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Congo-B: l’opposition se plaint de la déliquescence de l’État auprès du président Sassou  10/10/2022

La Fédération de l’opposition congolaise (FOC) a dévoilé lors d’une conférence de presse mercredi 5 octobre une lettre ouverte envoyée au président Denis Sassou Nguesso qui cumule 38 ans au pouvoir. Elle déplore la déliquescence de l’État, la dégradation de la situation socio-économique, des élections « arrangées » et des arrestations des leaders politiques orchestrées pour conserver le pouvoir.
 
C’est Clément Miérassa, président de la Fédération de l’opposition, qui s’est chargé de lire le contenu de la missive d’une vingtaine de pages. « Nous la faisons (cette lettre) parce que nous avons constaté que le Congo va très mal. Les Congolais souffrent. Et, pendant qu’ils souffrent, ils découvrent qu’il y a des valises contenant des milliards de FCFA qui traversent des frontières. C’est comme si on se moquait de la souffrance des Congolais », dénonce-t-il. (RFI)

Avant la COP27, l'Egypte face aux défis de la participation et des droits humains  10/10/2022

À un mois de la COP27, l'Egypte multiplie les appels du pied aux dirigeants du monde pour faire de ce sommet climatique un rendez-vous diplomatique incontournable tout en tentant d'éviter les critiques sur ses violations des droits humains.
 
Jusqu'ici, aucun chef d'Etat n'a officiellement confirmé participer à la conférence qui s'ouvrira le 6 novembre à Charm el-Cheikh sur la mer Rouge, mais une absence est déjà remarquée: le roi Charles III ne sera pas là. Le président de la COP27, le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Choukri, a été "déçu", selon un responsable égyptien cité par le quotidien britannique The Guardian.
 
"Nous espérons que cela ne signale pas que la Grande-Bretagne se met en retrait du mouvement mondial sur le changement climatique", a-t-il ajouté. Et ce, alors même que le monde est déjà accaparé par d'autres questions pressantes comme l'invasion russe de l'Ukraine ou la flambée des prix des denrées alimentaires et de l'énergie. Or Le Caire veut en priorité mobiliser les pays industrialisés et pollueurs autour de cette COP en Afrique. (AFP)

Législatives à Sao Tomé-et-Principe, début du dépouillement  26/09/2022

Les habitants de Sao Tomé-et-Principe ont voté dimanche lors des élections législatives et pourraient voir la coalition de centre-gauche au pouvoir céder sa fragile majorité au centre-droit, dans ce petit archipel lusophone, considéré comme un modèle de démocratie parlementaire en Afrique.
 
Les bureaux de vote ont fermé dans la soirée et le dépouillement a commencé dans l'archipel de 215.000 habitants où 100.000 électeurs étaient appelés à renouveler les 55 députés de l'Assemblée nationale pour quatre ans, en même temps que les élus régionaux et municipaux. (AFP)

Sénégal : l’ancienne première ministre Aminata Touré lâche le président Macky Sall  26/09/2022

L’ancienne première ministre Aminata Touré a jeté dimanche 25 septembre un pavé dans la mare politique sénégalaise en annonçant son retrait du groupe soutenant le chef de l’Etat au Parlement et en liant sa décision à son opposition à un troisième mandat présidentiel de Macky Sall.
 
Mme Touré, cheffe du gouvernement de M. Sall de 2013 à 2014, a justifié sa démission du groupe parlementaire présidentiel par sa mise à l’écart à la dernière minute du poste de présidente de l’Assemblée élue en juillet. Elle a expliqué cette mise à l’écart par son opposition à une éventuelle candidature de M. Sall à un troisième mandat lors de la présidentielle de 2024. « La question centrale qui, au fond, est à l’origine de tout ceci » est celle d’un troisième mandat, « impossible juridiquement, impossible moralement », a-t-elle précisé à la presse.
 
