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Les Emirats Arabes Unis dans la liste noire des paradis fiscaux

Mercredi 13 Mars 2019

Trois ans après le scandale des Panama Papers, les Européens n'en ont pas fini avec la lutte contre les paradis fiscaux.

Mardi, les ministres des finances de l'union européenne se sont finalement résolus à rajouter le nom d'une dizaine de pays supplémentaires à leur liste noire. Pour en sortir il faudra répondre à certaines conditions.
 
Eugen Teodorovici, ministre roumain des finances publiques : _"En raison de la nature dynamique du processus, les juridictions inscrites sur la liste noire ont la possibilité concrète d'en être retirées dès lors qu'elles auront fait des progrès significatifs sur la base de leurs engagements."
 
Les pays montrés du doigt par les Européens sont généralement de petits États, souvent des îlots dans les Caraïbes ou le Pacifique. Nouveauté cette année : ils incluent désormais les riches Émirats Arabes Unis (EAU) dans le golfe persique. Mais cette liste noire est loin de satisfaire les ONG.
 
Quinze pays au total : outre les cinq déjà présents sur la liste - les Samoa américaines, Samoa, Guam, Trinidad et Tobago et îles vierges américaines - se sont donc ajoutés : Aruba, Belize, Bermude, les Fidji, Oman, Vanuatu, Dominique, Barbados, les îles Marshall et les Émirats Arabes Unis.
 
Chiara Pitaturo, experte fiscal chez Oxfam : "La liste noire est un outil, si elle est stricte, si elle est surveillée et si elle est sanctionnée, cela peut être un outil utile mais ce n'est évidemment pas suffisant _(....). Il faudrait publier l'impôt sur les profits que font les sociétés dans chaque pays, mais cette idée n'a pas été acceptée au niveau du Conseil de l'UE, elle a été bloquée en raison des intérêts des pays".
 
L'inscription des Émirats arabes unis sur la liste noire européenne s'est faite dans la douleur. L'Italie a trainé les pieds en raison de ses liens économiques avec le pays.
 
Mais signe que cette liste a déjà produit son petit effet : les Émirats seraient sur le point de modifier leurs pratiques, selon Giovanni Tria, le ministre italien des Finances. (euronews avec agences)
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