Momo ALADJI | 26/10/2026 | 267 vues
Gabon: des défenseurs des droits de l'homme empêchés de rendre visite à des détenus 23/06/2022
Plusieurs défenseurs des droits de l'homme n'ont pas pu rendre visite à trois détenus de la prison centrale de Libreville, malgré une autorisation du tribunal. Les trois prisonniers devaient recevoir la visite de Georges Mpaga, président du Réseau gabonais des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG) et Marc Ona, représentant le Réseau de défenseur des droits humains d'Afrique centrale (Redhac) au Gabon, mais en vain.
Ils avaient pourtant obtenu une autorisation du tribunal d'aller visiter le leader syndical Jean-Rémy Yama, l'ex-député Bertrand Zibi et l’ex-directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, Brice Laccruche Alihanga. « On ne nous a même pas permis d’accéder au site alors que nous sommes avec mon collègue Georges Mpaga, nous sommes détenteurs de permis de visite délivré par le tribunal de Libreville. Nous avons cherché à comprendre pourquoi cette décision qui nous concerne nous particulièrement alors que les autres visites étaient permises, personne ne nous a répondu », déplore Marc Ona, joint par Nadia Ben Mahfoudh du service Afrique. (RFI)
Ils avaient pourtant obtenu une autorisation du tribunal d'aller visiter le leader syndical Jean-Rémy Yama, l'ex-député Bertrand Zibi et l’ex-directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, Brice Laccruche Alihanga. « On ne nous a même pas permis d’accéder au site alors que nous sommes avec mon collègue Georges Mpaga, nous sommes détenteurs de permis de visite délivré par le tribunal de Libreville. Nous avons cherché à comprendre pourquoi cette décision qui nous concerne nous particulièrement alors que les autres visites étaient permises, personne ne nous a répondu », déplore Marc Ona, joint par Nadia Ben Mahfoudh du service Afrique. (RFI)
Les leaders d'Afrique de l'Est s'accordent sur une force régionale pour la RDC 22/06/2022
Les dirigeants d'Afrique de l'Est se sont accordés lundi sur la mise en place d'une force régionale pour tenter de mettre fin au conflit dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC) et ont appelé à un cessez-le-feu immédiat. Cette annonce a été faite par la présidence kenyane à l'issue d'une réunion lundi à Nairobi des sept membres de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) consacrée à la situation sécuritaire dans cette région très troublée.
"Les chefs d'Etat ont indiqué que la force régionale devrait, en coopération avec l'armée et les forces administratives de RDC, chercher à stabiliser et assurer la paix en RDC", a-t-elle indiqué dans un communiqué. "Les chefs d'Etat ont demandé qu'un cessez-le-feu immédiat soit appliqué et que la cessation des hostilités débute immédiatement", a poursuivi la présidence kényane.
La RDC, riche en minerais, est en proie à des dizaines de groupes armés dans l'Est, dont la plupart sont un héritage de deux guerres régionales il y a un quart de siècle. (AfricaNews/AFP)
"Les chefs d'Etat ont indiqué que la force régionale devrait, en coopération avec l'armée et les forces administratives de RDC, chercher à stabiliser et assurer la paix en RDC", a-t-elle indiqué dans un communiqué. "Les chefs d'Etat ont demandé qu'un cessez-le-feu immédiat soit appliqué et que la cessation des hostilités débute immédiatement", a poursuivi la présidence kényane.
La RDC, riche en minerais, est en proie à des dizaines de groupes armés dans l'Est, dont la plupart sont un héritage de deux guerres régionales il y a un quart de siècle. (AfricaNews/AFP)
La police nigériane sauve 35 adolescentes exploitées comme esclaves sexuelles 19/06/2022
Trente-cinq adolescentes ont été sauvées d'un hôtel du sud-est du Nigeria, où un réseau de trafiquants les forçait à se prostituer et à donner naissance à des enfants qui étaient ensuite revendus, a annoncé la police locale. Les adolescentes âgées de 14 à 17 ans ont été sauvées de l'hôtel Gally Gally dans l'Etat d'Anambra, où elles étaient "utilisées comme esclaves sexuelles pour la prostitution et la fabrication de bébé", a expliqué le porte-parole de la police locale Tochukwu Ikenga dans un communiqué publié mercredi soir.