Le sujet est appelé à dominer le débat ces prochains mois. M. Sall, élu en 2012, réélu en 2019, entretient le flou sur ses intentions en 2024. Une candidature risquerait de provoquer de vives tensions dans un pays considéré comme un îlot de stabilité dans une région troublée. (Le Monde)

En Somalie, sécheresse et conflits réunis pour une nouvelle famine  23/09/2022

La Somalie est-elle depuis trop longtemps synonyme de crise pour que les alertes lancées par les agences humanitaires semblent devenues presque inaudibles ? « La famine frappe à la porte, c’est un ultime avertissement », a prévenu Martin Griffiths, le chef du bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) lundi 5 septembre, en prédisant une catastrophe dont près de 300 000 personnes pourraient être victimes si des vivres et de l’assistance ne sont pas rapidement acheminés.
 
Au cours du premier semestre, 730 enfants sont morts dans les centres de nutrition, selon l’ONU. La poursuite de la sécheresse jusqu’à la fin de l’année explique le sombre pronostic des Nations unies. Le centre météorologique régional pour la Corne de l’Afrique, basé à Nairobi, anticipe, entre octobre et décembre, une saison des pluies encore insuffisante pour assurer les récoltes et reconstituer les pâturages. Si les semaines à venir lui donnent raison, il s’agira de la cinquième mauvaise saison des pluies depuis 2020. (Le Monde)
 

L'agenda africain lors de la 77ème Assemblée générale des Nations unies  21/09/2022

La 77ème Assemblée générale de l’ONU, réunion annuelle des chefs d’Etat et de gouvernement au siège des Nations unies, s’est ouverte ce mardi 20 septembre à New York. Guerre en Ukraine, dérèglement climatique, sécurité alimentaire vont dominer cet événement pendant près d’une semaine, avec quelques rendez-vous africains importants.
 
Ce mardi 20 septembre, dans l’immense salle vert et or de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU), le président sénégalais Macky Sall sera le premier chef d’État africain à monter la tribune, juste derrière le président brésilien, Jair Bolsonaro, qui ouvre traditionnellement les travaux chaque année.
 
L’après-midi, Macky Sall sera suivi par le président des Seychelles, Wavel Ramkalawan, puis par le Congolais Félix Tshisekedi et le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra, l’un après l’autre, et ensuite le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch. (RFI)
 

Cameroun: l'enlèvement de religieux dans le Sud-Ouest inquiète la conférence épiscopale  21/09/2022

La Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC) exprime son inquiétude après l'attaque perpétrée vendredi 16 septembre contre une église de la région du Sud-Ouest anglophone. L'attaque a eu lieu près de la commune de Mamfé, là où l'hôpital de référence avait déjà été incendié en juin.
 
Lors de l'attaque de vendredi, les assaillants, qui n'ont pas revendiqué leur appartenance à un groupe séparatiste anglophone, ont enlevé neuf personnes. Elles sont toujours détenues à cette heure. Les ravisseurs demandent de l'argent pour les libérer.
 
Le révérend Humphrey Tatah Mbuy, porte-parole de la conférence épiscopale, raconte ces événements : « C’était vendredi. Près de 50 hommes armés, inconnus, non identifiés, sont arrivés dans le petit village de Nchang dans les environs de la ville de Mamfé. Ils ont pris cinq prêtres, trois qui enseignent à l’école et deux qui travaillent pour la paroisse. Et ils ont aussi enlevé une religieuse nigériane. Ensuite, sur leur route, ils ont pris trois habitants. Donc, en tout, neuf personnes ont été kidnappées. En quittant les lieux, ils ont mis le feu. L’église a complétement brûlé, sauf l’autel. L’évêque de Mamfé est allé sur place le samedi matin. Il a réussi à sauver les saints sacrements. » (RFI)

Au Niger, des centaines de personnes manifestent contre la présence militaire française  20/09/2022

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté pacifiquement dimanche 18 septembre dans les rues de Niamey, la capitale du Niger, pour protester notamment contre la force antidjihadiste française « Barkhane », tout en encensant la Russie, a constaté un journaliste de l’AFP. Aux cris de « “Barkhane” dehors », « A bas la France », « Vive Poutine et la Russie », les manifestants ont sillonné quelques rues de la capitale avant de tenir un meeting devant le siège de l’Assemblée nationale.
 
