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Au Burkina Faso, le forgeron «KPG» veut réveiller l’art du conte  20/04/2021

Kientega Pingdéwindé Gérard ne parle pas, il conte. Sa voix clame, tonne, gronde. Les mots résonnent, graves, solennels. Et il n’a pas besoin de scène pour que ses interlocuteurs se taisent et l’écoutent, comme ce jour-là, assis dans l’un de ces maquis, bars de rue, sans électricité de Ouagadougou. « Enfant, je parlais beaucoup, j’ai commencé par raconter des histoires à l’école », s’amuse le Burkinabé de 42 ans, vêtu d’un éternel boubou en faso dan fani, le pagne traditionnel tissé en coton du pays. « KPG », son nom de scène, est conteur professionnel, l’un des rares à vivre de son art au Burkina Faso. …
 
Encore aujourd’hui, les conteurs et les griots, les « maîtres de la parole », relatent les récits historiques et les légendes d’origine dans les villages. Ils tissent « la mémoire d’un peuple », estime Alain Sié Kam, professeur burkinabé en littérature orale. Mais l’arrivée de nouvelles plates-formes de communication, l’urbanisation et la perte de certaines coutumes menacent cet art, s’inquiète KPG, qui tente de transmettre ce patrimoine culturel, hérité de ses ancêtres, aux jeunes générations. (Le Monde)

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