Quatre de ces adolescentes étaient enceintes, a-t-il précisé, ajoutant que des armes et de l'argent liquide avaient été retrouvés par la police. Trois hommes ont été arrêtés sur les lieux, tandis que le propriétaire de l'hôtel est en fuite, a indiqué la police. Le trafic humain, qui inclut la prostitution forcée et la vente d'enfants, est le troisième crime le plus répandu au Nigeria, derrière la corruption et le trafic de drogue, selon les Nations unies. (VOA/AFP)
Quatre de ces adolescentes étaient enceintes, a-t-il précisé, ajoutant que des armes et de l'argent liquide avaient été retrouvés par la police. Trois hommes ont été arrêtés sur les lieux, tandis que le propriétaire de l'hôtel est en fuite, a indiqué la police. Le trafic humain, qui inclut la prostitution forcée et la vente d'enfants, est le troisième crime le plus répandu au Nigeria, derrière la corruption et le trafic de drogue, selon les Nations unies. (VOA/AFP)
Un soldat congolais tué à un poste-frontière avec le Rwanda 19/06/2022
Un soldat congolais a été tué vendredi dans un échange de tirs à un poste-frontière entre la République démocratique du Congo et le Rwanda à Goma, où des manifestations contre le Rwanda sont signalées, a-t-on appris de sources policières.
"Un soldat congolais a foncé, tirant en direction de la frontière rwandaise. Un soldat rwandais a tiré sur lui et il est mort sur place", a témoigné auprès de l'AFP un policier congolais présent lors de l'incident, mais qui a requis l'anonymat. "Il s'en est suivi un échange des tirs entre nous et les forces de sécurité rwandaises. Il y a des blessés parmi les civils qui voulaient traverser la frontière", a ajouté la source.
"Nous attendons les observateurs du mécanisme de vérification pour récupérer le corps du militaire congolais tué du côté rwandais de la frontière par les gardes frontières rwandais", a indiqué le major Ken Ngalamulume, chef de la police au poste frontalier entre la RDC et le Rwanda appelé "Petite barrière". (VOA/AFP)
"Un soldat congolais a foncé, tirant en direction de la frontière rwandaise. Un soldat rwandais a tiré sur lui et il est mort sur place", a témoigné auprès de l'AFP un policier congolais présent lors de l'incident, mais qui a requis l'anonymat. "Il s'en est suivi un échange des tirs entre nous et les forces de sécurité rwandaises. Il y a des blessés parmi les civils qui voulaient traverser la frontière", a ajouté la source.
"Nous attendons les observateurs du mécanisme de vérification pour récupérer le corps du militaire congolais tué du côté rwandais de la frontière par les gardes frontières rwandais", a indiqué le major Ken Ngalamulume, chef de la police au poste frontalier entre la RDC et le Rwanda appelé "Petite barrière". (VOA/AFP)
Burkina Faso : Dix personnes tuées dont des VDP dans le centre-nord du pays 19/06/2022
Dix personnes dont des volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont été tuées mercredi dans la commune de Bouroum, province du Namentenga, dans la région du Centre-Nord, par des hommes armés. L’attaque a fait également trois blessés qui ont été transportés à l’hôpital de Kaya.
Cinq mois après son arrivée au pouvoir par un coup d’Etat au Burkina Faso en promettant de faire de la sécurité une « priorité », le président de la transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, est sous pression après l’attaque terroriste de Seytenga qui a fait 86 morts.
Depuis 2015, le Burkina Faso est le théâtre des attaques armées, qui ont fait de nombreuses victimes et des milliers de déplacés internes. (Sahel-Intelligence)
Cinq mois après son arrivée au pouvoir par un coup d’Etat au Burkina Faso en promettant de faire de la sécurité une « priorité », le président de la transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, est sous pression après l’attaque terroriste de Seytenga qui a fait 86 morts.
