Dimanche 20 décembre au soir, le porte-parole de la force de l'ONU en Centrafrique a assuré à l'AFP que la situation était "sous contrôle" après le début d'une offensive de rebelles, une semaine avant les élections présidentielle et législatives.
Vendredi soir, trois des plus puissants groupes armés qui occupent plus des deux-tiers du pays avaient commencé à progresser sur des axes routiers vitaux pour l'approvisionnement de la capitale Bangui. Ils avaient en outre annoncé leur fusion.
Dans la foulée, le gouvernement avait accusé l'ex-chef de l'État François Bozizé de "tentative de coup d'État" avec une "intention manifeste de marcher avec ses hommes sur la ville de Bangui" en cette période électorale. Le parti de François Bozizé a démenti ces accusations.
Les élections présidentielle, avec pour favori le président sortant Faustin-Archange Touadéra, et législatives sont prévues le 27 décembre. (France24 avec AFP)
Les Nations Unies ont condamné une attaque terroriste meurtrière perpétrée vendredi dans la ville de Galkayo, dans le centre de la Somalie. Selon des informations rapportées par la presse, des centaines de personnes étaient rassemblées vendredi dans un stade de la ville de Galkayo, dans la région de Mugdu, et attendaient la visite du Premier Ministre somalien, Mohamed Hussein Rolbe, lorsqu’une attaque-suicide a été déclenchée.
Cette dernière a été revendiquée par le groupe terroriste shebab. De nombreuses personnes ont été tuées et blessées dans cette attaque. Trois hauts responsables de la sécurité somalienne font partie des victimes. (ONU Info)
En l’espace d’un mois, au moins deux chefs traditionnels ont été tués par des présumés séparatistes dans cette région selon le gouvernement. Les organisations de défense de droits de l’homme indexent également l’armée camerounaise dans des cas d’exactions contre les civils. Le chef de quartier de Mile 14-Dibanda à Buea, dans la région du sud-ouest, Emmanuel Ikome, a été retrouvé mort le 13 décembre dernier.
Il avait été enlevé quelques heures plus tôt dans sa résidence par des hommes armés non identifiés, avec deux de ses pairs. "Comme nous commencions à arranger la maison, nous avons entendu un bruit et nous avons tous couru pour se coucher à même le sol, et ces gens-là disaient, il est où? Ils sont entrés là où nous étions, ils ont arrêté le chef, et ils ont arrêté aussi deux de ses collègues", témoigne l’épouse du défunt chef à la télévision nationale. (VOA)
Les députés ont finalement eu le dernier mot ce jeudi matin, faute d’accord avec les sénateurs sur un texte commun. Comme le stipule le texte, la France a maintenant un an pour remettre au Bénin les 26 œuvres du trésor de Béhanzin.
Le sabre dit d’El Hadj Omar Tall, fondateur de l’empire Toucouleur, a lui déjà été restitué en novembre 2019 aux autorités sénégalaises. (RFI)
Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson et Gérard Djossou ont été mis en liberté provisoire et placés sous contrôle judiciaire au Togo ce jeudi 17 décembre. Ces deux membres de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), sont accusés « d'atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat et de groupement de malfaiteurs ». Ils avaient été arrêtés fin novembre.
« L'instruction préparatoire n'est pas terminée. Ils peuvent être rappelés à tout moment », a déclaré le procureur de la République. (RFI)
Le nombre de civils forcés de quitter leur foyer par le conflit dans le nord du Mozambique a quadruplé cette année - pour atteindre 420 000 - selon les Nations unies. L'Organisation lie la crise dans la province de Cabo Delgado non seulement aux attaques des militants islamistes, mais aussi à l'incapacité de distribuer à la population locale les vastes revenus des minerais et du gaz offshore.
Un haut responsable de l'agence des Nations unies pour les réfugiés en visite à Cabo Delgado a décrit la situation dans cette province comme étant "vraiment désastreuse" et a exhorté les voisins du Mozambique et la communauté internationale au sens large à intervenir dans ce qui, selon elle, était depuis trop longtemps une crise "invisible". (BBC)
La République centrafricaine (RCA) doit interdire les discours de haine et garantir le respect des droits fondamentaux alors que le pays organise des élections présidentielle et législatives le 27 décembre, ont déclaré mercredi deux experts.
« Les tensions politiques, les manipulations, les fausses nouvelles et les discours de haine, y compris sur les réseaux sociaux, qui portent les germes de troubles et de violations des droits de l'homme, doivent être interdits », ont déclaré ces deux experts dans un communiqué de presse conjoint.
Selon eux, le Haut conseil de la communication et les autres institutions concernées en RCA doivent être dotés des moyens nécessaires pour surveiller les élections. (ONU Info)
Il y a deux ans, le triplement du prix du pain fit office de détonateur d'une révolte qui entraîna la chute de l'autocrate Omar el-Béchir. De nombreuses désillusions ont suivi pour les Soudanais, mais elles n'ont pas entamé les espoirs d'une issue heureuse. Mieux encore, à quatre jours de la date anniversaire, ils ont été débarrassés d'un poids qui entravait depuis 27 ans leurs mouvements et les plongeait dans l'abîme, avec le retrait officiel de Khartoum de la liste noire américaine des pays soutenant le terrorisme.
