont campé pendant plusieurs jours devant le grand centre commercial Maponya Mall. Ils ont essuyé les tirs de pilleurs et contre-attaqué jusqu’à ce que l’armée et la police arrivent enfin en renfort. Depuis, Lux est un héros. Quelques semaines avant d’avoir ainsi défendu Maponya Mall, le mouvement de Lux, “Operation Dudula”, est descendu dans la rue pour chasser les “clandestins” hors du pays. (Courrier International)
Guinée : Mamadi Doumbouya prévoit-il une présidentielle en 2025 ? 03/03/2022
Selon un document non authentifié qui pourrait émaner de la junte au pouvoir, celle-ci voudrait prolonger la transition de plus de trois ans. D’où vient le document qui circule sur les réseaux sociaux guinéens ? Qui pourrait avoir intérêt à le diffuser ? Depuis quelques jours, un « chronogramme de la transition » est détaillé dans huit pages datées du 3 février 2022. Si ce chronogramme est bien le fruit du travail du Comité national du rassemblement pour la démocratie (CNRD), ce serait la première fois qu’un délai de transition serait communiqué.
Selon ce qui est indiqué sur le document, le texte est destiné à une « diffusion restreinte ». Outre Mamadi Doumbouya lui-même, ses destinataires sont tous des proches du président de la transition : le chef du Conseil national de transition (CNT), Dansa Kourouma, le chef d’état-major des armées, Sidiba Koulibaly, le ministre secrétaire général de la présidence Amara Camara, le ministre de la Défense nationale, Idi Amin, et le haut commandant de la gendarmerie, Balla Samoura. (Jeune Afrique)
Selon ce qui est indiqué sur le document, le texte est destiné à une « diffusion restreinte ». Outre Mamadi Doumbouya lui-même, ses destinataires sont tous des proches du président de la transition : le chef du Conseil national de transition (CNT), Dansa Kourouma, le chef d’état-major des armées, Sidiba Koulibaly, le ministre secrétaire général de la présidence Amara Camara, le ministre de la Défense nationale, Idi Amin, et le haut commandant de la gendarmerie, Balla Samoura. (Jeune Afrique)
Soudan: les comités de résistance proposent une charte de transition 01/03/2022
Au Soudan, une nouvelle « marche du million » pour restitution du pouvoir aux civils est prévue ce lundi 28 février à Khartoum et dans plusieurs villes du pays. Les manifestants défilent pacifiquement depuis des mois pour demander le départ du pouvoir des militaires. Mais dimanche 27 février, les Comités de résistance de l'État de Khartoum ont en plus proposé une Charte de transition commune.
Dimanche soir, devant une foule de micros, c'est à tour de rôle que de jeunes porte-paroles des Comités de résistance de l'État de Khartoum sont venus présenter la « Charte pour l'instauration de l'autorité du peuple ». Une charte politique décrivant une transition de deux ans, au cours desquels le Soudan serait dirigé par un Premier ministre, chef de l'État et chef de l'armée, nommé par les signataires de la Charte. Celui-ci gouvernerait avec une Assemblée qui, au terme de la transition, serait chargée de ratifier une nouvelle Constitution, après quoi des élections libres seraient tenues, ouvertes à tous, sauf aux alliés du président déchu Omar el-Béchir et aux soutiens du coup d'État du 25 octobre. (RFI)
Dimanche soir, devant une foule de micros, c'est à tour de rôle que de jeunes porte-paroles des Comités de résistance de l'État de Khartoum sont venus présenter la « Charte pour l'instauration de l'autorité du peuple ». Une charte politique décrivant une transition de deux ans, au cours desquels le Soudan serait dirigé par un Premier ministre, chef de l'État et chef de l'armée, nommé par les signataires de la Charte. Celui-ci gouvernerait avec une Assemblée qui, au terme de la transition, serait chargée de ratifier une nouvelle Constitution, après quoi des élections libres seraient tenues, ouvertes à tous, sauf aux alliés du président déchu Omar el-Béchir et aux soutiens du coup d'État du 25 octobre. (RFI)
Ukraine: le réveil brutal des étudiants africains de Kiev 26/02/2022