Depuis 2015, le Burkina Faso est le théâtre des attaques armées, qui ont fait de nombreuses victimes et des milliers de déplacés internes. (Sahel-Intelligence)
La Corne de l’Afrique connait sa pire sécheresse depuis quarante ans 19/06/2022
Plus de 18 millions de personnes se retrouvent en situation d’insécurité alimentaire aiguë après une quatrième saison des pluies sèche en Éthiopie, en Somalie et au Kenya. Plus de sept millions de têtes de bétails en ont déjà fait les frais.
En Éthiopie, le Programme alimentaire mondial ne peut assister que la moitié des sept millions d’individus touchés par la sécheresse, auquel il faut ajouter les victimes de la guerre civile, comme le précise David Beasley, le directeur du PAM, en visite dans le pays : « Il y a environ 20 millions de personnes en insécurité alimentaire en Éthiopie, dont 13 millions dans le Nord. Et on compte plus de sept millions de personnes prises au piège par la sécheresse. »
Le PAM demande un demi-milliard de dollars pour répondre à cette crise. Car aujourd’hui, faute de moyen, il doit rationner. « Les rations de céréales, qui étaient de 15 kg par personne et par mois, ont été réduites à 12, et aujourd'hui on est obligé de les réduire à 10 », regrette Claude Jidibar est le chef de file de l’organisation en Éthiopie. (RFI)
En Éthiopie, le Programme alimentaire mondial ne peut assister que la moitié des sept millions d’individus touchés par la sécheresse, auquel il faut ajouter les victimes de la guerre civile, comme le précise David Beasley, le directeur du PAM, en visite dans le pays : « Il y a environ 20 millions de personnes en insécurité alimentaire en Éthiopie, dont 13 millions dans le Nord. Et on compte plus de sept millions de personnes prises au piège par la sécheresse. »
Le PAM demande un demi-milliard de dollars pour répondre à cette crise. Car aujourd’hui, faute de moyen, il doit rationner. « Les rations de céréales, qui étaient de 15 kg par personne et par mois, ont été réduites à 12, et aujourd'hui on est obligé de les réduire à 10 », regrette Claude Jidibar est le chef de file de l’organisation en Éthiopie. (RFI)
Le Mali entame le retrait de ses soldats du G5 Sahel 16/06/2022
Bamako avait annoncé le 15 mai son retrait du G5 Sahel, après avoir constaté que la présidence tournante de l’organisation, qui lui revenait en principe, ne lui était dans les faits pas accordée. Le G5 est une coalition à la fois politique et militaire qui rassemble, outre le Mali, le Niger, le Burkina Faso, la Mauritanie et le Tchad, et dont l’un des principaux objectifs est la lutte contre le terrorisme.
Le Tchad s’était pourtant efforcé de sauver le G5, demandant au Mali de revenir sur sa décision et s’activant pour trouver une issue à la crise. Mais les autorités maliennes n’ont pas changé de position : elles viennent même de donner des instructions pour un désengagement des soldats maliens affectés à la force conjointe du G5 dans les tout prochains jours. (RFI)
Le Tchad s’était pourtant efforcé de sauver le G5, demandant au Mali de revenir sur sa décision et s’activant pour trouver une issue à la crise. Mais les autorités maliennes n’ont pas changé de position : elles viennent même de donner des instructions pour un désengagement des soldats maliens affectés à la force conjointe du G5 dans les tout prochains jours. (RFI)
Malgré de vives critiques, Londres se prépare à de premières expulsions vers le Rwanda 15/06/2022
Plusieurs migrants de nationalité irakienne, albanaise, iranienne et syrienne, devrait être expulsés mardi soir par le Royaume-Uni en direction du Rwanda. Une mesure initiée par le gouvernement de Boris Johnson et contestée par l'ONU et les associations de défense des droits humains. L'opposition rwandaise s'indigne également.