Cette annonce est venue contrebalancer les difficultés de la transition politique, marquée par les relations dégradées entre militaires et civils, au pouvoir depuis l'été 2019. Des tensions qui inquiètent les experts car elles pourraient être fatales à la démocratie balbutiante et fragile.
Tout au long de l'année 2020, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), grâce au soutien international, a coordonné une campagne de lutte à grande échelle sans précédent de traitement de plus de 1,3 million d'hectares d'infestations acridiennes dans dix pays.
Depuis le mois de janvier, les opérations de lutte ont permis d'éviter la perte d'environ 2,7 millions de tonnes de céréales, d'une valeur de près de 800 millions de dollars, dans des pays déjà durement touchés par l'insécurité alimentaire et la pauvreté aiguë. Cela suffit à nourrir 18 millions de personnes par an.
Cependant, des conditions climatiques favorables et des pluies saisonnières abondantes ont entraîné un élevage extensif dans l'est de l'Éthiopie et en Somalie. Cette situation a été aggravée par le cyclone Gati qui a provoqué des inondations dans le nord de la Somalie le mois dernier, permettant aux infestations de criquets pèlerins d'augmenter encore dans les mois à venir. (ONU Info)
La République centrafricaine (RCA) doit interdire les discours de haine et garantir le respect des droits fondamentaux alors que le pays organise des élections présidentielle et législatives le 27 décembre, ont déclaré mercredi deux experts.
« Les tensions politiques, les manipulations, les fausses nouvelles et les discours de haine, y compris sur les réseaux sociaux, qui portent les germes de troubles et de violations des droits de l'homme, doivent être interdits », ont déclaré ces deux experts dans un communiqué de presse conjoint.
Selon eux, le Haut conseil de la communication et les autres institutions concernées en RCA doivent être dotés des moyens nécessaires pour surveiller les élections. (ONU Info)
Le torchon brule entre le Kenya et la Somalie. Mogadiscio a rompu ce mardi 14 décembre les relations diplomatiques avec son voisin du Sud. Les diplomates kenyans ont sept jours pour quitter le territoire somalien.
Dans la foulée, Nairobi annonçait l’ouverture d’un consulat en mars prochain au Somaliland, cette région autoproclamée indépendante que la Somalie considère comme faisant partie de son territoire. Dans le contexte de relations déjà tendues entre les deux pays, ce rapprochement entre le Kenya et le Somaliland est vécu comme un véritable affront à Mogadiscio.
Depuis dix jours, une médiation est en cours dans le cercle de Niono, où se trouve le village de Farabougou, encerclé depuis début octobre par des combattants jihadistes. Les négociations ont lieu entre tous les acteurs, y compris des jihadistes. Plus généralement, c’est l’ensemble de la zone qui subit l’emprise des jihadistes.
L’armée a renforcé sa présence sur place, quatre ministres ont fait le déplacement pour un Forum de réconciliation il y a un mois, tout cela sans résultat. Trois rencontres directes avec les jihadistes ont déjà été organisées, dans des zones reculées, en brousse. Les négociations sont menées par des représentants du Haut conseil islamique, comme l’avait recommandé le Forum gouvernemental de Niono il y a un mois.
Le Premier ministre soudanais renouvelle ses critiques sur le poids des militaires dans l'économie nationale. Une constance au risque de braquer les hauts gradés qui veulent conserver leurs avantages, après avoir conclu en août 2019 un accord historique pour un transfert progressif du pouvoir aux civils.
Abdallah Hamdok se montre déterminé à mettre fin à la mainmise des hauts gradés de l’armée et des services de renseignement sur l’économie du pays. (RFI)
Des chercheurs arpentent la forêt vierge pour étudier les chauves-souris, suspectées d’être à l’origine de la plupart des épidémies transmises à l’homme, dont le Covid-19. … Est-ce un film de science-fiction ? Une série dystopique ? Six hommes en combinaison jaune, couverts de la tête aux pieds, grimpent laborieusement vers une cavité perdue au cœur de la forêt vierge, à la recherche de virus émergents.
Ces chercheurs du Centre interdisciplinaire médical de recherches de Franceville (CIRMF) se rendent dans la grotte de Zadié, dans le nord-est du Gabon, pour étudier les chauves-souris, suspectées d’être à l’origine de la plupart des épidémies transmises à l’homme ces dernières années : le SRAS en 2003, le MERS en 2012, Ebola et aujourd’hui le SARS-CoV-2, à l’origine du Covid-19 qui paralyse la planète. (Le Monde avec AFP)
L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a condamné, mardi, « l’attaque par des assaillants armés à Toumour, une localité du sud-est du Niger, qui a tué 28 personnes et en a blessé des centaines d’autres ». « Le HCR est gravement préoccupé par la sécurité de plus de 30.000 réfugiés et personnes déplacées internes qui ont trouvé refuge à Toumour », a déclaré lors d’un point de presse à Genève, Babar Baloch, porte-parole de l’Agence onusienne.
