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Et l’Iran deviendra la principale puissance régionale du Moyen Orient qui imposerait une nouvelle configuration géopolitique et géostratégique (Par Cheikh Chérif MBALLO)

Vendredi 17 Avril 2026

Cheikh Chérif Mballo
Cheikh Chérif Mballo

Les frappes iraniennes sont en train de redessiner le Moyen-Orient. Sommes-nous à l'aube d'un nouvel ordre régional moyen-oriental dominé par l’Iran?

 

La réponse de l'Iran à l'offensive américano-israélienne va bien au-delà d'un simple échange de frappes. En prenant pour cible les monarchies du Golfe et en verrouillant des points de passage maritimes stratégiques, Téhéran impose une nouvelle réalité sur le terrain. Une réalité qui pourrait faire vaciller les équilibres bien au-delà de la région.

 

De la provocation à l'embrasement : comment on en est arrivé là

 

L'attaque lancée fin février par les États-Unis et Israël, justifiée par des accusations autour du programme nucléaire iranien, a eu l'effet inverse de celui escompté. Loin de reculer, l'Iran a répliqué par ce qui est présenté comme sa plus vaste offensive depuis le début des hostilités. Sous le nom de code "Promesse Sincère 4", les Gardiens de la Révolution ont frappé non seulement Tel-Aviv, mais aussi des bases américaines cruciales à Bahreïn, en Arabie Saoudite, au Koweït, aux Émirats arabes Unis et au Qatar.

 

Les justifications avancées par Washington et Tel-Aviv pour cette guerre semblent aujourd'hui bien fragiles. En réalité, cette agression a déclenché une logique de représailles que les puissances occidentales ont du mal à contenir.

 

Le Golfe, havre de paix devenu champ de bataille

 

Pendant des décennies, les monarchies du Golfe – Arabie Saoudite, Émirats, Qatar, Koweït, Bahreïn – ont été présentées comme des oasis de stabilité et des moteurs économiques, protégées par le parapluie américain. Ce temps est révolu. En l'espace de deux semaines, des milliers de missiles et de drones ont frappé la région.

 

Les infrastructures énergétiques, comme les raffineries d'Abu Dhabi ou d'Arabie Saoudite, ont été touchées, perturbant une partie de la production mondiale et faisant grimper les prix. La stratégie de Téhéran est claire : frapper au portefeuille. En ciblant les alliés des États-Unis, l'Iran révèle au grand jour leur vulnérabilité et leur dépendance à une protection extérieure qui les expose désormais directement. L'image de stabilité soigneusement cultivée par des pays comme les Émirats ou le Qatar en prend un coup.

 

Le véritable atout de l'Iran : le contrôle des mers

 

La force de l'Iran, c'est d'abord sa géographie. En menaçant de bloquer des détroits stratégiques comme Ormuz ou Bab el-Mandeb par l’intermédiaire de son Allié stratégique les Houtis, Téhéran tient littéralement en main les artères vitales du commerce mondial de l'énergie. Près d'un tiers du pétrole transporté par mer passe par ces eaux.

 

Ce levier de pression est immense. Les routes alternatives ne peuvent compenser qu'une faible partie du trafic. En s'arrogeant un droit de regard sur la sécurité du Golfe, l'Iran ne se contente pas de défier les autres puissances ; il acquiert un pouvoir de veto sur l'économie mondiale. Une capacité qui le place dans une position inédite pour négocier avec des géants comme la Chine ou l'Europe et même les USA .

 

L'alliance américaine, un parapluie qui fuit ?

 

La donne sécuritaire est en train de basculer. Les pays du Golfe réalisent peu à peu que la protection américaine a un prix élevé : elle les transforme en cibles, sans nécessairement leur offrir une défense infaillible. Sur le terrain, on sent un début de distanciation. Des analystes rapportent que ces pays "ne veulent pas être entraînés dans cette guerre" et refusent le "partage des coûts" que leur propose Washington.

 

Les immenses bases américaines au Qatar ou à Bahreïn, autrefois symboles de sécurité, sont désormais perçues comme des fardeaux qui attirent les frappes. Il n'est pas exclu qu'après le conflit, certains pays exigent le départ des troupes américaines. L'avenir pourrait voir émerger un système de sécurité régionale où l'Iran pèserait d'un poids bien plus lourd, marginalisant l'influence traditionnelle des États-Unis.

 

Un effet boomerang stratégique

 

L'offensive initiale contre l'Iran a produit un retour de flamme inattendu. En voulant affaiblir Téhéran, les États-Unis et Israël ont peut-être accéléré le rapprochement de l'Iran avec des puissances comme la Russie et la Chine et ses pays voisins. Surtout, ils ont offert à la République islamique l'occasion d’influer sur ses rivaux du Golfe persique sans conquête militaire, simplement par la pression économique et stratégique.

 

En contrôlant les détroits et en montrant sa capacité à frapper les économies voisines, l'Iran s'impose comme un acteur incontournable, prêt à jouer dans la cour des grands. Une chose est sûre : le Moyen-Orient d'après-guerre ne ressemblera plus à celui d'avant. 

 

Cheikh Chérif MBALLO 

Chercheur - Directeur du Centre Islamique de Recherche et de Documentation (CIRED)

 

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1.Posté par Me François JURAIN le 18/04/2026 12:42
Très juste analyse, mais il n'y a pas de quoi se réjouir, car l'IRAN est et restera un état terroriste, corrompu jusqu'à la moelle, et sanguinaire jusqu'au bout des ongles. Mais fallait il s'attendre à autre chose, lorsqu'un Hitlero-sioniste, comme NETANYAHU, s'associe (le terme embobiner serait plus exact) avec un vieillard à l'état mental totalement délabré, comme TRUMP, dont la place, de l'avis de tous mais bénéficiant du silence des mêmes, serait beaucoup plus dans un établissement spécialisé service neurologie-cas graves et désespérés, qu'à la tête d'une feu grande puissance, comme les états Unis?

En moins de trois semaines, ces deux individus associés dans le crime et la délinquance, sont arrivés à démolir la planète terre. Très bien, et jolie performance, et après? Qui va payer l’addition? Les Etats unis, qui vont commercer de plus belle et en sous main avec le pétrole iranien? Les israéliens, qui ont récupéré la partie du LIBAN qui les intéresse, et qui était vitale pour eux, pour récupérer l'eau de la rivière qui les interessait au plus haut point: ISRAEL manque cruellement d'eau potable, alors que le LIBAN en regorge, ayant cette chance, bénie des dieux, d'être traversé en tous sens, par de nombreuses rivières et cours d'eau, ce qui n'est pas le cas d'ISRAEL.

Donc, finalement, trois gagnants dans cette affaire: TRUMP, qui va pouvoir augmenter sa fortune personnelle, car il n'y a que cela qui l'intéresse, les Iraniens, enfin, les "gardiens de la révolution" car le reste du peuple iranien n'a qu'à bien se tenir, qui vont pourvoir continuer de s'enrichir dans le cadre d'une corruption effrénée, (plus de 60% du PIB quand même!), et les sionistes (tous les israéliens ne sont pas sionistes extrémistes, comme le Fùrher NETANYAHU, loin s'en faut) qui vont pouvoir continuer tranquillement le génocide à GAZA, déjà bien entamé (en deux ans, les nazis d'ISRAEL ont exterminé plus de 38.000 femmes ou filles: cherchez l'erreur) en toute impunité. Donc, tout va bien dans le meilleur des mondes!
Me François JURAIN

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