De New York à Bamako en passant par Paris et Alger, l’une des priorités des chancelleries accréditées au Mali est la mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger signé en 2015 entre les groupes armés du nord du Mali et le gouvernement.
Celui-ci prévoit une meilleure représentativité des populations du nord du pays et de désarmer les mouvements d’ex-rebelles ou loyalistes afin de les intégrer à l’armée pour mettre fin aux tensions qui couvent dans ces régions. Mais depuis cinq ans cet accord patine. Une réunion de diplomates s'est tenue jeudi 1er octobre à Bamako. (RFI)
Le pouvoir et les rebelles au Soudan s'apprêtent à signer samedi à Juba un accord de paix historique, qui met fin à 17 ans d'une guerre meurtrière et ouvre une nouvelle page pour ce pays ruiné, mais des incertitudes demeurent sur son application. Les adversaires d'hier ont paraphé le texte le 31 août, mais la signature se fera en grande pompe car cette journée sera symbolique à plus d'un titre.
La cérémonie se déroulera à Juba, capitale du Soudan du sud, dont les dirigeants ont combattu durant 40 ans ceux de Khartoum avant d'obtenir leur indépendance en 2011 au terme d'une guerre qui a fait deux millions de morts et quatre millions de déplacés. Aujourd'hui, leurs rapports sont apaisés et même amicaux. (AFP)
Le mercredi 30 septembre au matin, une douzaine de personnes ont été interpellées dans la préfecture de Dikhil, dans le sud-ouest du pays. Des arrestations arbitraires contre des civils complices du mouvement armé FRUD (Front pour la restauration de l'unité et la démocratie), selon la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH). Une opération de routine répond le pouvoir.
La LDDH parle d’un coup de filet de la gendarmerie contre des civils innocents. Une douzaine de personnes ont été interpellées, car soupçonnées d’avoir des liens avec le mouvement politico-militaire FRUD, en conflit armé avec le pouvoir. L’organisation dénonce un acte arbitraire, illégal, et demande aux autorités de ne pas mêler les civils à ce conflit. (RFI)
Plusieurs chefs d'Etat africains ont réclamé jeudi à l'ONU une plus grande solidarité internationale face à la pandémie de Covid-19, dont l'annulation de leur dette publique et un soutien du Fonds monétaire international. "Face à l'urgence actuelle, nos États ont besoin d'un soutien financier à la hauteur de la crise économique qu'ils connaissent", a déclaré le président nigérien Mahamadou Issoufou, intervenant à distance à la 75e Assemblée générale de l'ONU pour cause de Covid.
"Un simple moratoire sur la dette ne suffira pas au regard des défis qui doivent être relevés. Il faut annuler purement et simplement la dette", a-t-il souligné, reprenant une demande formulée dès mardi par son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.( AFP)
En 2005, la CIJ avait acté la responsabilité de Kampala dans les meurtres, tortures, destructions et pillages commis de 1997 à 2003 dans le nord-est du pays. Quatre experts internationaux vont évaluer le préjudice subi par la République démocratique du Congo (RDC) lors de l'occupation de la province de l'Ituri par l'armée ougandaise entre 1998 et 2003.
Dans une ordonnance rendue publique mercredi 23 septembre, les juges de la Cour internationale de justice (CIJ) ont mis fin aux tergiversations entre Kampala et Kinshasa pour tenter de faire avancer un dossier les opposant depuis quinze ans.
La pandémie de Covid-19 continue de ralentir en Afrique, avec une baisse légère de 2% des nouveaux cas, avec toutefois « une diminution plus soutenue des décès » (14 %) la semaine dernière, a indiqué, jeudi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS). « Dans l'ensemble, je me félicite de la réaction des pays africains. Nous progressons grâce aux efforts concertés des gouvernements, des communautés et des partenaires », a déclaré sur Twitter, la Dr Matshidiso Moeti, Directrice du Bureau régionale de l'OMS pour l'Afrique. ...
Selon le Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique, près d'une trentaine de pays africains ont enregistré une diminution des nouveaux cas, dont au moins six ont enregistré une baisse de plus de 50%. ... De façon générale, il s'agit d'une hausse du nombre de nouveaux cas sur la même période en Afrique centrale et en Afrique du Nord (en grande partie à cause des nouveaux cas au Maroc, en Libye et en Tunisie). (ONU Info)
Un homme, les pieds dans l'eau, transportant des matelas sur sa tête. Une femme entreposant ce qu'elle a pu sauver de ses casseroles sur une barque de fortune. Des jeunes tentant de construire une digue de sable à la va-vite devant des cases en torchis à moitié détruites... Depuis quelques années, ces images sont devenues habituelles au Sahel.
