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Tirer les leçons des attaques terroristes pour vaincre la guerre de recolonisation du Mali

Lundi 27 Avril 2026

Fodé Roland Diagne à Niamey (Niger)
Fodé Roland Diagne à Niamey (Niger)

Les attaques terroristes simultanées des mercenaires séparatistes djihado-terroristes contre les bases militaires de l’armée malienne dans plusieurs localités de ce week-end ont été préparées par les reportages médiatiques des officines informationnelles de l’impérialisme.

 

Les assassinats ciblés visant les cinq ex-colonels (Sadio Camara décédé, ministre de la défense, Modibo Koné, directeur général de l’agence de la sécurité nationale d’Etat et Oumar Diarra, chef d’État-Major Général des Armées, tous les deux blessés) rappellent les meurtres de Khadafi, Saddam Hussein, Ali Khamenei, Cheikh Yassine, Nasrallah et le kidnapping de Maduro.

 

Le but de ces méthodes barbares est de démoraliser, de semer la peur et le doute dans le peuple pour obtenir la capitulation des forces anti-impérialistes. L’impérialisme et ses mercenaires terroristes n’ont ni foi, ni morale, ni éthique, ni principes.

 

Au Mali, ces crimes abjects par des actes de kamikazes certainement drogués avaient pour but aussi de déstabiliser la chaîne de commandement militaire pour se ré-emparer de Kidal. C’est ce que montre la campagne médiatique des médias impérialistes et néocoloniaux disant que « Kidal est tombé » entre les mains des séparatistes djihado-terroristes du JNIM et des FLA, ces métastases d’Al Qaïda/Daesh/Al Nostra dont un ministre des affaires étrangères de l’impérialisme français disait qu’ils « font du bon travail en Syrie ».

 

Avec l’expulsion des bases militaires des pays de l’AES, comment ne pas voir dans ces attaques terroristes des préparatifs de l’objectif qu’un chef d’État major français a fixé comme suit : 

 

« Ce qui est notre destin commun à nous Européens, c’est la Méditerranée et l’Afrique, où notre destin se joue… Je pense que cet intérêt commun là devrait, un jour, faire que l’Europe se décidera à agir comme une entité politique et qui ira défendre elle-même ses intérêts, y compris par des moyens militaires » (Général Lecointre).

 

Il apparaît ainsi que ces attaques de milliers terroristes n’ont pu être possible sans un apport logistique technique de renseignement, des finances et d’armes des impérialistes, mais aussi de complicités internes et d’espaces territoriaux frontaliers (Mauritanie, Algérie ?) pour préparer leurs forfaits.

 

Difficile de ne pas faire le lien avec le parti pris diplomatique malien pro-Royaume Chérifien abandonnant la position majoritaire en Afrique du droit à l’autodétermination du peuple Sahraouie et des incidents frontaliers avec l’Algérie.

 

L’Armée et le peuple de la terre africaine du Mali ont repoussé cette agression armée terroriste après avoir expérimenté la duplicité de l’impérialisme qui d’une part déclare « la guerre contre le terrorisme » tout en instrumentalisant les terroristes pour ses objectifs de contrôler les richesses du sol et du sous sol et de recolonisation de l’Afrique.

 

Le Mali doit rassembler démocratiquement toutes les forces et toutes les nationalités patriotiques souverainistes pour poursuivre l’œuvre d’unité nationale et de transformation systémique panafricaine dans le cadre de l’AES. Cette tâche doit être aussi à l’œuvre au Burkina et au Niger tout en développant une diplomatie commune bilatérale et multilatérale panafricaine et internationale pour contrer les plans des impérialistes.

 

Le Mali et l’Algérie qui ont une frontière et partagent des richesses du sous sol en pétrole et gaz doivent trouver, tout comme entre l’US-RDA et le FLN, face aux plans de balkanisation de l’OCRS du colonialisme français dans les années 60, la solution idoine panafricaine démocratique de la question Touareg contre les projet séparatiste de l’Azawad. L’Algérie doit prendre conscience que si le Mali tombe entre les mains des forces bourgeoisies néocoloniales, les impérialistes vont l’utiliser comme base arrière pour s’attaquer à elle tout comme ils l’ont fait en Libye.

 

L’affrontement en cours dans les pays africains entre les bourgeoisies néocoloniales et les forces souverainistes se déroule dans ce contexte géopolitique du monde unipolaire sous hégémonie impérialiste qui se meurt et d’accouchement douloureux du nouveau monde multipolaire.

 

Sous des formes diverses, les forces souverainistes panafricaines renversent la table des néo-coloniaux nationaux, régionaux et continentaux.

 

Ces forces doivent trouver le chemin de l’union comme l’ont entamé les pays qui ont fondé la Confédération de l’AES pour relever le défi de la souveraineté nationale panafricaine sans et contre les forces néocoloniales.

 

A la CEDEAO et l’UA, les forces souverainistes doivent neutraliser les forces néocoloniales pour organiser la solidarité inter-africaine contre la recolonisation de l’Afrique.

 

27/04/26

Fodé Roland Diagne

 
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