Londres est en passe de mettre en application une mesure vertement critiquée par l'ONU, par des associations de défense des droits humains et par le prince Charles en personne. Un vol spécialement affrété avec à son bord des clandestins devait décoller de Londres dans la soirée du mardi 14 juin et atterrir le lendemain matin à Kigali. Mais il a été annulé ou retardé par le dépôt d’un recours devant la juridiction européenne des droits de l’homme. (France24)
Londres est en passe de mettre en application une mesure vertement critiquée par l'ONU, par des associations de défense des droits humains et par le prince Charles en personne. Un vol spécialement affrété avec à son bord des clandestins devait décoller de Londres dans la soirée du mardi 14 juin et atterrir le lendemain matin à Kigali. Mais il a été annulé ou retardé par le dépôt d’un recours devant la juridiction européenne des droits de l’homme. (France24)
Burkina Faso : Près de 80 personnes massacrées dans le village de Seytenga 15/06/2022
Au moins 79 civils sont morts ce week-end dans l’attaque de jihadistes présumés contre le village de Seytenga, dans le nord du Burkina Faso, un des plus lourds bilans depuis la prise de pouvoir de la junte militaire en janvier. "L'armée a passé en revue l'ensemble des maisons et jusque là, 50 corps ont été retrouvés", a indiqué le porte-parole du gouvernement Lionel Bilgo, craignant un bilan "plus lourd". "Des parents sont revenus à Seytenga, et ont peut-être emporté des corps", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse lundi.
L'attaque a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, a précisé le porte-parole du gouvernement. Seytenga avait déjà été frappé jeudi par une attaque jihadiste qui avait tué onze gendarmes. L'armée burkinabè avait annoncé avoir tué une quarantaine de jihadistes à la suite de cette attaque. Les meurtres du weekend "sont des représailles aux actions de l'armée qui ont fait des saignées" au sein des groupes jihadistes, a estimé M. Bilgo. "L'armée est à l'oeuvre", a-t-il assuré. (VOA)
L'attaque a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, a précisé le porte-parole du gouvernement. Seytenga avait déjà été frappé jeudi par une attaque jihadiste qui avait tué onze gendarmes. L'armée burkinabè avait annoncé avoir tué une quarantaine de jihadistes à la suite de cette attaque. Les meurtres du weekend "sont des représailles aux actions de l'armée qui ont fait des saignées" au sein des groupes jihadistes, a estimé M. Bilgo. "L'armée est à l'oeuvre", a-t-il assuré. (VOA)
Affrontements entre groupes armés à Tripoli 13/06/2022
De violents affrontements entre groupes armés ont éclaté dans la nuit de vendredi à samedi dans la capitale libyenne Tripoli (ouest), sur fond de crise politique majeure dans ce pays plongé dans le chaos depuis plus d'une décennie. Des échanges de tirs nourris et des déflagrations ont retenti dans plusieurs quartiers de Tripoli, a constaté un journaliste de l'AFP, alors que des images diffusées par la presse locale montraient des civils en panique pris au milieu des tirs dans une zone très fréquentée de la capitale.
Les combats, d'une grande intensité, ont opposé deux influentes milices de l'Ouest libyen, selon des médias locaux. Aucun bilan n'était disponible dans l'immédiat et on ignore le motif de ces affrontements, qui demeurent symptomatiques du chaos auquel la Libye est en proie depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, mais aussi des tensions en cours entre groupes armés de la Tripolitaine. (VOA)
Les combats, d'une grande intensité, ont opposé deux influentes milices de l'Ouest libyen, selon des médias locaux. Aucun bilan n'était disponible dans l'immédiat et on ignore le motif de ces affrontements, qui demeurent symptomatiques du chaos auquel la Libye est en proie depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, mais aussi des tensions en cours entre groupes armés de la Tripolitaine. (VOA)
Soudan : plus de 15.000 moutons meurent noyés après le naufrage d'un navire 13/06/2022
Plus de 15.000 moutons sont morts noyés dimanche dans le port soudanais de Suakin en mer Rouge après le naufrage du navire les transportant, ont indiqué des responsables locaux. Selon Saleh Selim, responsable du département en charge du bétail de la chambre des exportateurs soudanais, les moutons avaient été chargés au port de Suakin, un carrefour commercial pour de nombreux pays africains situé à près de 800 km au nord-est de Khartoum.
Très tôt dimanche, le Badr 1, dont la destination était l'Arabie saoudite, a fait naufrage au port "alors qu'il transportait 15.800 moutons (...) bien au-delà de sa charge maximale", a affirmé un responsable local qui a requis l'anonymat. Un autre responsable du port a affirmé, également sous couvert de l'anonymat, que l'équipage était sain et sauf.
