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Sonko et Diomaye doivent rester plus que jamais unis et jamais des Wakh-Wakhétistes

Lundi 18 Mai 2026

Me Wagane Faye
Me Wagane Faye

Ceux qui, par excès de vigilance, interpréteraient la redynamisation de la « Coalition Diomaye Président » comme une préparation à un futur dépôt de candidature de Diomaye pour les présidentielles de 2029, se trompent. C’est mon ultime conviction.

 

Je m’interdis de ne pas en parler, même n’étant membre ni de PASTEF ni de la Coalition Diomaye Président. Mais tout de même, je suis attentionné par ce qui s’y passe. Et je ne regrette pas de jeter mon grain de sel dans ce que j’entends et vois, concernant les braises que certains, se disant membres de Diomaye Président ou militants de PASTEF, attisent entre SONKO et Diomaye qui, il y a relativement peu de temps, étaient en si très bons termes, qu’il aurait manqué à leur entourage les termes assez expressifs pour décrire la profondeur de leur amitié. SONKO n’aurait-il pas dû éviter de commettre l’erreur, en lançant des flèches à la fameuse coalition « Diomaye Président », que ses membres peuvent tenir dans un ascenseur. 

 

Les attiseurs de braises dont il s’agit seraient les mêmes, en grande partie du moins, que les ex-clameurs du slogan « SONKO MOOY DIOMAYE, DIOMAYE MOOY SONKO ».

 

Sans prétendre savoir ce que ces deux valent respectivement dans le domaine de la parole donnée, je donnerais ma tête à couper que ce que SONKO et Diomaye se seraient dits en présence de El Malick NDIAYE, ne changera pas d’un iota jusqu’à la publication officielle de la liste des candidats aux présidentielles de l’an 2029.

 

Les bons esprits consciencieux, sans doute inquiets à cause du fait que leurs promesses de campagnes tant salivantes, qui leur avaient permis d’atteindre des résultats aux taux jamais enregistrés depuis l’instauration du multipartisme au Sénégal, risqueraient d’être reléguées au second plan derrière les préoccupations de concurrence, partie d’une appréciation erronée de faits et gestes qui n’en valent vraiment pas la peine.

 

Mais osons croire que les concernés se préparent à un retour sincère à de meilleurs sentiments sous les vivats des nombreux sénégalais qui avaient œuvré pour leur arrivée au pouvoir. Certains signaux permettent de l’espérer.

 

Ce sera le retour au slogan « DIOMAYE MOOY SONKO, SONKO MOOY DIOMAYE » : il ne saurait être autrement car ces deux là ont exhibé tant et tant de bonnes intentions, ont tenu tant et tant de propos lénifiants, ont fait tant et tant de promesses, qu’ils ont l’obligation morale de ne pas décevoir leurs compatriotes, qui les désigneraient du doigt comme étant les « gaagnaa ngoog », enfin ! 

 

Il s’y ajoute encore ce qui est hautement apprécié chez nous au Sénégal, comme étant la considération qui bétonne les relations d’amitié, plus que les belles paroles ou des distributions d’enveloppes à titre de « ndawtal » à l’occasion de certaines cérémonies familiales. Il s’y ajoute ce qui est très apprécié chez nous au Sénégal, la considération, qui bétonne les relations d’amitiés. Surtout que la considération qu’on a pour quelqu’un ne peut pas être feinte.

 

Revenons sur cette soi-disant tension entre les deux hommes politiques, qui donne tout l’air d’être une saute d’humeur. C’est ce qui renforce notre conviction qu’à tête plus reposée, ils verseront de l’eau sur le feu allumé subrepticement entre eux, certes par des irresponsables, qui ne mesurent pas ce que notre pays peut perdre du fait d’être dirigé par des leaders qui ne se souhaiteraient pas que des réussites dans l’accomplissement de leurs obligations individuelles.

 

Beaucoup parmi nous croient rêver, à l’idée que des erreurs d’appréciation puissent aboutir à des risques de blocage dans la gouvernance de notre pays, qu’on croyait bien relancée, par des « startings blocks » solidement fixés. Mais tout peut arriver, dès lors, comme d’aucuns disent, que seul Dieu ne se trompe pas.

 

Mais souhaitons que l’erreur monumentale que Diomaye et SONKO allaient commettre, pour ne pas dire qu’ils seraient en train de commettre, ne verra pas le jour.

 

En effet, s’ils se souviennent des prédictions de leurs ennemis politiques comme quoi leur bonne entente ne durerait que le temps d’une rose, ils ne manqueraient pas de veiller à ne pas leur donner l’occasion de dire, « on l’avait vu venir dès leurs premiers pas au pouvoir ».

 

Également, pour qui serait au courant que Diomaye a baptisé un fils, en lui donnant le prénom Ousmane, et une fille en lui donnant le prénom Khady, de la mère de celui-ci, tomberait dans les nus en constatant qu’en peu de temps, des briseurs de relations d’amitié sont en train de réussir ce qui devait être impossible, c’est-à-dire placer un papier de cigarette entre ces deux amis qu’on prendrait pour des frères siamois. Sans doute plus surpris seraient ceux qui ont entendu Diomaye, à travers les ondes de radio-télévision parler de l’origine de ses relations avec SONKO. De même pour ceux qui ont entendu SONKO sur ce registre, notamment dans la séquence de la création d’un syndicat des inspecteurs des Impôts et Domaines.

 

Si avec tout ce qui précède Diomaye et SONKO ne réussissent pas à faire taire leurs partisans respectifs, qui seraient à la base de leur malheureuse incompréhension naissante, et en arrivent à l’inévitable pour le malheur de notre pays, la conclusion qu’on en tirerait est que peut-être les activités politiques dans l’amitié sont incompatibles avec une gouvernance en collégialité.

 

Semble le conforter ce qui était advenu en France entre « deux amis de trente ans » Jacques Chirac et Raymond Barre. Et plus près de nous, au Burkina Faso, entre Thomas Sankara et Blaise Compaoré. Et davantage plus près de nous encore, au Sénégal entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia ; Cheikh Anta Diop et Babacar Niang et enfin entre Abdoulaye WADE et une kyrielle de « bras droits ».

 

Peut-être que ce serait là un sujet de recherches pour les spécialistes en science politique, et en droit constitutionnel.

 

Dakar, le 18 mai 2026 

Maître Wagane FAYE 

 

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