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SÉNÉGAL - Bassirou Diomaye Faye saute le pas en limogeant Ousmane Sonko

Samedi 23 Mai 2026

Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. La fin attendue d'un compagnonnage à fleurets mouchetés pendant deux ans au commet de l'Etat sénégalais
Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. La fin attendue d'un compagnonnage à fleurets mouchetés pendant deux ans au commet de l'Etat sénégalais

Ousmane Sonko n’est plus premier ministre du Sénégal. Il a été limogé ce 22 mai 2026 par le président Bassirou Diomaye Faye à travers un décret lu par le ministre secrétaire général de la présidence sénégalaise. La même disposition a également mis fin aux fonctions du gouvernement. 

 

Le scénario de la séparation brutale entre Faye et Sonko n’est pas une surprise depuis plusieurs mois. A maintes reprises, les deux hommes ont fait état de divergences publiques fondamentales sur plusieurs sujets dont celui de la reddition des comptes après l’arrivée du parti PASTEF au pouvoir en avril 2024. Ousmane Sonko a souvent dénoncé les lenteurs de la justice contre les actes de corruption et de prévarication perpétrés sous l’ancien régime. A ses yeux, la posture du président Diomaye Faye est restée non conforme aux engagements électoraux de PASTEF. 

 

Au fil des mois, les liens entre le president et son premier ministre ont continué à se détériorer, en particulier sur l’économie et les relations avec le Fonds monétaire international. Jusqu’à son depart, Ousmane Sonko aura dit niet au projet de restructuration de la dette sénégalaise exigée par le FMI. Cette séquence fait suite à la mise au jour d’une dette cachée de plus de 7 milliards de dollars que le gouvernement sénégalais a dévoilée en septembre 2024 et imputée au regime de l’ex président Macky Sall réfugié au Maroc après douze ans à la tête du pays. 

 

La cohabitation entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko n’aura duré qu’un peu plus de deux années après l’odyssée « fraternelle » qui a conduit le premier au Palais de la République et le second à la Primature. Une clarification qui va contribuer à une recomposition politique tant dans le camp présidentiel que dans une opposition ou PASTEF, fort d’une majorité écrasante à l’assemblée nationale, va chercher à dicter le tempo de la vie politique d’ici à l’échéance présidentielle de 2029. A moins qu’une mesure de dissolution du parlement élu en janvier 2022 vienne redistribuer les cartes…  

 
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