La rectrice, Petra De Sutter, a annoncé jeudi, selon l'agence de presse belge Belga, que l'UGent prévoit de se retirer simultanément de cinq projets de recherche européens Horizon impliquant des partenaires israéliens.
"Il s'agit des cinq derniers grands projets Horizon menés avec des partenaires israéliens et dont l'UGent avait déjà décidé de se retirer", a-t-elle précisé.
Trois autres collaborations arriveront à échéance avant la finalisation de toute procédure de retrait formelle.
De Sutter a indiqué que l'université appliquera la même approche que lors de son retrait du projet européen OSTEONET, ce qui lui a permis de se retirer sans résilier unilatéralement les contrats ni faire face à d'importantes demandes d'indemnisation.
"Le conseil d'administration a déclaré : "Nous procédons au retrait simultané de ces cinq projets"", a-t-elle conclu.
Elle a reconnu que cette décision avait eu des conséquences pour l'université, notamment la perte de partenariats de recherche, de financements et de possibilités de doctorat. "Nous avons déjà perdu de nombreux partenariats", a ajouté la rectrice.
Parallèlement, elle a souligné que la coopération avec les institutions israéliennes n'était pas totalement interrompue.
Cinq collaborations restantes sont considérées comme non liées à de graves violations des droits humains, tandis que quatre autres projets répertoriés dans la base de données CORDIS de l'UE ne sont pas classés comme partenariats institutionnels, l'UGent ne coopérant pas directement avec les partenaires israéliens impliqués.
Cette décision fait suite à une réunion du conseil d'administration et intervient après des critiques croissantes concernant les retards dans la mise en œuvre d'une procédure de retrait initialement annoncée en 2024.
La guerre génocidaire menée par Israël contre Gaza a tué plus de 72 700 Palestiniens, en a blessé plus de 172 500 et a causé des destructions massives affectant 90 % des infrastructures civiles depuis octobre 2023. [TRT]






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