



(0 vote)Vingt-trois civils ont été tués samedi dans la ville assiégée d'El-Facher, capitale du Nord-Darfour au Soudan, après un bombardement d'artillerie mené par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), a indiqué un groupe local prodémocratie.
Selon un communiqué du groupe La Coordination des comités de résistance d'El-Facher, "le nombre de martyrs parmi les civils, en raison du bombardement intentionnel des FSR, s'élève à 23".
Cette attaque a également fait 60 blessés. Elle intervient deux jours après qu'un organisme soutenu par l'ONU a affirmé que la guerre avait plongé le camp de Zamzam, près d'El-Facher, dans la famine.… [VOA/AFP]
Victoire Sidémého Tomegah-Dogbé qui a démissionné de son poste de Premier ministre du Togo fin mai, a été reconduite à la tête du gouvernement par le président Faure Gnassingbé, a annoncé jeudi la présidence togolaise dans un communiqué...
Première femme à diriger un gouvernement dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, Mme Tomegah-Dogbé, 64 ans, avait présenté sa démission au président Faure Gnassingbé au lendemain des élections législatives et régionales, comme le veut la tradition au Togo. Le poste de Premier ministre est resté vacant pendant plusieurs semaines après sa décision, acceptée par le président togolais.
Cette nouvelle nomination intervient à un moment important, alors que le Togo a adopté le 19 avril une nouvelle constitution qui bascule le pays dans un régime parlementaire. La nouvelle constitution abolit l'élection du chef de l'Etat au suffrage universel et institue un régime parlementaire. L'opposition y voit un moyen pour M. Gnassingbé de se maintenir indéfiniment à la tête du pays. [AFP]
Les avocats de Moussa Dadis Camara, condamné mercredi 31 juillet à vingt ans de prison pour crimes contre l’humanité, ont annoncé, jeudi, faire appel. L’ex-dictateur était jugé pour sa responsabilité dans le massacre du 28 septembre 2009 en Guinée.
Mercredi, à l’annonce du verdict de ce procès historique à Conakry, les faits ont été requalifiés en crimes contre l’humanité par le tribunal. Moussa Dadis Camara a été déclaré coupable « sur la base de la responsabilité du supérieur hiérarchique », a déclaré Ibrahima Sory II Tounkara, le président du tribunal.
L’ancien président a aussi été reconnu coupable pour « son intention de réprimer la manifestation » et pour avoir manqué à son devoir de sanctions contre les auteurs du massacre. L’ex-dictateur répondait d’une litanie de crimes d’assassinats, violences sexuelles, actes de torture, enlèvements et séquestrations. Il encourait la perpétuité.
Au Nigeria, la police a tiré des gaz lacrymogènes dans plusieurs villes, jeudi 1er août, pour disperser des manifestations contre la mauvaise gouvernance et la hausse du coût de la vie, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, traverse l’une de ses pires crises économiques depuis des années à la suite des réformes mises en place par le président Bola Ahmed Tinubu, arrivé au pouvoir en mai 2023. L’inflation des denrées alimentaires dépasse les 40 % et le prix de l’essence a triplé...
Les manifestations se déroulent sous haute sécurité, les autorités ayant prévenu ne pas vouloir voir se reproduire au Nigeria les récentes violences meurtrières au Kenya, où un projet de nouvelles taxes a mis le feu aux poudres.
A Abuja, les forces de sécurité ont bloqué les routes menant à Eagle Square, l’un des lieux de protestation prévus, tandis que plusieurs centaines de manifestants se rassemblaient au stade national voisin avant de marcher vers la place. Baptisé #EndbadGovernanceinNigeria (« mettre fin à la mauvaise gouvernance au Nigeria »), le mouvement de protestation s’est attiré de nombreux soutiens sur les réseaux sociaux.
L’explosion d’une bombe dans un salon de thé d’un village du nord-est du Nigeria a fait 19 morts et une vingtaine de blessés, ont annoncé jeudi 1er août des sources sécuritaires. L’explosion s’est produite mercredi soir dans le village de Kawuri, dans l’Etat de Borno, épicentre d’une insurrection djihadiste qui se poursuit depuis quatorze ans...
