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Les pays du bassin du Lac Tchad face au défi de la réinsertion des repentis de Boko Haram  20/02/2020

L'épineuse question de l'identification et la réinsertion sociale des anciens membres du groupe islamiste Boko Haram était au centre des discussions mardi à N'Djamena, à l'occasion de la publication d'un nouveau rapport du Centre d'études pour le développement et la prévention de l'extrémisme, en partenariat avec le comité interministériel des Etats membres de la Commission du bassin du lac Tchad.
 
Le rapport fait l'état des lieux sur l'identification, le profilage et l'enregistrement des désengagés de Boko Haram dans la province du Lac Tchad, frontalière du Cameroun, du Niger et du Nigeria. Il a pour objectif d'établir une base de données fiable sur les personnes qui sont sorties des rangs de Boko Haram dans la sous-région en vue de leur réinsertion sociale. Selon des données datant de 2019, on estime à plus de 4.000 le nombre de personnes qui ont tourné le dos au groupe islamiste dans la province.
 
A ce jour, 2.544 d'entre elles ont été répertoriées et profilées, selon le rapport. Pour le président du Centre d'études pour le développement et la prévention de l'extrémisme, Ahmat Yacoub, les enfants et les femmes sont les plus nombreux dans ce groupe.

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