Dans la nuit du 12 au 13 décembre, la ville de Toumour situé à 75 km à l’est de Diffa a été l’objet d’une attaque armée « revendiquée par Boko Haram ». Au cours de cette attaque qui a ciblé des populations civiles, la plupart des habitants ont fui vers la brousse, certains ne revenant que le lendemain dans la journée. (ONU Info)
Un road trip dans le désert libyen aurait ressemblé à un voyage en enfer il y a encore quelques mois, mais avec le cessez-le-feu signé en octobre, des Libyens sont partis à l'aventure dans leur pays, "pour la paix" et la relance du tourisme intérieur.
Si les visiteurs étrangers ne sont pas encore de retour --la plupart des pays déconseillent formellement à leurs ressortissants de s'y rendre--, quelque 1.000 Libyens, lassés par des années de conflits, profitent de l'arrêt des combats pour voyager à bord de 300 4x4 dans leur pays plongé dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.
Le cessez-le-feu signé en octobre entre les belligérants a permis le lancement de ce convoi inédit à la découverte des vastes étendues du Sahara libyen. (AFP)
Depuis le 4 novembre en Ethiopie, le petit Etat régional du Tigré est plongé dans un conflit qui oppose le gouvernement fédéral du premier ministre Abiy Ahmed, Prix Nobel de la paix 2019, et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). La zone, située à 700 kilomètres au nord de la capitale, Addis-Abeba, et qui compte 6 millions d’habitants, est depuis coupée du monde.
Après avoir annoncé, le 28 novembre, la prise de Makalé – capitale du Tigré – à la suite de violents combats, le gouvernement éthiopien a déclaré ouvrir la voie aux ONG, empêchées jusqu’à lors de se rendre sur place. Mais l’accès est très compliqué pour les organisations humanitaires, qui dénombrent des centaines de morts et près de 50 000 réfugiés au Soudan voisin. Un déplacement de population sans précédent depuis deux décennies, selon les Nations unies.
La communauté internationale craint que le conflit ne s’enlise et ne déstabilise toute la Corne de l’Afrique. (Le Monde)
Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a affirmé dimanche s'être mis d'accord avec son homologue éthiopien pour la "tenue en urgence d'une réunion de l'IGAD", groupement qui réunit sept pays de l'est africain, pour résoudre la crise au Tigré. Aucune confirmation n'a été donnée pour le moment côté éthiopien.
"La visite a permis des négociations fructueuses et il a été convenu de tenir une réunion urgente de l'IGAD", a indiqué le bureau du Premier ministre soudanais dans un communiqué après un entretien dimanche entre M. Hamdok et son homologue éthiopien Abiy Ahmed.
L'Autorité intergouvernementale pour le développement (en anglais Intergovernmental Authority on Development, IGAD) est un groupement régional créé le 21 mars 1996, associant sept pays est-africains: Djibouti, Ethiopie, Kenya, Somalie, Soudan, Soudan du Sud et Ouganda. (AFP)
Un nouveau procès sur les atrocités commises pendant la guerre civile au Liberia se profile hors des frontières de ce pays d'Afrique de l'Ouest : un ex-commandant rebelle libérien, accusé d'avoir commis des actes de torture dans les années 1990, a été renvoyé devant les assises en France, a-t-on appris jeudi 10 décembre de sources judiciaires.
Un procès a été ordonné le 26 novembre pour Kunti K., arrêté en France en 2018, afin qu'il soit jugé pour "actes de torture" et "complicité d'actes de torture" constitutifs de crimes contre l'humanité commis en 1993 et 1994. Jusqu'à présent, personne n'a été poursuivi ni condamné au Liberia pour les crimes commis pendant la guerre civile, l'un des plus atroces conflits du continent africain et qui a fait quelque 250 000 morts entre 1989 et 2003. Un autre ex-commandant rebelle, Alieu Kosiah, est jugé en Suisse depuis le 3 décembre. (France24 avec AFP)
Près de 7000 violations des droits de l’Homme ont été perpétrées de janvier à octobre en République démocratique du Congo (RDC), une "augmentation de 35%" par rapport à la même période en 2019, a affirmé mercredi le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme (BCNUDH).
"De janvier à octobre 2020, le BCNUDH a documenté 6858 violations et atteintes aux droits de l’Homme à travers le pays, soit une augmentation de 35% par rapport à la même période en 2019", selon un rapport de cette agence onusienne.
Cette augmentation s’explique notamment par "l’intensification des activités des groupes armés dans les provinces affectées par les conflits, en particulier l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Tanganyika". (Belga)