Sur les réseaux sociaux, on a même vu récemment un 4x4, tiré par un câble, sortir miraculeusement des eaux sous les vivats de la foule. Loin de l'image qui est la sienne depuis des années - une savane rendue de plus en plus aride par l'avancée du désert et où tout manque, à commencer par l'eau -, cette région est régulièrement dévastée par de violentes inondations. (Orient XXI)
De l'art rupestre en Afrique australe aux pyramides le long du Nil, les hommes ont laissé leur empreinte à travers le continent depuis des millénaires. Mais les événements climatiques extrêmes, l'élévation du niveau de la mer et d'autres défis liés au changement climatique menacent de détruire des sites culturels inestimables, met en garde une étude récente.
Dans la revue Azania, des chercheurs du Royaume-Uni, du Kenya et des États-Unis affirment qu'une "intervention significative" est nécessaire pour sauver ces sites patrimoniaux. Comme pour souligner l'avertissement, ces dernières semaines, des archéologues au Soudan ont essayé d'empêcher les eaux de crue du Nil d'atteindre le site du patrimoine mondial désigné par les Nations unies à al-Bajrawiya. (BBC)
L'agence onusienne se dit "très préoccupée par l'intensification du conflit et la détérioration de la sécurité alimentaire" dans la province de Cabo Delgado, où "plus de 300.000 personnes ont fui leurs maisons et leurs villages, abandonnant leurs récoltes et les rendant complètement dépendants de l'aide humanitaire". "La violence prive les gens de nourriture et de moyens d'existence", souligne Antonella D'Aprile, la nouvelle représentante du PAM au Mozambique, citée dans ce communiqué.
"L'insécurité croissante et la faiblesse des infrastructures compliquent l'accès à ces gens qui ont besoin d'aide, sans compter la couche de complexité supplémentaire ajoutée par la pandémie de coronavirus", détaille-t-elle.
Les nouvelles autorités de Bujumbura ont « une occasion unique de rectifier le cours destructeur que le Burundi a suivi depuis bien trop longtemps », a déclaré, mercredi, Doudou Diène, le Président de la Commission d'enquête sur ce pays d'Afrique de l'Est. « Le peuple burundais attend des changements significatifs et positifs. Le Conseil des droits de l'homme doit montrer qu'il n'en attend pas moins », a ajouté l'expert onusien.
Devant cet organe intergouvernemental de l'ONU basé à Genève, M. Diène a indiqué que « les risques pour l'avenir ne sont pas négligeables » au Burundi malgré l'avènement d'un nouveau pouvoir. Jusqu'à présent, la Commission n'a pas relevé « de signe d'amélioration tangible de la situation des droits de l'homme malgré les déclarations à cet effet du nouveau Président burundais Évariste Ndayishimiye en fonction depuis le 18 juin dernier. (ONU Info)
Le dernier incident sécuritaire documenté s'est produit lundi 21 septembre près de Sange, dans la province du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo. Un convoi humanitaire a été ciblé. Le premier véhicule a été attaqué. Trois de ses passagers ont été kidnappés. Le second véhicule du convoi a réussi à faire demi-tour.
Plus tôt, le 16 septembre, un employé de l'organisation non gouvernementale World Vision a été tué. Le convoi dans lequel il se trouvait a été pris pour cible par des hommes armés non identifiés. Deux jours plus tard, le 18 septembre, trois agents de l'organisation Caritas ont été kidnappés à une dizaine de kilomètres de la ville de Bunia.
Au mois de juin, une expatriée américaine travaillant pour Médecins sans frontières était également prise en otage pendant plusieurs jours.
L'accalmie après l'arrivée au pouvoir d'Evariste Ndayishimiye a été de courte durée. Des incursions de groupes armés se sont multipliées ces dernières semaines. D'après des informations concordantes, ces groupes armés seraient venus depuis fin août du Sud-Kivu, dans l'est de la RDC, via le lac Tangayika.
Le mouvement rebelle Red-Tabara, créé en 2015, confirme être à l'origine des récentes incursions militaires. "Dans certains provinces, la résistance s'affronte régulièrement aux forces de la terreur, composées par la police et la milice du parti au pouvoir. Comme son nom l'indique, Red-Tabara a pour objectif de secourir, de libérer le peuple burundais du joug de la tyrannie", a déclaré Justine Ntwari, l'une des porte-parole du Red-Tabara à la DW. (DW)
Le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed a nommé jeudi un nouveau Premier ministre, quelques heures après avoir conclu un accord avec les leaders politiques régionaux pour organiser des élections l'année prochaine. Ces élections abandonneront la promesse d'introduire un système électoral universel donnant une voix à chaque électeur.
Le bureau de "Farmajo", surnom donné au président, a annoncé tard jeudi la nomination de Mohamed Hussein Roble, un ingénieur civil formé en Suède qui fait ici ses débuts en politique. Il lui "a souhaité de prendre la charge et les tâches à venir avec diligence."