Au petit matin du jeudi 24 février, ce sont les effrayants bombardements qui ont réveillé Daniel en sursaut. Dans la panique, ce Congolais de 28 ans, à Kiev depuis deux années, s’est réfugié dans la cave : « Je suis un peu stressé parce que j’ai été réveillé par des bruits de bombardements. Et avec la panique et la tension, j’ai couru directement sous l’escalier et dans la cave pour me cacher. Je suis remonté au bout d’une heure à ma chambre. »
Elie est également natif de Kinshasa, il étudie les relations internationales à Kiev depuis deux ans. Lui pensait possible une issue diplomatique. Choqué par les bombardements, il ne souhaite désormais qu’une chose, rentrer en RDC : « La journée est vraiment remplie de beaucoup de frayeur. On arrête tout. L’aéroport n’est plus opérationnel, il n’y a plus de vol. Je ne pense plus rester longtemps en Ukraine, avec déjà tout ce qu’on a enduré, tout ce qu’on a vécu ici. Je rêve d’étudier encore ici en Ukraine, mais là, c’est cassé. » (RFI)
Elie est également natif de Kinshasa, il étudie les relations internationales à Kiev depuis deux ans. Lui pensait possible une issue diplomatique. Choqué par les bombardements, il ne souhaite désormais qu’une chose, rentrer en RDC : « La journée est vraiment remplie de beaucoup de frayeur. On arrête tout. L’aéroport n’est plus opérationnel, il n’y a plus de vol. Je ne pense plus rester longtemps en Ukraine, avec déjà tout ce qu’on a enduré, tout ce qu’on a vécu ici. Je rêve d’étudier encore ici en Ukraine, mais là, c’est cassé. » (RFI)
Maroc-Algérie : Le royaume se dote d’une zone militaire à sa frontière orientale 26/02/2022
Dans un contexte de fortes tensions avec Alger, les Forces armées royales (FAR) ont récemment inauguré la « zone Est », à la frontière orientale du royaume. Confiée au général de division Mohammed Miqdad, qui bénéficie de la confiance du Palais, cette nouvelle région militaire est censée offrir plus de fluidité et de liberté d’action à l’armée.
Le 5 janvier a eu lieu à Errachidia la cérémonie d’investiture du premier commandant de la Zone Est, le général de division Mohammed Miqdad. L’événement a été présidé par le général de corps d’armée Belkhir El Farouk, lui-même nommé le 13 septembre 2021 au poste d’Inspecteur général des Forces armées royales (FAR), une désignation qui s’est accompagnée de l’annonce par les FAR de la création d’une nouvelle zone militaire, située près de la frontière algérienne.
A priori, rien ne prédestinait ce Doukkali originaire d’El Jadida, issu d’une famille sans tradition militaire spécifique, à un tel parcours. Pour Abdelhamid Harifi, chercheur dans le domaine de la défense, cette nomination est le couronnement d’une « brillante carrière militaire ». Diplômé de l’Académie militaire de Meknès, Mohammed Miqdad a rejoint les rangs des FAR dans les années 1980. (Jeune Afrique)
Le 5 janvier a eu lieu à Errachidia la cérémonie d’investiture du premier commandant de la Zone Est, le général de division Mohammed Miqdad. L’événement a été présidé par le général de corps d’armée Belkhir El Farouk, lui-même nommé le 13 septembre 2021 au poste d’Inspecteur général des Forces armées royales (FAR), une désignation qui s’est accompagnée de l’annonce par les FAR de la création d’une nouvelle zone militaire, située près de la frontière algérienne.
A priori, rien ne prédestinait ce Doukkali originaire d’El Jadida, issu d’une famille sans tradition militaire spécifique, à un tel parcours. Pour Abdelhamid Harifi, chercheur dans le domaine de la défense, cette nomination est le couronnement d’une « brillante carrière militaire ». Diplômé de l’Académie militaire de Meknès, Mohammed Miqdad a rejoint les rangs des FAR dans les années 1980. (Jeune Afrique)
Algérie: un défenseur des droits humains pro-Hirak écroué 26/02/2022
Le défenseur des droits humains, Zaki Hannache, connu pour son engagement en faveur du mouvement de protestation du Hirak, a été écroué jeudi en Algérie pour "apologie d'actes terroristes" et "diffusion de fausses informations", a indiqué une association de défense des détenus. Zaki Hannache a été "placé sous mandat de dépôt" par un juge d'instruction du tribunal de Sidi Mhamed à Alger, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).
