Wes Streeting a annoncé sa démission de son poste de ministre de la Santé, ouvrant la voie à une possible candidature à la direction du parti contre le Premier ministre Keir Starmer, fragilisé par la crise.
Dans sa lettre de démission adressée au Premier ministre, publiée sur la plateforme X jeudi, Streeting a déclaré avoir "perdu confiance" en le leadership de Starmer et a affirmé : "Il est désormais clair que vous ne mènerez pas le Parti travailliste aux prochaines élections générales."
Dans sa lettre de démission, Streeting a déclaré avoir perdu confiance en le leadership de Keir Starmer.
"Là où nous avons besoin d'une vision, il y a un vide. Là où nous avons besoin d'une direction, il y a de la dérive", a-t-il déclaré.
Il a ajouté : "Il est désormais clair que vous ne mènerez pas le Parti travailliste aux prochaines élections générales."
Streeting a souligné que la prochaine étape devrait être "un débat d'idées, un débat large, et qu'il faut un panel de candidats de la meilleure qualité possible".
Cette déclaration fait suite à des informations selon lesquelles Streeting préparait une candidature à la direction du parti contre Starmer, ce dernier étant sous pression de dizaines de parlementaires réclamant sa démission.
Plus tôt cette semaine, quatre ministres délégués ont démissionné du gouvernement.
Cette pression fait suite à une série de revers importants pour le Parti travailliste lors des élections de la semaine dernière.
Au Pays de Galles, le parti a subi une défaite historique aux élections du Senedd, tandis qu'en Écosse, le Parti national écossais a conservé le pouvoir pour un cinquième mandat consécutif au Parlement écossais.
Ces élections, qui se sont déroulées en Écosse, au Pays de Galles et dans 136 collectivités locales anglaises, ont constitué le plus grand test électoral depuis la victoire écrasante des travaillistes aux élections générales de 2024.
Depuis, Starmer a affirmé qu'il continuerait à gouverner malgré la pression croissante suite à la récente défaite électorale des travaillistes et les appels à sa démission.
Cependant, plus de 80 parlementaires, ainsi que certains membres de son cabinet, ont exigé sa démission immédiate ou la fixation d'un calendrier pour son départ.
Mardi, Starmer a déclaré à ses ministres qu'il continuerait à gouverner malgré la pression croissante suite à la récente défaite électorale du Labour et les appels à sa démission, après la démission du premier ministre en exercice et l'intensification de la rébellion au sein du groupe parlementaire.
Streeting a souligné l'ampleur sans précédent des récentes défaites du Labour, avertissant que Nigel Farage et Reform UK représentent désormais un "nationalisme anglais dangereux" et une "menace existentielle" pour le Royaume-Uni.
Il s'est positionné comme prêt à affronter cette menace, affirmant que le Labour doit proposer une vision social-démocrate audacieuse pour vaincre la montée du nationalisme.
Streeting, longtemps considéré comme un centriste de premier plan et un candidat potentiel à la direction du parti, a détaillé les améliorations constatées sous son mandat.
Certains membres du Labour ont réagi avec colère, accusant Streeting de privilégier ses ambitions personnelles à l'unité du parti à un moment où le gouvernement est sous le feu des critiques. [AFP]






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