Certains manifestants arboraient des drapeaux de la Russie et brandissaient des pancartes hostiles à la France et à Barkhane. « Dégage l’armée française criminelle » ou « L’armée coloniale “Barkhane” doit partir », pouvait-on lire sur certaines pancartes dans cette manifestation autorisée par les autorités municipales de Niamey.
 
Quelque 3 000 militaires français sont toujours déployés dans le Sahel – et notamment au Niger, l’un des principaux alliés de Paris – après leur retrait total du Mali. La force « Barkhane » avait été chassée par la junte au pouvoir au Mali depuis 2020, qui est soupçonnée de travailler avec le groupe paramilitaire russe Wagner. En avril, les députés nigériens avaient largement voté en faveur d’un texte autorisant le déploiement de forces étrangères sur le territoire, notamment françaises, pour combattre les djihadistes. (Le Monde)

Bagarres, insultes et micro arraché : au Sénégal, une rentrée parlementaire mouvementée  15/09/2022

C’est en présence des gendarmes, à l’intérieur même de l’hémicycle, que le nouveau président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Amadou Mame Diop, a été élu dans la soirée du lundi 12 septembre, jour d’une rentrée parlementaire très mouvementée marquée par des bagarres, des insultes, des cris et un micro arraché.
 
Candidat de la coalition présidentielle Benno Bokk Yaakar (BBY), le député-maire de Richard-Toll, une ville du nord du Sénégal, est peu connu du grand public. « Je serai votre président, le président de tous les députés. Ensemble pour relever les défis d’une assemblée constructive engagée pour le peuple sénégalais qui attend beaucoup de nous », a-t-il déclaré dans la cacophonie, une fois sa victoire annoncée.
 
Elu avec 83 voix sur 84 votants, sur un total de 165 parlementaires, ce pharmacien de profession, député depuis 2012 et fidèle militant de l’Alliance pour la République (APR), le parti créé par le président Macky Sall, n’est pourtant pas reconnu par le camp de l’opposition, qui a boycotté le scrutin.
 
« Le vote nous a été imposé par les gendarmes alors que nous contestions la procédure. Nous ne considérons pas Amadou Mame Diop comme le président de l’Assemblée nationale mais comme un président factice », dénonce Abas Fall, député du parti Pastef-Les Patriotes, dirigé par la figure de l’opposition Ousmane Sonko.
 
Alors qu’il n’a pas voté, le parlementaire prévient d’ores et déjà que l’opposition va « utiliser les voies de recours » qui s’offrent à elle pour faire invalider ce vote. (Le Monde)

RCA: Touadéra nomme les rédacteurs de la nouvelle Constitution  14/09/2022

Créé par décret du président Faustin-Archange Touadéra le 29 août dernier, le comité de rédaction de la nouvelle Constitution centrafricaine connait désormais sa composition. Le chef de l’État a nommé ce lundi 55 personnalités, chargées de plancher sur une nouvelle Loi fondamentale dans les trois prochains mois.
 
Dans ce comité figurent six ministres, membres du premier cercle du chef de l’État, comme celui de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene, ou celui des Relations avec les institutions, Maxime Balalou. Des députés, dont Brice Kevin Kakpayen, promoteur d’une réforme de la Constitution déposée à l’Assemblée nationale en mai dernier, mais aussi des représentants de groupes de la société civile, des syndicats, des chefferies, ou encore des confessions religieuses.
 