Son placement en détention provisoire intervient deux jours après le troisième anniversaire du soulèvement populaire du Hirak, déclenché le 22 février 2019 et qui avait poussé le président Abdelaziz Bouteflika à la démission deux mois plus tard. … Près de 300 personnes sont actuellement emprisonnées en Algérie en lien avec le Hirak, mouvement à l'arrêt depuis la mi-mai 2021, ou avec des revendications concernant les libertés individuelles, selon cette association. (AFP)
Son placement en détention provisoire intervient deux jours après le troisième anniversaire du soulèvement populaire du Hirak, déclenché le 22 février 2019 et qui avait poussé le président Abdelaziz Bouteflika à la démission deux mois plus tard. … Près de 300 personnes sont actuellement emprisonnées en Algérie en lien avec le Hirak, mouvement à l'arrêt depuis la mi-mai 2021, ou avec des revendications concernant les libertés individuelles, selon cette association. (AFP)
Libye: le Premier ministre en exercice annonce des législatives d'ici l'été prochain 23/02/2022
Le Premier ministre libyen Abdel Hamid Dbeibah a réaffirmé, lundi 21 février, qu'il ne cédera le pouvoir qu'à un gouvernement élu. Il a lancé une initiative pour organiser des élections parlementaires d'ici l'été prochain en reportant la présidentielle à une période ultérieure. Une sorte de fuite en avant, alors que le Parlement s'apprête à voter, la semaine prochaine, sa confiance au gouvernement Bachagha.
En lançant son initiative pour l'élection, Abdel Hamid Dbeibah veut montrer qu'il est capable d'organiser le scrutin alors que le Parlement l'estime responsable de l'échec des élections prévues le 24 décembre dernier. Pour essayer de convaincre, il a aussi renoncé à être candidat à la présidentielle. Il impute la responsabilité de l'échec aux députés, et considère que le Parlement élu il y a huit ans est lui aussi illégal.
A l'heure où la lutte pour la légalité s'intensifie, faisant craindre le pire à la population libyenne, Dbeibah a averti que « la désignation d'un nouveau gouvernement de transition pourrait conduire à une guerre ». Cette décision est « une mascarade », « une imprudence » s'est-il emporté. Le mot « guerre » est d'ailleurs revenu huit fois dans son discours, lui qui avait promis - après sa désignation - qu'il n’y en aurait plus. (RFI)
En lançant son initiative pour l'élection, Abdel Hamid Dbeibah veut montrer qu'il est capable d'organiser le scrutin alors que le Parlement l'estime responsable de l'échec des élections prévues le 24 décembre dernier. Pour essayer de convaincre, il a aussi renoncé à être candidat à la présidentielle. Il impute la responsabilité de l'échec aux députés, et considère que le Parlement élu il y a huit ans est lui aussi illégal.
A l'heure où la lutte pour la légalité s'intensifie, faisant craindre le pire à la population libyenne, Dbeibah a averti que « la désignation d'un nouveau gouvernement de transition pourrait conduire à une guerre ». Cette décision est « une mascarade », « une imprudence » s'est-il emporté. Le mot « guerre » est d'ailleurs revenu huit fois dans son discours, lui qui avait promis - après sa désignation - qu'il n’y en aurait plus. (RFI)
A Baidoa, en Somalie, où « la sécheresse a tout tué », convergent des centaines de milliers d’affamés 23/02/2022
Agriculteurs et éleveurs prennent la route de l’exil et quittent le sud du pays accablé depuis trois ans par le manque de pluie, les invasions de criquets et la pandémie. … Depuis plusieurs semaines, les organisations humanitaires multiplient les alertes sur la dégradation de la situation dans la Corne de l’Afrique, qui fait craindre un drame similaire à celui de 2011, la dernière famine qui avait fait 260 000 morts en Somalie.
Le manque de pluie depuis fin 2020 est venu porter un coup fatal à des populations déjà éprouvées par une invasion de criquets entre 2019 et 2021 et la pandémie de Covid-19. « On avait nos réserves habituelles de sorgho, mais on les a mangées ces trois dernières années. Elles sont terminées », explique Ibrahim Mohamed Hassan, sexagénaire aveugle qui a marché une soixantaine de kilomètres avec sa famille jusqu’au camp de Garas Goof. Dans son village, 30 des 50 familles sont parties. « Les autres vont suivre », prédit le vieil homme en réajustant ses lunettes de soleil rafistolées avec un élastique. (Le Monde avec AFP)
Le manque de pluie depuis fin 2020 est venu porter un coup fatal à des populations déjà éprouvées par une invasion de criquets entre 2019 et 2021 et la pandémie de Covid-19. « On avait nos réserves habituelles de sorgho, mais on les a mangées ces trois dernières années. Elles sont terminées », explique Ibrahim Mohamed Hassan, sexagénaire aveugle qui a marché une soixantaine de kilomètres avec sa famille jusqu’au camp de Garas Goof. Dans son village, 30 des 50 familles sont parties. « Les autres vont suivre », prédit le vieil homme en réajustant ses lunettes de soleil rafistolées avec un élastique. (Le Monde avec AFP)
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