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Mali: une médiation avec jihadistes et chasseurs dozos pour mettre un terme aux violences  16/12/2020

Depuis dix jours, une médiation est en cours dans le cercle de Niono, où se trouve le village de Farabougou, encerclé depuis début octobre par des combattants jihadistes. Les négociations ont lieu entre tous les acteurs, y compris des jihadistes. Plus généralement, c’est l’ensemble de la zone qui subit l’emprise des jihadistes.
 
L’armée a renforcé sa présence sur place, quatre ministres ont fait le déplacement pour un Forum de réconciliation il y a un mois, tout cela sans résultat. Trois rencontres directes avec les jihadistes ont déjà été organisées, dans des zones reculées, en brousse. Les négociations sont menées par des représentants du Haut conseil islamique, comme l’avait recommandé le Forum gouvernemental de Niono il y a un mois.

Soudan: le PM dénonce la mainmise des militaires sur l'économie  16/12/2020

Le Premier ministre soudanais renouvelle ses critiques sur le poids des militaires dans l'économie nationale. Une constance au risque de braquer les hauts gradés qui veulent conserver leurs avantages, après avoir conclu en août 2019 un accord historique pour un transfert progressif du pouvoir aux civils.
 
Abdallah Hamdok se montre déterminé à mettre fin à la mainmise des hauts gradés de l’armée et des services de renseignement sur l’économie du pays. (RFI)
 

Au Gabon, des scientifiques sur la piste des virus émergents  16/12/2020

Des chercheurs arpentent la forêt vierge pour étudier les chauves-souris, suspectées d’être à l’origine de la plupart des épidémies transmises à l’homme, dont le Covid-19. … Est-ce un film de science-fiction ? Une série dystopique ? Six hommes en combinaison jaune, couverts de la tête aux pieds, grimpent laborieusement vers une cavité perdue au cœur de la forêt vierge, à la recherche de virus émergents.
 
Ces chercheurs du Centre interdisciplinaire médical de recherches de Franceville (CIRMF) se rendent dans la grotte de Zadié, dans le nord-est du Gabon, pour étudier les chauves-souris, suspectées d’être à l’origine de la plupart des épidémies transmises à l’homme ces dernières années : le SRAS en 2003, le MERS en 2012, Ebola et aujourd’hui le SARS-CoV-2, à l’origine du Covid-19 qui paralyse la planète. (Le Monde avec AFP)
 

Niger : le HCR condamne l’attaque meurtrière de la ville de Toumour  15/12/2020

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a condamné, mardi, « l’attaque par des assaillants armés à Toumour, une localité du sud-est du Niger, qui a tué 28 personnes et en a blessé des centaines d’autres ». « Le HCR est gravement préoccupé par la sécurité de plus de 30.000 réfugiés et personnes déplacées internes qui ont trouvé refuge à Toumour », a déclaré lors d’un point de presse à Genève, Babar Baloch, porte-parole de l’Agence onusienne.
 
Dans la nuit du 12 au 13 décembre, la ville de Toumour situé à 75 km à l’est de Diffa a été l’objet d’une attaque armée « revendiquée par Boko Haram ». Au cours de cette attaque qui a ciblé des populations civiles, la plupart des habitants ont fui vers la brousse, certains ne revenant que le lendemain dans la journée. (ONU Info)
 

En Libye, un road trip dans le désert pour relancer le tourisme  14/12/2020

Un road trip dans le désert libyen aurait ressemblé à un voyage en enfer il y a encore quelques mois, mais avec le cessez-le-feu signé en octobre, des Libyens sont partis à l'aventure dans leur pays, "pour la paix" et la relance du tourisme intérieur.
 
Si les visiteurs étrangers ne sont pas encore de retour --la plupart des pays déconseillent formellement à leurs ressortissants de s'y rendre--, quelque 1.000 Libyens, lassés par des années de conflits, profitent de l'arrêt des combats pour voyager à bord de 300 4x4 dans leur pays plongé dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.
 
Le cessez-le-feu signé en octobre entre les belligérants a permis le lancement de ce convoi inédit à la découverte des vastes étendues du Sahara libyen. (AFP)
 
 

Guerre en Ethiopie : où en est le conflit dans la région du Tigré ?  14/12/2020

Depuis le 4 novembre en Ethiopie, le petit Etat régional du Tigré est plongé dans un conflit qui oppose le gouvernement fédéral du premier ministre Abiy Ahmed, Prix Nobel de la paix 2019, et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). La zone, située à 700 kilomètres au nord de la capitale, Addis-Abeba, et qui compte 6 millions d’habitants, est depuis coupée du monde.
 