Certaines des personnes nommées s’étaient opposées à une révision constitutionnelle lors du dialogue républicain du mois de mars. Aujourd’hui, elles sont appelées à en écrire une nouvelle. (RFI)

Me Vincent Brengarth : "Les juridictions guinéennes manquent d'indépendance"  14/09/2022

Le chef de la transition en Guinée, Mamadi Doumbouya est visé par une plainte en France. L'avocat français Vincent Brengarth défend le dossier. La plainte a été déposée ce jeudi 08.09.2022 devant la justice française. Les plaignants sont le FNDC, une coalition d'opposition composée de partis, de syndicats et d'organisations de la société civile, ainsi que les familles de trois personnes "tuées par balle" dans des manifestations anti-pouvoir et d'une décédée en détention, entre fin juillet et mi-août.
 
Le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, est poursuivi pour "complicité de torture" et "d'homicides volontaires". L'un des avocats du Front national de défense de la constitution (FNDC), Me Vincent Brengarth s’en explique : « cette plainte vise les exactions qui ont été commises ces derniers mois, notamment dans le cadre des répressions des manifestations de la société civile. Et nous, nous visons le colonel Doumbouya comme étant un probable ordonnateur de cette répression et pour le rôle évidemment central qu'il occupe et joue au sein de la junte militaire ». (DW)

Somalie : 3 personnes tuées dans une explosion  13/09/2022

Au moins Trois personnes ont été tuées dimanche matin lorsque le véhicule à bord duquel ils voyageaient a été touché par un engin explosif improvisé sur une route principale du sud-ouest de la Somalie, près de la frontière avec l’Ethiopie. Hadi Sirat Omar, un administrateur local, a déclaré que les trois victimes se déplaçaient sur une moto à trois roues lorsqu’ils avaient roulé sur l’engin explosif improvisé placé au bord de la route. Une autre personne a été blessée », a indiqué M. Omar, ajoutant que cette attaque portait la marque de fabrique du mouvement Al Shebab.
 
Par ailleurs, les forces de sécurité somaliennes, dans la partie sud de la province de Hiran, ont repris plusieurs villages aux terroristes d’Al Shabab. Les zones libérées par l’armée nationale comprennent Harar-lugole et Fidow. Au cours de l’affrontement, les terroristes ont subi un coup dur, selon les habitants. Ces derniers jours, les forces armées somaliennes (SNA) ont intensifié leurs opérations dans le sud et le centre du pays contre les groupes terroristes. (Sahel-Intelligence)

La forêt du Congo, poumon fragile en quête de protection  13/09/2022

Au-dessus de la canopée, les scientifiques auscultent la forêt du bassin du Congo, pendant que dans les villages environnants des paysans s'initient à des techniques de culture moins dévastatrices pour ce "poumon vert" menacé, essentiel à la lutte contre le changement climatique.
 
La "tour à flux" de 55 mètres de haut, qui permet de quantifier le carbone absorbé ou émis par la forêt, se dresse dans le décor luxuriant de la réserve de biosphère de Yangambi, qui couvre quelque 250.000 hectares en bordure du fleuve Congo, dans la province de la Tshopo (nord-est de la RDC).

Le site, réputé du temps de la colonisation belge pour ses recherches en agronomie tropicale, accueillait cette semaine une réunion de scientifiques dans le cadre d'une "pré-COP" prévue début octobre à Kinshasa, en amont de la 27e Conférence sur le climat (COP27) de novembre en Egypte.
 
Les tours à flux sont nombreuses dans le monde, mais le bassin du Congo n'en avait pas encore, "ce qui limitait la compréhension de cet écosystème et son rôle dans le changement climatique", explique le chef de projet Thomas Sibret, de l'Université de Gand (Belgique). (VOA)

Elections en Angola : la justice confirme la victoire du MPLA  10/09/2022

La justice angolaise a confirmé la victoire du parti historique au pouvoir, qui a donné un second mandat au président sortant Joao Lourenço, en rejetant jeudi le recours de l'opposition dénonçant les résultats des élections législatives de fin août. "La Cour constitutionnelle a rejeté le recours concernant un litige électoral déposé par le parti politique Unita", en estimant que les éléments qu'il présente "ne permettent pas de remettre en question le résultat global" du scrutin, a déclaré la juridiction suprême dans une décision dont l'AFP a eu copie.
 