Le navire pouvait transporter jusqu'à 9000 animaux mais des modifications avaient été apportées pour augmenter cette charge maximale, a-t-il ajouté sans préciser lesquelles. Il a ajouté craindre "un impact environnemental après la mort par noyade de milliers d'animaux" ainsi qu'une perturbation des activités du port. (RTBF)
Très tôt dimanche, le Badr 1, dont la destination était l'Arabie saoudite, a fait naufrage au port "alors qu'il transportait 15.800 moutons (...) bien au-delà de sa charge maximale", a affirmé un responsable local qui a requis l'anonymat. Un autre responsable du port a affirmé, également sous couvert de l'anonymat, que l'équipage était sain et sauf.
Le navire pouvait transporter jusqu'à 9000 animaux mais des modifications avaient été apportées pour augmenter cette charge maximale, a-t-il ajouté sans préciser lesquelles. Il a ajouté craindre "un impact environnemental après la mort par noyade de milliers d'animaux" ainsi qu'une perturbation des activités du port. (RTBF)
Au centre du Mali, une ville sous blocus jihadiste 12/06/2022
La ville de Boni dans le centre du Mali est sous blocus de jihadistes depuis fin mai et le trafic sur un axe routier majeur de la région est largement interrompu, disent l'ONU et plusieurs sources locales. "Depuis le 25 mai 2022, des groupes armés extrémistes empêchent la circulation des personnes et des biens dans cette zone, notamment sur la route nationale" (RN16), ainsi que le travail dans les champs, indique un communiqué de la mission de l'ONU au Mali.
La Minusma dit sa vive préoccupation devant les effets de ce qu'elle appelle un "siège", comme les difficultés d'approvisionnement en vivres et le départ des agents de santé et des villageois. Boni, chef-lieu de commune de quelques 29.000 habitants selon un recensement de 2009, est posé aux abords de la RN16 qui relie Mopti (centre) à Gao (nord).
Habituellement des dizaines de bus, camions et autres véhicules empruntent quotidiennement cette route stratégique pour la région, largement rurale et prise depuis 2015 dans un tourbillon de violences. La RN16 est l'une des routes les plus dangereuses du Mali. (VOA/AFP)
La Minusma dit sa vive préoccupation devant les effets de ce qu'elle appelle un "siège", comme les difficultés d'approvisionnement en vivres et le départ des agents de santé et des villageois. Boni, chef-lieu de commune de quelques 29.000 habitants selon un recensement de 2009, est posé aux abords de la RN16 qui relie Mopti (centre) à Gao (nord).
Habituellement des dizaines de bus, camions et autres véhicules empruntent quotidiennement cette route stratégique pour la région, largement rurale et prise depuis 2015 dans un tourbillon de violences. La RN16 est l'une des routes les plus dangereuses du Mali. (VOA/AFP)
Mali: Violents combats pour le contrôle de Ménaka 12/06/2022
Des dizaines de milliers de personnes fuient les affrontements à Ménaka. Le groupe djihadiste EIGS cherche à contrôler cette région du nord-est du Mali. La situation humanitaire à Ménaka reste alarmante, selon de nouveaux témoignages provenant de cette région située dans le nord-est du Mali. Des centaines de civils auraient été tués et des milliers d'autres déplacés ces derniers mois en lien avec des combats contre le groupe djihadiste "Etat islamique dans le Grand Sahara" (EIGS).
Dans ces affrontements, les Forces armées maliennes (FAMa) ont rejoint des groupes armés majoritairement touaregs et signataires de l'Accord de paix d'Alger.
Fin mai déjà, lors d'une visite, le chef de la mission de l'Onu au Mali, El Ghassim Wane, jugeait la situation à Ménaka "extrêmement dramatique". Un constat que confirme Ibrahima Garigo. Le directeur de la Radio rurale de Ménaka, une station partenaire de la Deutsche Welle, se préoccupe notamment du sort des personnes déplacées. (DW)
Dans ces affrontements, les Forces armées maliennes (FAMa) ont rejoint des groupes armés majoritairement touaregs et signataires de l'Accord de paix d'Alger.