Après avoir annoncé, le 28 novembre, la prise de Makalé – capitale du Tigré – à la suite de violents combats, le gouvernement éthiopien a déclaré ouvrir la voie aux ONG, empêchées jusqu’à lors de se rendre sur place. Mais l’accès est très compliqué pour les organisations humanitaires, qui dénombrent des centaines de morts et près de 50 000 réfugiés au Soudan voisin. Un déplacement de population sans précédent depuis deux décennies, selon les Nations unies.
 
La communauté internationale craint que le conflit ne s’enlise et ne déstabilise toute la Corne de l’Afrique. (Le Monde)

Tigré: le PM soudanais annonce une prochaine réunion régionale  14/12/2020

Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a affirmé dimanche s'être mis d'accord avec son homologue éthiopien pour la "tenue en urgence d'une réunion de l'IGAD", groupement qui réunit sept pays de l'est africain, pour résoudre la crise au Tigré. Aucune confirmation n'a été donnée pour le moment côté éthiopien.
 
"La visite a permis des négociations fructueuses et il a été convenu de tenir une réunion urgente de l'IGAD", a indiqué le bureau du Premier ministre soudanais dans un communiqué après un entretien dimanche entre M. Hamdok et son homologue éthiopien Abiy Ahmed.
 
L'Autorité intergouvernementale pour le développement (en anglais Intergovernmental Authority on Development, IGAD) est un groupement régional créé le 21 mars 1996, associant sept pays est-africains: Djibouti, Ethiopie, Kenya, Somalie, Soudan, Soudan du Sud et Ouganda. (AFP)

Liberia : un ancien rebelle renvoyé devant les assises en France  11/12/2020

Un nouveau procès sur les atrocités commises pendant la guerre civile au Liberia se profile hors des frontières de ce pays d'Afrique de l'Ouest : un ex-commandant rebelle libérien, accusé d'avoir commis des actes de torture dans les années 1990, a été renvoyé devant les assises en France, a-t-on appris jeudi 10 décembre de sources judiciaires.
 
Un procès a été ordonné le 26 novembre pour Kunti K., arrêté en France en 2018, afin qu'il soit jugé pour "actes de torture" et "complicité d'actes de torture" constitutifs de crimes contre l'humanité commis en 1993 et 1994. Jusqu'à présent, personne n'a été poursuivi ni condamné au Liberia pour les crimes commis pendant la guerre civile, l'un des plus atroces conflits du continent africain et qui a fait quelque 250 000 morts entre 1989 et 2003. Un autre ex-commandant rebelle, Alieu Kosiah, est jugé en Suisse depuis le 3 décembre. (France24 avec AFP)
 

RDC : près de 7000 violations des droits humains de janvier à octobre  11/12/2020

Près de 7000 violations des droits de l’Homme ont été perpétrées de janvier à octobre en République démocratique du Congo (RDC), une "augmentation de 35%" par rapport à la même période en 2019, a affirmé mercredi le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme (BCNUDH).
 
"De janvier à octobre 2020, le BCNUDH a documenté 6858 violations et atteintes aux droits de l’Homme à travers le pays, soit une augmentation de 35% par rapport à la même période en 2019", selon un rapport de cette agence onusienne.
 
Cette augmentation s’explique notamment par "l’intensification des activités des groupes armés dans les provinces affectées par les conflits, en particulier l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Tanganyika". (Belga)
 
 

Covid-19 : en Afrique du Sud, une « deuxième vague » qui touche surtout les jeunes  10/12/2020

L’Afrique du Sud, pays le plus touché du continent par le coronavirus, fait désormais face à une « deuxième vague », a annoncé, mercredi 9 décembre, le ministre de la santé dans un communiqué. « Ce soir, nous vous annonçons que l’Afrique du Sud fait l’expérience d’une deuxième vague », a déclaré Zweli Mkhize, car le pays recueille désormais des chiffres « correspondant aux critères ».
 