La cérémonie d'investiture de M. Lourenço, 68 ans, est prévue le 15 septembre. Le pays a choisi ses députés le 24 août. Il n'y a pas d'élection présidentielle en Angola, la tête de liste du parti vainqueur aux législatives est investie aux fonctions de chef de l'Etat. Au pouvoir depuis l'indépendance du Portugal en 1975, le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA) a été déclaré vainqueur, avec 51,17% des voix, par la Commission nationale électorale (CNE). Ce score est le plus bas jamais enregistré par le parti, à l'issue du scrutin le plus serré de l'histoire du pays. (AfricaNews/AFP)

Mozambique: une religieuse italienne tuée dans une attaque attribuée aux jihadistes  09/09/2022

Une religieuse italienne a été tuée dans une attaque contre une mission catholique dans le nord-est du Mozambique, en proie à des violences jihadistes depuis près de cinq ans, a annoncé mercredi sa congrégation. La sœur Maria De Coppi a été tuée par "des terroristes" qui ont attaqué la mission de Chipene mardi dans la soirée, ont précisé les Sœurs missionnaires comboniennes dans un communiqué. La mission est installée dans le diocèse de Nacala, ville portuaire d'une province du nord-est voisine du Cabo Delgado, épicentre des violences jihadistes dans le pays.
 
Les assaillants "ont détruit et incendié l'église, les quartiers des sœurs, l'hôpital et les voitures de la mission", ont ajouté les responsables religieux. Deux autres religieuses, une italienne et une espagnole, "ont réussi à s'échapper et à se cacher dans la forêt" avec un groupe de jeunes filles.
 
Selon la presse italienne, la sœur Maria De Coppi, octogénaire, travaillait au Mozambique depuis les années 1960. La mission hébergeait des personnes qui ont fui leur foyer à cause des attaques jihadistes dans le pays. Les violences ont fait près de 4.000 morts depuis octobre 2017, selon l'ONG Acled qui collecte des données dans les zones de conflit, et provoqué la fuite de 820.000 personnes. (VOA)

Guinée: un an après le coup d’État, les promesses de la présidence et du gouvernement  08/09/2022

« Rendre compte au peuple de Guinée ». Ce mardi, dans un grand hôtel de Conakry, les porte-paroles de la présidence et du gouvernement ont organisé une conférence de presse pour marquer cette première année de pouvoir et de gestion des militaires du CNRD, alors que les tensions politiques sont vives et que la crise économique s’aggrave.
 
Une tenue militaire et un costume pour deux institutions. À gauche, le colonel Amara Camara pour la présidence, à droite, Ousmane Gaoual Diallo pour le gouvernement. Le colonel Camara choisit de revenir sur les réussites des autorités. « La corruption est en train d’être combattue en Guinée, déclare-t-il. La justice est en train d’être forte en Guinée. Le vivre ensemble est en train d’être une réalité en Guinée ».
 
Si la durée de la transition a été fixée à 36 mois, la presse comme les Guinéens s’interrogent sur la date qui fixe le début de cette période cruciale. « On a validé les 36 mois le mois de mai dernier, répond Ousmane Gaoula Diallo. On peut dire qu’on est déjà dans la démarche des 36 mois. Donc il n’y a aucun tabou là-dessus ». (RFI)

Plus de 60 morts dans un massacre dans la région éthiopienne de l'Oromia  08/09/2022

Plus de 60 personnes ont été tuées fin août lors d'un nouveau massacre dans la région éthiopienne de l'Oromia, la plus vaste et la plus peuplée du pays, a annoncé mardi la Commission éthiopienne des droits humains (EHRC). L'EHRC, institution publique statutairement indépendante, dit dans un communiqué avoir "appris d'habitants et de responsables qu'en deux jours d'attaques, plus de 60 personnes avaient été tuées, plus de 70 blessées et des domiciles et du bétail pillés".
 