Fin mai déjà, lors d'une visite, le chef de la mission de l'Onu au Mali, El Ghassim Wane, jugeait la situation à Ménaka "extrêmement dramatique". Un constat que confirme Ibrahima Garigo. Le directeur de la Radio rurale de Ménaka, une station partenaire de la Deutsche Welle, se préoccupe notamment du sort des personnes déplacées. (DW)
Burkina Faso: la mine Riverstone Karma dans le Nord visée par une attaque 12/06/2022
Au Burkina Faso, la mine industrielle Riverstone Karma, située à Namissiguima, dans la région du Nord, a été visée par une attaque jeudi 9 juin au petit matin. Des hommes armés ont lancé un assaut contre la mine aux environs de 4h30 locales. Selon des sources sécuritaires, deux personnes, dont un civil et un soldat, ont été tués durant l’attaque, ainsi que plusieurs personnes blessées et des véhicules incendiés. Tout le personnel de la mine a été évacué.
Les assaillants, selon une source au sein de la mine, ont pu franchir toutes les barrières, malgré l’important dispositif de sécurité et le camp de base des employés a été visé par les tirs. « Une intervention aérienne des forces défense et sécurité a permis de détruire un véhicule à bord duquel dix terroristes tentaient de fuir », fait savoir une source sécuritaire. Plusieurs terroristes sur moto ont été également neutralisés, ajoute la même source. …
Face à la situation, les opérateurs miniers sont inquiets et interpellent le gouvernement de transition sur la sécurisation des sites d’exploitation minière. (RFI)
Les assaillants, selon une source au sein de la mine, ont pu franchir toutes les barrières, malgré l’important dispositif de sécurité et le camp de base des employés a été visé par les tirs. « Une intervention aérienne des forces défense et sécurité a permis de détruire un véhicule à bord duquel dix terroristes tentaient de fuir », fait savoir une source sécuritaire. Plusieurs terroristes sur moto ont été également neutralisés, ajoute la même source. …
Face à la situation, les opérateurs miniers sont inquiets et interpellent le gouvernement de transition sur la sécurisation des sites d’exploitation minière. (RFI)
Tchad: après les affrontements de Kouri Bougoudi, Mahamat Idriss Deby annonce des mesures 12/06/2022
Au Tchad, le président du Conseil militaire de transition s’est exprimé jeudi soir sur les affrontements qui ont causé la mort d’une centaine de personnes dans la nuit du 23 au 24 mai sur le site aurifère de Kouri Bougoudi, dans l’extrême nord du pays à la frontière libyenne.
Dans un entretien diffusé sur les chaînes publiques, Mahamat Idriss Deby a déclaré que « ce qui s’est passé est à Kouri Bougoudi est plus grave qu’un « simple conflit intercommunautaire » avant d’ajouter que l’Etat Tchadien prendra ses responsabilités. Cette prise de parole était attendue car le président s'était rendu à Kouri Bougoudi il y a une semaine. (RFI)
Dans un entretien diffusé sur les chaînes publiques, Mahamat Idriss Deby a déclaré que « ce qui s’est passé est à Kouri Bougoudi est plus grave qu’un « simple conflit intercommunautaire » avant d’ajouter que l’Etat Tchadien prendra ses responsabilités. Cette prise de parole était attendue car le président s'était rendu à Kouri Bougoudi il y a une semaine. (RFI)
RDC : l’ONG "Impunity Watch" appelle au vote d’une loi protégeant les témoins des crimes graves 12/06/2022
L'organisation de défense des droits humains "Impunity Watch" a appelé, mercredi 8 juin, le Parlement congolais à adopter une loi sur la protection des victimes et témoins des crimes des masses. Son chargé des programmes, Gentil Kasongo, a lancé cet appel à Kinshasa lors de la publication du rapport de recherche sur la participation des victimes et survivants des crimes graves aux processus informels de justice transitionnelle.
Le professeur Philippe Tunamsifu, de la faculté des droits à l'Université libre des pays des Grands lacs (ULPGL)/Goma, indique que les populations à la base expriment le besoin urgent de se réconcilier, en commençant par des mécanismes locaux.