Sur les dernières vingt-quatre heures, 6 709 nouveaux cas et 135 décès liés au Covid-19 ont été enregistrés, soit un total de 22 574 morts depuis le début de la pandémie. Le ministre a expliqué s’appuyer sur « les critères formulés par nos scientifiques et nos équipes de modélisation », soulignant que le pays avait dépassé la barre des 6 000 nouveaux cas répertoriés par jour. (Le Monde avec AFP)
 


 

Togo: les proches de leaders de l'opposition DMK incarcérés demandent leur libération  10/12/2020

L’interpellation de Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson et Gérard Djossou, inculpés et placés sous mandat de dépôt pour « groupement de malfaiteurs et atteinte à la sécurité intérieure de l’État », continue de susciter des réactions. Mercredi, au cours d’une conférence de presse, la Dynamique Mgr Kpodzro, plusieurs autres partis politiques et associations de la société civile sont montés au créneau. Pour eux, ce qui est reproché aux deux opposants est fallacieux. Il faut les libérer, disent-ils, en appelant à la constitution d’un comité de crise. (RFI)

Nigeria: 10 000 personnes sont mortes en détention depuis 2011  09/12/2020

Dans un rapport de 67 pages publié ce mardi 8 décembre, Amnesty International Nigeria s’alarme du sort des personnes âgées confrontées aux violences de Boko Haram et de l’armée nigériane dans l’état de Borno, au nord-est du pays.
 
Ce rapport décrit la double peine pour cette population, persécutée par les djihadistes et victimes des exactions de l’armée. Une population totalement invisibilisée, selon ce rapport intitulé « Mon coeur saigne : la vie des personnes âgées face au conflit, au déplacement et à la détention dans le nord est du Nigeria ». (RFI)
 


 

Cameroun: nouvelles révélations sur des exactions en région anglophone depuis 2016  09/12/2020

Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies se penche ce mercredi 9 décembre sur l’Afrique centrale et que ce jeudi est célébrée la Journée des droits de l’homme, la Base de données sur les atrocités au Cameroun publie une série de 8 rapports sur les atrocités commises dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
 
Il s’agit d’un groupe de chercheurs de l’Edinburgh International Justice Initiative, de l’université de Leiden et de l’université de Toronto, qui ont mené tout un travail de vérification de photos ou de vidéos pour déterminer la date, l'heure et la géolocalisation précises de ces atrocités.
 
Pour cela, ils se sont notamment basés sur des techniques de géolocalisation, l’utilisation de cartes ou même de données météo. Afin d'obtenir le maximum de ressources, une base de données a été créée afin que les citoyens puissent fournir anonymement des photos, vidéos ou autres documents. (RFI)

Bambari, laboratoire d'une Centrafrique sous perfusion mais encore exsangue  07/12/2020

Dans les allées encombrées du marché de Kidjigira, les clients de toutes confessions se bousculent désormais sans crainte au milieu des fumées des marmites en suspension et des nuées de mouches. Il y a peu, l'endroit était encore un no man's land séparant les quartiers musulman et chrétien de Bambari, épicentre de la guerre civile à son paroxysme en Centrafrique entre 2013 et 2017. Les affrontements ont cessé depuis 2018.
 
A trois semaines d'élections présidentielle et législatives sous haute tension, cette ville située au c½ur d'un pays parmi les plus pauvres du monde se veut l'emblème de la réconciliation entre les communautés qui se sont déchirées, une "cité pilote" où bailleurs de fonds internationaux et humanitaires ont concentré leurs efforts depuis 2017. Mais en dépit des millions déversés, le chômage et la misère persistent et comme dans le reste d'un pays occupé aux deux tiers par les groupes armés, l'avenir est lourd d'incertitudes. (AFP)

En marge du conflit au Tigré, l'armée soudanaise reprend une partie du triangle d'el-Fashaga  07/12/2020

Le triangle d’el-Fashaga s’étend sur 250 km2. Cette zone fertile représente des milliers d’hectares de terres cultivables. Un enjeu économique et alimentaire crucial pour les habitants. Revendiquée par le Soudan et l’Éthiopie, la région est connue pour sa violence et ses trafics. Or, depuis plusieurs semaines, les soldats éthiopiens déployés dans le secteur sont partis renforcer les troupes au Tigré.
 
L’armée soudanaise aurait donc profité du retrait des troupes éthiopiennes. Selon plusieurs sources, les soldats de Khartoum auraient ainsi repris les secteurs de Kurdia, du Jebel Tayara et même de Khor Yabis, qui était occupé par les Éthiopiens depuis 25 ans. Un comité local soudanais a alors parlé d’une « restauration de la souveraineté soudanaise ». (RFI)

Soudan: tensions entre civils et militaires au sujet d'un nouvel organe politique  07/12/2020

Le fossé se creuse entre militaires et civils soudanais chargés de mener la transition politique. Le général Abdel Fattah al-Burhan a décidé unilatéralement des prérogatives du Conseil des partenaires de la Transition, organe nouvellement créé après les accords de paix avec les rebelles. Le décret n’a même pas été publié au journal officiel ou annoncé publiquement.
 
