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Le Mali et le Burkina Faso officialisent leur retrait de la CPI

Jeudi 2 Juillet 2026

Goïta, Tiani et Traoré (de g. à d.). Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont tous quitté la Cour pénale internationale
Goïta, Tiani et Traoré (de g. à d.). Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont tous quitté la Cour pénale internationale

Après le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont officiellement notifié leur retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Les deux États de l’Alliance des États du Sahel estiment que l’institution s’est éloignée de sa mission initiale et dénoncent une justice internationale qu’ils jugent politisée et sélective.

 

Le Mali et le Burkina Faso ont officiellement notifié leur retrait de la Cour pénale internationale (CPI), rejoignant ainsi le Niger dans une démarche commune engagée par les trois membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les notifications, adressées le 24 juin à l’institution basée à La Haye, marquent une nouvelle étape dans la volonté affichée par les trois pays de redéfinir leurs relations avec les organisations internationales.

 

Dans leurs lettres respectives, Bamako et Ouagadougou justifient leur décision par une perte de confiance envers la Cour, qu’ils accusent de ne plus répondre aux principes d’impartialité qui avaient présidé à sa création.

 

Le gouvernement malien estime que « la distribution d’une justice pénale internationale équitable » est désormais « régulièrement entravée par l’instrumentalisation de la Cour à des fins politiques ». De son côté, le Burkina Faso considère que la CPI « s’est progressivement éloignée de ses idéaux fondateurs », devenant selon lui « un outil sélectif et politisé », au détriment de l’objectivité et de l’impartialité.

 

Depuis plusieurs années, la CPI fait l’objet de critiques récurrentes, notamment en Afrique, où plusieurs gouvernements et observateurs lui reprochent de concentrer l’essentiel de ses poursuites sur des responsables africains, alors que d’autres conflits majeurs échappent, selon eux, à son champ d’action ou à ses procédures. 

 

Pour les trois États membres de l’Alliance des États du Sahel, cette décision s’inscrit dans une politique plus large de réaffirmation de leur souveraineté et de réorganisation de leurs partenariats internationaux. [Press TV]

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