« La population victime estime qu'il y a urgence à commencer à parler. On ne saura pas construire le pays, lorsqu'il y a des crimes qui ont été commis et qui restent impunis. La finalité d'avoir présenté cette recherche au niveau de Kinshasa, c'est pour sensibiliser le gouvernement d'appuyer les efforts des Barza intercommunautaire ». (Radio Okapi)
Le professeur Philippe Tunamsifu, de la faculté des droits à l'Université libre des pays des Grands lacs (ULPGL)/Goma, indique que les populations à la base expriment le besoin urgent de se réconcilier, en commençant par des mécanismes locaux.
« La population victime estime qu'il y a urgence à commencer à parler. On ne saura pas construire le pays, lorsqu'il y a des crimes qui ont été commis et qui restent impunis. La finalité d'avoir présenté cette recherche au niveau de Kinshasa, c'est pour sensibiliser le gouvernement d'appuyer les efforts des Barza intercommunautaire ». (Radio Okapi)
La RDC accuse le Rwanda d’avoir déployé 500 militaires sur son territoire 10/06/2022
L’armée congolaise accuse le Rwanda voisin d’avoir déployé quelque 500 militaires sur son territoire, dans la province du Nord-Kivu. La tension entre les deux pays voisins atteint un paroxysme, au moment de la visite royale belge en RDC. Le roi Philippe et le Premier ministre Alexander De Croo ont tous deux condamné ces violences et dit la disponibilité de la Belgique pour trouver une solution.
Dans un communiqué, l’armée congolaise accuse le Rwanda d’avoir déployé 500 militaires de ses Forces spéciales, dans la zone stratégique des collines de Tchanzu, dans le Nord-Kivu. Ces militaires auraient changé d’uniforme pour dissimuler leur présence sur le territoire congolais, selon le communiqué des Forces armées de la RDC. Il appelle la population "à la vigilance et à dénoncer la présence de toute personne porteuse d’arme habillée en tenue vert-noir". (RTBF)
Dans un communiqué, l’armée congolaise accuse le Rwanda d’avoir déployé 500 militaires de ses Forces spéciales, dans la zone stratégique des collines de Tchanzu, dans le Nord-Kivu. Ces militaires auraient changé d’uniforme pour dissimuler leur présence sur le territoire congolais, selon le communiqué des Forces armées de la RDC. Il appelle la population "à la vigilance et à dénoncer la présence de toute personne porteuse d’arme habillée en tenue vert-noir". (RTBF)
CEDEAO : Mahamadou Issoufou nommé médiateur pour le Burkina Faso 09/06/2022
Mahamadou Issoufou nommé médiateur de la CEDEAO pour le Burkina Faso. Après le 6e sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), les membres de l'organisation ont désigné l'ancien président nigérien pour "faciliter le dialogue entre toutes les parties prenantes", a indiqué un communiqué.
La nomination de l'ancien chef d'Etat du Niger serait accueillie favorablement dans le pays, Mahamadou Issoufou connaissant très bien l'histoire politique du Burkina Faso, ainsi que la problématique du terrorisme. Il avait également fait acte de démocratie en refusant de s’aventurer pour un troisième mandat anticonstitutionnel, cédant le pouvoir à Mohamed Bazoum.
La CEDEAO et le gouvernement militaire s'opposent sur la durée de la transition du Burkina Faso, l'organisation n'étant pas favorable au délai de 36 mois annoncé par les autorités, et demande un calendrier plus acceptable. (AfricaNews)
La nomination de l'ancien chef d'Etat du Niger serait accueillie favorablement dans le pays, Mahamadou Issoufou connaissant très bien l'histoire politique du Burkina Faso, ainsi que la problématique du terrorisme. Il avait également fait acte de démocratie en refusant de s’aventurer pour un troisième mandat anticonstitutionnel, cédant le pouvoir à Mohamed Bazoum.