Le texte signé par le Général Abdel Fattah al-Burhan a simplement fuité dans la presse, jeudi. Ce Conseil des partenaires de la Transition (CPT) devait initialement se cantonner à une fonction consultative. Mais, le chef du Conseil souverain a décidé autrement. Il pourrait interférer dans l’action du gouvernement et dans la constitution de l’assemblée législative à venir. (RFI)

L’Afrique du Sud craint une résurgence du Covid-19  04/12/2020

L’apparition de nouveaux foyers épidémiques dans plusieurs régions d’Afrique du Sud fait craindre une résurgence du coronavirus, que pourraient favoriser les rassemblements attendus lors des fêtes de fin d’année. Les autorités du pays d’Afrique officiellement le plus touché par le Covid-19 luttent pour maîtriser le nombre de contaminations depuis qu’une hausse a été rapportée en novembre dans les provinces voisines du Cap-Oriental et du Cap-Occidental (sud).
 
A l’échelle nationale, le nombre quotidien de nouveaux cas a dépassé les 4 400 mercredi, soit un bond de plus de 50 % par rapport à une moyenne de 2 000 plus tôt en novembre. Plus de la moitié de cette hausse provient des contaminations au Cap-Oriental et environ 25 % de la province du Cap-Occidental. (Le Monde)
 


 

Présidentielle en Ouganda: l’opposant Bobi Wine à nouveau en campagne  04/12/2020

En Ouganda, Bobi Wine, le principal challenger au président Yoweri Museveni pour la présidentielle du 14 janvier 2021, a repris la route jeudi après un nouvel accrochage avec les forces de l’ordre cette semaine. Mardi, son véhicule a essuyé des tirs provenant de forces de l’ordre. Depuis l’ouverture de la campagne le mois dernier, les incidents se multiplient.
 
« Ils ferment les routes, érigent des barrages, me font suivre par des hommes armés et maintenant tirent sur mon véhicule », dénonce le candidat Bobi Wine. Mardi, l’opposant a à nouveau été empêché de faire campagne. Son véhicule a été bloqué à un barrage à une cinquantaine de kilomètres de Kampala et les forces de l’ordre ont tiré sur les pneus de sa voiture. Le candidat a suspendu sa campagne pendant 24 heures avant de reprendre la route, appelant les forces à ne pas s’ingérer dans la campagne présidentielle. (RFI)

Au Soudan, l'exode chaotique des réfugiés éthiopiens du Tigré  04/12/2020

Plus de 45 000 réfugiés avaient déjà franchi la frontière entre l'Éthiopie et le Soudan au 1er décembre. Selon l'ONU, leur nombre pourrait grimper à 200 000 au cours des prochains mois, en fonction de l'évolution de ce conflit opposant le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).
 
Dans des charrettes, sur des tracteurs, en bateau et souvent à pied, les réfugiés ne possèdent généralement que les seuls vêtements qu'ils portaient lors de leur fuite. Certains ont dû marcher près de quinze jours, presque sans manger. Ils ont souvent dû éviter les villages où étaient stationnés milices et soldats. Cadavres dans les rues, exécutions ciblées, bombardements... Tous décrivent des scènes d'une extrême violence. (France24)
 

Mali : hausse du trafic d’enfants en raison du conflit et de la pandémie de Covid-19 (HCR)  02/12/2020

Le conflit, l’insécurité, la pandémie de Covid-19 et la détérioration des conditions socio-économiques entraînent une augmentation de la traite des enfants, du travail forcé et du recrutement forcé par des groupes armés au Mali, a mis en garde mardi le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Des nombreux cas de recrutement d’enfants sont signalés. Au cours du premier semestre de cette année, 230 cas ont été recensés.
 
Il s’agit de quinze cas de plus par rapport à toute l’année 2019 (215 cas), selon un rapport récemment publié par le Groupe mondial de la protection (GPC), un réseau dirigé par le HCR qui regroupe des agences des Nations Unies et des ONG assurant des prestations de protection aux personnes affectées par les crises humanitaires. Selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, des groupes armés se livrent également au trafic d’enfants destinés au travail dans les mines d’or, utilisant les profits pour enrichir les combattants des groupes armés. (ONU Info)
 

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