Cette attaque survient quelques semaines après des attentats-suicides qui avaient ciblé un mariage, un hôpital et des enterrements, tuant au total 32 personnes dans la région de Gwoza, dans l’Etat de Borno. Aucun groupe n’a revendiqué l’explosion de mercredi ni les précédentes attaques dans la région Gwoza, mais le groupe djihadiste Boko Haram et son rival, l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest, sont tous deux actifs dans la région. [Le Monde avec AFP]
Selon la Commission des droits de l'homme de l'Union africaine (UA), le gouvernement congolais a violé les droits de la communauté indigène des Batwa en l'expulsant, il y a une cinquantaine d'années, de ses terres ancestrales afin d'agrandir l'un des plus grands parcs nationaux du pays.
Cette décision, rendue publique lundi, est la première du genre à reconnaître le rôle central que jouent les populations autochtones dans la protection de la biodiversité. Les Batwa vivaient de la chasse et de la cueillette dans les régions forestières de l'Ouganda, du Rwanda et de la RDC.
En 1970, un photographe et défenseur de l'environnement belge a fondé le célèbre parc national de Kahuzi-Biega, près de la rive occidentale du lac Kivu, sur un territoire traditionnellement utilisé par les Batwa. À la suite de l'agrandissement du parc en 1975, environ 13 000 Batwa ont été expulsés de leurs maisons au nom de la protection de la biodiversité. La plupart d'entre eux vivent encore à la périphérie du parc dans des villages de fortune, luttant pour l'accès à la terre et aux soins de santé.
La Commission africaine des droits de l'homme et des peuples a appelé le gouvernement congolais à permettre le retour en toute sécurité des Batwa, à leur accorder la propriété de leurs terres ancestrales situées dans le parc national, à présenter des excuses publiques reconnaissant les abus commis et à verser une compensation aux populations autochtones après les avoir reconnues comme citoyennes. [Africanews avec AP]
Une sécheresse record qui a déjà dévasté les récoltes dans toute l'Afrique australe, provoquant la faim chez des millions de personnes et poussant cinq pays à déclarer une catastrophe nationale, entre désormais dans sa pire phase, a prévenu l'ONU.
Le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) a dit s'attendre à une augmentation du nombre de personnes ayant du mal à se nourrir...Après le Malawi, la Namibie, la Zambie, le Zimbabwe, le petit royaume du Lesotho est devenu il y a deux semaines le dernier pays à déclarer l'état de catastrophe nationale suite à la sécheresse liée au phénomène El Niño.
D'autres pays, comme l'Angola et le Mozambique, pourraient bientôt faire de même ou signaler un écart entre la nourriture dont ils disposent et celle dont ils ont besoin, a ajouté Mme Castro. Selon certaines estimations, la sécheresse est la pire que la région ait connue depuis 100 ans, a-t-elle souligné. [AFP]
Les basketteurs sud-soudanais ont écrit une page de l'histoire de leur pays, dimanche 28 juillet 2024, en remportant la première victoire de leur pays aux Jeux olympiques face à Porto Rico (90-79) au stade Pierre Mauroy de Villeneuve-d'Ascq, dans la banlieue de Lille...
Tous jouent dans les meilleurs championnats du monde, aux États-Unis ou en Australie. Beaucoup ont dû fuir la guerre dans leur pays très tôt. Wenyen Gabriel, par exemple, n'avait que deux semaines quand sa famille est partie au Caire.
Désormais, le Soudan du Sud peut rêver encore plus grand, puisqu'il n'y a que 12 équipes de basket dans ces Jeux olympiques, et huit se qualifient pour les quarts de finale. Ce qui signifie que, même si le Soudan du Sud termine derrière la Serbie – vice-championne du monde – et les États-Unis, une troisième place pourrait suffire à qualifier les « Bright Stars » en quart de finale.
En attendant, le prochain rendez-vous est mercredi prochain contre les Américains, quadruple tenant du titre, et contre qui le Soudan du Sud n'a perdu que d'un point au match de préparation. [RFI]
La police française a fermé le Centre de presse installé au Palais des Congrès en raison d’une alerte à la bombe.
Ce samedi, les journalistes venus suivre les Jeux olympiques de Paris 2024, ont été évacués du Palais des Congrès, porte Maillot le temps que les policiers, puissent sécuriser les lieux suite à une alerte à la bombe.
Après un certain temps, la police a rouvert la zone à la circulation piétonne et les entrées et sorties du Centre de presse sont revenus à la normale.