La CEDEAO et le gouvernement militaire s'opposent sur la durée de la transition du Burkina Faso, l'organisation n'étant pas favorable au délai de 36 mois annoncé par les autorités, et demande un calendrier plus acceptable. (AfricaNews)
Le roi des Belges en RDC pour une visite forte en symbole 08/06/2022
Le roi des Belges Philippe est arrivé mardi après-midi à Kinshasa pour sa première visite officielle en République démocratique du Congo (RDC), sur fond de travail de mémoire et de réconciliation entre la Belgique et son ancienne colonie. Le souverain, son épouse Mathilde et la délégation gouvernementale qui les accompagne ont été accueillis à l'aéroport international de N'Djili par le président de la RDC Félix Tshisekedi, son épouse et diverses institutions étatiques et politiques mobilisées pour l'occasion.
Cette visite royale, la première depuis celle en 2010 d'Albert II, père de Philippe, a été deux fois reportée, en 2020 à cause de la pandémie de Covid-19 puis au début de cette année en raison de la guerre déclenchée par la Russie en Ukraine. Elle revêt une forte portée symbolique, deux ans après que le roi, à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance de l'ex-Congo belge, a exprimé dans une lettre à Félix Tshisekedi ses "plus profonds regrets" pour les "blessures" de la colonisation, une première historique.
Le souverain, qui règne depuis 2013, avait regretté les "actes de violence et de cruauté" commis à l'époque où son ancêtre Léopold II avait fait du Congo sa propriété personnelle (1885-1908), avant le demi-siècle de présence de l'Etat belge dans l'immense pays d'Afrique centrale. (Avec AFP)
Cette visite royale, la première depuis celle en 2010 d'Albert II, père de Philippe, a été deux fois reportée, en 2020 à cause de la pandémie de Covid-19 puis au début de cette année en raison de la guerre déclenchée par la Russie en Ukraine. Elle revêt une forte portée symbolique, deux ans après que le roi, à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance de l'ex-Congo belge, a exprimé dans une lettre à Félix Tshisekedi ses "plus profonds regrets" pour les "blessures" de la colonisation, une première historique.
Le souverain, qui règne depuis 2013, avait regretté les "actes de violence et de cruauté" commis à l'époque où son ancêtre Léopold II avait fait du Congo sa propriété personnelle (1885-1908), avant le demi-siècle de présence de l'Etat belge dans l'immense pays d'Afrique centrale. (Avec AFP)
Éthiopie: le projet de dialogue national inclusif ne part pas sur de bons rails 07/06/2022
Ce forum censé réunir toutes les forces politiques du pays ne s’est pas matérialisé depuis son annonce par le gouvernement d’Abiy Ahmed en décembre dernier. Dimanche, dix des principaux partis d’opposition ont refusé d’y participer dans les conditions actuelles. Ils accusent le Premier ministre Abiy Ahmed de vouloir confisquer un processus qu'ils jugent justement comme non-inclusif.
C’est un camouflet dont le Premier ministre Abiy Ahmed se serait bien passé, lui qui établit discrètement des contacts avec les rebelles tigréens du TPLF pour mettre un terme à la guerre dans le nord du pays. Dix des plus grands partis d’opposition ont tourné le dos à son projet de dialogue national. Parmi eux, on retrouve notamment les poids lourds politiques des régions Oromia, Afar et Somali.
Ensemble, ils dénoncent un environnement politique toxique. Dans leur viseur en particulier, l’attitude du Parti de la Prospérité du Premier ministre, qui a fait cavalier seul au moment de nommer les commissaires et les thèmes de ce dialogue national. Le projet est donc plus que jamais au point mort. (RFI)
C’est un camouflet dont le Premier ministre Abiy Ahmed se serait bien passé, lui qui établit discrètement des contacts avec les rebelles tigréens du TPLF pour mettre un terme à la guerre dans le nord du pays. Dix des plus grands partis d’opposition ont tourné le dos à son projet de dialogue national. Parmi eux, on retrouve notamment les poids lourds politiques des régions Oromia, Afar et Somali.
Ensemble, ils dénoncent un environnement politique toxique. Dans leur viseur en particulier, l’attitude du Parti de la Prospérité du Premier ministre, qui a fait cavalier seul au moment de nommer les commissaires et les thèmes de ce dialogue national. Le projet est donc plus que jamais au point mort. (RFI)
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