Selon elle, plus de 20.000 personnes ont été déplacées par ces attaques ayant visé plusieurs localités du woreda (district) d'Amuru, dans la zone administrative d'Horo-Gudru entre les 29 et 31 août, "après le départ pour un autre endroit des forces de sécurité déployées dans la zone", rapporte l'EHRC.
 
L'EHRC indique que les attaques ont été commises par des hommes armés venus de localités du district ou de la région voisine de l'Amhara, après la mort de trois membres de la communauté amhara, tués par l'Armée de libération de l'Oromo (OLA), lors d'une opération de ce groupe rebelle oromo actif dans la région. (AFP)

La justice angolaise rejette la demande d'annulation des résultats des législatives  06/09/2022

La Cour constitutionnelle angolaise a rejeté lundi la demande d'un parti principal d'opposition, l'UNITA, visant à annuler les résultats des élections générales qui ont donné la victoire au parti au pouvoir, le MPLA. Le tribunal a jugé que la plainte de l'UNITA ne remplissait pas les conditions pour lui permettre d'annuler les résultats des élections générales.
 
 L'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA) a porté plainte après que la commission électorale du pays a déclaré la semaine dernière le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA) vainqueur des élections nationales. (Reuters/VOA)

Burkina Faso : plusieurs dizaines de civils tués dans une attaque contre un convoi  06/09/2022

Au moins 35 civils ont été tués et 37 autres blessés lundi 5 septembre lors de l'explosion d'un engin artisanal au passage d'un convoi de ravitaillement dans le nord du Burkina Faso, entre Djibo et Bourzanga, a indiqué le gouverneur de la région du Sahel. "Un des véhicules transportant des civils dans ledit convoi a explosé au contact d'un engin explosif improvisé. Le bilan provisoire fait état, outre les 35 morts, de 37 blessés, tous civils", indique le communiqué du gouverneur, le lieutenant-colonel Rodolphe Sorgho.
 
Ces convois, escortés par l'armée, ravitaillent des villes du nord soumises à un blocus de groupes jihadistes. "Les éléments de l'escorte ont rapidement sécurisé le périmètre et pris des mesures pour porter assistance aux victimes. Les blessés ont été pris en charge et les cas difficiles évacués vers des structures appropriées", poursuit le communiqué qui indique que le convoi quittait le nord du pays pour aller vers la capitale Ouagadougou. "Le convoi de ravitaillement était composé de conducteurs civils et des commerçants", a indiqué à l'AFP une source sécuritaire.

L'adaptation de l'Afrique aux changements climatiques: rencontre au sommet à Rotterdam  06/09/2022

Lundi 5 septembre, avait lieu aux Pays-Bas, à Rotterdam, le sommet pour l’adaptation au changement climat en Afrique. Si les dirigeants européens ont boudé l’événement, de nombreux chefs d’États africains y étaient présents. Ce rendez-vous devait notamment servir de prélude à la COP27, la conférence de Charm el-Cheikh de novembre prochain sur les changements climatiques.
 
Ce «sommet sur l’adaptation en Afrique » - le premier du genre - a eu lieu dans le vieux port de Rotterdam, dans un bâtiment flottant qui a été ouvert l’an dernier pour servir de siège au Centre mondial pour l’adaptation. Une organisation internationale censée aider les gouvernements à mettre sur pied des solutions leur permettant de mieux affronter le changement climatique.
 
Autres partenaires de l'événement : la Banque africaine de développement, le Fonds monétaire international, l'Initiative d’adaptation pour l’Afrique et le Forum de la vulnérabilité climatique. Plusieurs dirigeants africains ont fait le voyage jusqu'à Rotterdam, notamment le président sénégalais et actuel président de l’Union africaine, Macky Sall, de même que le président du Ghana, Nana Akufo-Addo. (RFI)

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