Au moins 15 personnes sont mortes et plusieurs dizaines sont portées disparues après le naufrage lundi d'une pirogue de migrants au large de la capitale mauritanienne, ont annoncé mercredi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et des sources locales...
Selon l'OIM, environ 300 personnes sont montées à bord d'une pirogue en Gambie et ont passé sept jours en mer avant que le bateau ne chavire près de Nouakchott le 22 juillet 2024. 120 personnes ont été secourues par les garde-côtes mauritaniens, ajoute l'OIM dans un communiqué.
Parmi les survivants, dix personnes ont été hospitalisées d’urgence et quatre enfants non accompagnés et séparés de leurs familles pendant le naufrage ont été identifiés, souligne l'OIM, qui a fourni une assistance aux survivants.
Le responsable des garde-côte mauritanien a évoqué pour sa part une pirogue transportant entre 140 et 180 personnes, en majorité des Sénégalais et des Gambiens. Elle s'est disloquée en pleine mer et le commandant du bateau a pris la fuite, a-t-il dit...
Début juillet, près de 90 migrants ont péri lors du naufrage de leur embarcation au large des côtes du sud-ouest de la Mauritanie sur la route de l'Europe et des dizaines d'autres n'ont jamais été retrouvés. Une multitude d'Africains fuyant la pauvreté, le chômage ou l'absence de perspectives d'avenir empruntent cette route périlleuse en s'embarquant clandestinement contre de l'argent sur des pirogues ou des embarcations précaires qui peuvent transporter des dizaines de passagers. [AFP]
Dans la nuit de mardi à mercredi, des membres des Forces démocratiques alliées (ADF) ont lancé une attaque contre le village d’Ombele, situé dans la province du Nord-Kivu à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), provoquant la mort d’au moins 35 personnes.
Ce bilan est provisoire et plusieurs personnes sont portées disparues, tandis que des recherches étaient en cours pour retrouver des victimes parmi les maisons incendiées, selon des sources locales et des médias. [Sahel Intelligence]
Au moins 146 personnes sont mortes dans un glissement de terrain survenu lundi dans le sud de l’Ethiopie après de fortes pluies, selon un bilan provisoire qui pourrait encore s’alourdir, ont annoncé mardi les autorités locales.
Les recherches se poursuivent au lendemain du glissement de terrain survenu lundi 22 juillet dans le Sud de l’Éthiopie. « Un total de 146 corps ont été découverts, parmi lesquels 96 hommes et 50 femmes et les recherches continuent de façon intense », a déclaré dans un communiqué Habtamu Fetena, responsable des Relations publiques de la zone administrative de Gofa, qui précise que « le nombre de morts pourrait augmenter ». [APA/AFP]
Peu de temps après le coup d’Etat de septembre 2021, les militaires au pouvoir, menés par le colonel Mamadi Doumbouya, qui s’est fait nommer général de corps d’armée en début d’année, ont commencé par interdire les manifestations publiques. Les mois qui ont suivi, les leaders des principales formations politiques ont été emprisonnés ou poussés à l’exil. Les grands médias du pays sont fermés.
"Pratiquement, il n’y plus du tout de liberté d’expression dans notre pays. Aujourd’hui, chacun est inquiet pour sa vie. Même les journalistes, pour publier quelque chose, sont inquiets. Même nous, les activistes de la société civile, on se dit que nous pouvons être kidnappés quelque part à tout moment", a déplolré Bella Bah, un activiste basé à Conakry.
Le 9 juillet dernier, deux leaders du Front national pour la défense de la Constitution, le FNDC, ont été ‘’enlevés’’ de nuit par des “gendarmes et militaires encagoulés” à leurs domiciles, selon le FNDC. Depuis, Oumar Sylla, alias Foniké Mengue, et Billo Bah n’ont donné aucun signe de vie. [DW]
Les locaux du parti de Bobi Wine, principal opposant en Ouganda, ont été encerclés lundi 22 juillet « par des policiers lourdement armés », a-t-il affirmé, à la veille d’une manifestation contre la corruption interdite par les autorités. Les locaux sont « assiégés par des policiers et des militaires lourdement armés. Nous nous y attendions de la part de ce régime, mais nous n’abandonnons pas la lutte pour libérer l’Ouganda », a déclaré à l’Agence France-Presse Bobi Wine, de son vrai nom Robert Kyagulanyi.