Un nouveau groupe armé dénommé Coalition des mouvements pour le changement du Congo (CMC), a vu le jour dans le territoire de Rusthuru, au Nord-Kivu. Selon les sources de la coordination territoriale de la nouvelle société civile, confirmées par les cadres administratifs locaux, ce groupe armé a installé depuis trois semaines sa base à quelques 3 km de la cité de Kiwanja.
Ces combattants imposent des taxes aux habitants du milieu ainsi qu'aux voyageurs. Pour le président de cette structure citoyenne, Bampata Raphael, la présence de cette milice autour de la cité de Kiwanja, constitue de nouveau une menace pour la sécurité de la zone. (Radio Okapi)
2023, l'année de la prochaine présidentielle est encore loin, mais les questions électorales défraient déjà la chronique. Les ONG veulent que le système électoral soit reformé, afin d'éviter les mêmes difficultés et contestations que lors des élections de fin 2018.
Le Consortium des missions nationales d'observation électorale s'est ainsi réuni pendant quatre jours jusqu'à ce dimanche 13 septembre, et va batailler pendant la session parlementaire qui s'ouvre ce mardi pour faire passer ses propositions.
Parmi ces organisations, se retrouve notamment les missions d'observation électorale de l'Église catholique et celles de l'Église protestante. Elles veulent, par exemple, parvenir à une commission électorale totalement dépolitisée et animée par des membres exclusivement issus de la société civile. (RFI)
La commission ougandaise de communication l'a annoncé la semaine dernière : désormais, toute personne diffusant du contenu en ligne devra s'enregistrer auprès d'elle avant le 5 octobre prochain. Pour justifier cette nouvelle directive, la commission cite un article de l'Uganda Communications Act, qui interdit la diffusion de contenus sans licence. Une loi qui sera donc désormais appliquée aux publications en ligne et sur les réseaux sociaux.
Pour Roland Ebole, l'un des chercheurs de l'ONG Amnesty International sur l'Ouganda, c'est une nouvelle restriction grave de la liberté d'expression dans le pays. Elle est, selon lui, d'autant plus inquiétante à quelques mois de l'élection présidentielle prévue au début de l'année prochaine. (RFI)
L'armateur japonais du navire a l'origine d'une marée noire au large de l'île Maurice s'engage à débourser l'équivalent de 8 millions d'euros pour contribuer a la dépollution du littoral. Le navire a heurté, le 25 juillet, un récif de cette île de l'Océan Indien, laissant échapper au moins 1 000 tonnes d'hydrocarbures de ses flancs.
L'armateur et le gouvernement japonais ont déjà envoyé sur place des experts pour évaluer l'impact de cette pollution sur les coraux de l'île Maurice. La compagnie Mitsui OSK reconnait avoir « une responsabilité sociale » dans l'accident du vraquier qu'elle exploite et qui a heurté un récif de l'île Maurice. (RFI)
Dans une étude publiée par Foreign Policy, le Sénégal est classé deuxième sur 36 États passés au crible pour sa gestion de la crise du coronavirus. Le magazine américain a élaboré un « indice de réponse mondial Covid-19 » pour suivre les politiques de riposte des gouvernements face à la pandémie. ...
Le Sénégal enregistre 293 décès liés au coronavirus, et 14 150 cas confirmés au total à ce jour, jeudi 11 septembre. Le président Macky Sall s'est félicité de ce classement, qui reste toutefois partiel. Sur le continent africain, seuls cinq États sont pris en compte. (RFI)
L'armée camerounaise avait annoncé mardi "aux populations de la ville de Bamenda et ses environs (...) que les forces de défense et de sécurité ont engagé une opération spéciale de sécurisation de la ville", baptisée "Bamenda Clean". Alors qu'un violent conflit entre l'armée et des séparatistes secoue depuis 2017 le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les deux régions à majorité anglophone du Cameroun, c'est la première fois que le gouvernement annonce une telle opération à Bamenda.
"Les marchés et les rues sont déserts", a témoigné mercredi un fonctionnaire, qui a réclamé l'anonymat. Si les taxis, moyen de transports privilégiés, avaient déserté le centre-ville, quelques voitures privées et bus circulaient, a-t-il ajouté. (AFP)
C'est un sujet désormais polémique au Mali depuis les explosions dans le port de Beyrouth au Liban le 4 août dernier. Environ 3.050 tonnes de nitrate d'ammonium ont été transportées du port autonome de Dakar avec, comme destination finale, les mines d'or de la région de Kayes au nord-ouest de Bamako.
Les autorités régionales mais aussi les populations civiles surveillent désormais les lieux de stockage de ce produit chimique. Au sein de la société civile de Kayes, plusieurs associations alertent en effet depuis plusieurs semaines les autorités régionales sur la nécessité de prendre des dispositions pour éviter tout accident en lien avec la grande quantité de nitrate d'ammonium qui a transité par la ville. (DW)