L’Ouganda est dirigé d’une main de fer depuis 1986 par le président Yoweri Museveni. Les autorités ougandaises ont souvent réprimé le NUP et Bobi Wine, ancienne pop star qui a défié le président Yoweri Museveni lors de la dernière élection présidentielle en 2021. Durant cette élection, entachée de fraudes selon l’opposition, des manifestations contre une énième arrestation de Bobi Wine avaient été violemment réprimées par les forces de l’ordre, faisant au moins cinquante-quatre morts. [Le Monde avec AFP]
Le ministre centrafricain de la Justice donne jusqu'au 30 juillet aux ONG nationales et internationales travaillant sur les droits de l'homme dans le pays, pour transmettre leur rapport d'activité sur l'année 2023.
Comme son confrère de l'Économie quelques jours plus tôt, il enjoint ces organisations à respecter leurs obligations légales. Les ONG, elles, reconnaissent certains manquements liés à un cadre jusque-là flou, mais on s'interroge également sur cette communication et sur un possible tour de vis à leur encontre. [RFI]
Il s’agit du premier contact entre les deux hommes depuis la dégradation de leurs rapports l’année dernière en raison de l’appui des Émirats arabes unis aux forces de soutien rapide, les paramilitaires du Soudan dirigés par Mohamad Hamdane Daglo et qui sont en guerre contre l’armée.
Un rapport récent du groupe des experts de l’ONU avait confirmé l’aide d’Abou Dhabi, en armes et en munitions aux FSR sous couvert d’aides humanitaires, ce que Abou Dhabi a toujours nié. Le palais présidentiel émirati indique que l’appel téléphonique a été initié par le chef de l’armée soudanaise, mais le communiqué du Conseil souverain de transition au Soudan, dirigé par le général al-Burhan, indique qu’au contraire, le contact a été établi à l’initiative du monarque émirati. [RFI]
Plus de 250 « migrants irréguliers » venus de différents pays d’Afrique de l’Ouest, dont plusieurs femmes, ont été interceptés, vendredi 19 et samedi 20 juillet, au Sénégal, selon la marine, quelques jours après un naufrage meurtrier au large de la Mauritanie voisine d’une embarcation partie des côtes sénégalaises.
Cinquante-sept « candidats à l’émigration irrégulière » ont été « interpellés » samedi matin « à terre » par une patrouille de la marine sénégalaise à Saint-Louis, une zone de pêche dans le nord du pays, a annoncé sur le réseau social X la direction des relations publiques des armées (Dirpa), sans plus de détails.
Plus tôt, la Dirpa avait fait état de l’interception vendredi de plus de 202 « migrants irréguliers » à bord d’une pirogue. L’embarcation a été arrêtée par un patrouilleur de la marine dans la localité de Lompoul, une autre zone de pêche dans la même partie Nord.
Vingt mois après la fin de la guerre et un accord de paix, le Tigré est toujours face à d’immenses défis. Le conflit avait opposé les Tigréens dans le nord de l’Éthiopie au pouvoir central éthiopien, allié de l’Érythrée voisine et d’autres régions comme les Amharas.
Ce conflit pourrait avoir fait jusqu'à 600 000 morts de 2020 à 2022, selon l’Union africaine, avec des soupçons de génocide. La ville d’Addi Daarob, dans le centre du Tigré, reste, elle, particulièrement marquée par les bombardements aériens de l’armée fédérale. [RFI]
À Maurice, le directeur des Poursuites Publiques a saisi la Cour suprême contre la nouvelle agence anti-corruption, la Financial Crime Commission. Il affirme que les pouvoirs de cette agence sont inconstitutionnels et violent le principe de séparation des pouvoirs.
Cette contestation survient alors que la presse et la population s'inquiètent des risques d'abus de pouvoir, le chef de l'agence étant nommé par le Premier ministre. [RFI]
En Guinée, cela fait une semaine que l'on est sans nouvelle de Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah. Les deux activistes du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) ont été enlevés mardi 9 juillet dans la soirée par des militaires lourdement armés, avant d'être envoyés vers une destination toujours inconnue à ce jour.
En plus de la société civile et la classe politique guinéennes, des institutions et des figures politiques en Afrique et à l'international exigent leur libération.
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