En Tunisie, l’inflation occupe toutes les discussions. La hausse des prix fragilise encore plus une population déjà très affectée par des crises à répétition. En Tunisie, il suffit de tendre l’oreille pour entendre les citoyens se plaindre de l’augmentation du prix des denrées de base. Toujours, le même constat dans la bouche des Tunisiens : « on ne s’en sort plus ». C’est ce qu’on entend partout, dans la rue, les supermarchés, les marchés, les taxis, à la radio. …
La crise n’a pas attendu la guerre en Ukraine et ses conséquences sur le prix des céréales pour se déclencher. Pendant toutes ces années, plusieurs couches se sont superposées. Après la révolution, il y a eu l’instabilité politique, les attentats, la chute du tourisme, la crise du Covid-19, et maintenant, la guerre en Ukraine qui contribue à renchérir - comme partout ailleurs - le prix de certaines denrées.
Parallèlement à la flambée des prix, les salaires des Tunisiens, eux, n’augmentent pas ou très peu. Le salaire minimum se situe aux alentours des 400 dinars soit environ 125 euros. (RFI)
Au lendemain du naufrage d'un pétrolier dans le golfe de Gabès, des plongeurs ont procédé, dimanche, à des opérations d'inspection de la coque pour mesurer le risque de pollution. "Aucune fuite" n'a été détectée, ont-ils indiqué. Des plongeurs ont inspecté, dimanche 17 avril, la coque d'un pétrolier, chargé de 750 tonnes de gazole, qui a coulé la veille dans le golfe de Gabès, près des côtes du sud-est de la Tunisie. Aucune fuite n'a été détectée, selon les autorités tunisiennes.
Les plongeurs qui ont pu se rendre sur le site grâce à une embellie de la météo ont noté que le navire "a coulé à près de 20 mètres de fond, en position horizontale et ne présente pas de fissures", selon le ministère tunisien de l'Environnement. "Aucune fuite n'a été constatée sur la cargaison de gazole", a ajouté le ministère dans un communiqué. (France24)
Les terribles inondations en Afrique du Sud ont fait 443 morts, principalement dans la région de Durban sur la côte est, selon un nouveau bilan dimanche des autorités locales, 63 personnes étant toujours portées disparues. "Le nombre de morts s'élève désormais à 443", a déclaré le ministre de la province du KwaZulu-Natal, Sihle Zikalala, lors d'une conférence de presse.
Dans la matinée, il pleuvait encore à certains endroits mais rien comparé aux derniers jours. "Le risque d'inondation est faible dans le KwaZulu-Natal aujourd'hui", a assuré à l'AFP le prévisionniste Puseletso Mofokeng, de l'institut national de météorologie. "Les précipitations vont se dissiper complètement d'ici mercredi et jusqu'à la fin de la semaine prochaine".
Ces derniers jours, ministres, chefs traditionnels, le roi zoulou Misuzulu Zulu et le président Cyril Ramaphosa se sont rendus sur le terrain pour évaluer l'étendue des dégâts et épauler ceux dans le deuil. (RTBF)
Une nouvelle épidémie de virus zika est tout à fait possible, avertissent les chercheurs, et une seule mutation pourrait suffire à déclencher une propagation explosive. La maladie a provoqué une urgence médicale mondiale en 2016, avec des milliers de bébés nés avec des lésions cérébrales après que leurs mères aient été infectées pendant la grossesse. Des scientifiques américains affirment que le monde devrait être à l'affût de nouvelles mutations.
Les travaux de laboratoire, décrits dans la revue scientifique Cell Reports, soulignent que le virus peut facilement se transformer et créer de nouveaux variants. Selon l'équipe de l'Institut d'immunologie de La Jolla, des études récentes sur les infections indiquent que ces variants peuvent être efficaces pour transmettre le virus, même dans les pays qui ont acquis une immunité à la suite de précédentes épidémies de zika.
Les experts ont déclaré que les résultats, bien que théoriques, sont intéressants - et rappellent que d'autres virus que celui à l'origine du Covid peuvent constituer une menace. (BBC)
Les négociations entre les différents rivaux libyens se poursuivent au Caire, sous les bons auspices de la conseillère spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour la Libye, Stéphanie Williams. Des pourparlers qui piétinent, alors que le pays est divisé, une nouvelle fois, entre deux gouvernements qui se disputent la légitimité.
Des parlementaires et des représentants du Conseil supérieur de l’État sont réunis depuis ce 12 avril, au Caire, pour tenter de trouver un compromis constitutionnel nécessaire à l’organisation d’élections générales en Libye, rapporte le journal panarabe Asharq Al-Awsat.
Au moment où le gouvernement d’union nationale, présidé par Abdel Hamid Dbeibah, continue à contester le nouveau gouvernement de Fathi Bachagha, élu par le Parlement de Tobrouk en février dernier, la conseillère spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour la Libye Stéphanie Williams pousse toujours à la tenue d’élections, “pour répondre aux attentes de 2,8 millions de Libyens inscrits”. (Courrier International)
Le conseil des ministres a adopté mercredi un décret pour créer la Coordination nationale des comités locaux de dialogue pour la restauration de la paix. Ces comités ont été annoncés la semaine dernière par la présidence. L’objectif est de mettre en place un mécanisme de discussion avec les Burkinabè ayant rejoint les groupes armés.
Dans son compte rendu, le conseil des ministres insiste sur le caractère « endogène » de ces comités, c’est-à-dire que chacun doit prendre en compte des problématiques très locales. Cette initiative est accueillie de manière mitigée.
Un total de 24 personnes ont été tuées par des hommes armés dans l'Etat de Benue, dans le centre du Nigeria, dernières violences en date imputées à des gangs armés, ont déclaré mercredi les autorités locales. "Des éleveurs (peuls) présumés ont envahi et tué 8 personnes à Mbadwem dans la zone de Guma et 16 (autres personnes) à Tiortyu dans la zone de Tarka", a affirmé le porte-parole des autorités locales Nathaniel Ikyur. "Des dizaines d'autres personnes ont été blessées et sont soignées dans un hôpital de l'État", a ajouté M. Ikyur dans un communiqué.
La police locale a seulement confirmé l'attaque menée à Tiortyu, en donnant un bilan de 9 personnes tuées. Le centre du pays le plus peuplé d'Afrique est le théâtre de nombreux conflits entre pasteurs nomades majoritairement musulmans et cultivateurs chrétiens, au sujet du contrôle de l'eau et des terres. Avec les changements climatiques, les conflits se sont multipliés, et différentes communautés ont mobilisé des groupes armés pour assurer leur protection. Certains se sont tournés vers des activités criminelles. (AFP)
De violents combats ont opposé le mercredi 13 avril, les FARDC à deux factions coalisées de la CODECO à Ala. C'est un village situé à environ 100 kilomètres au Nord de Bunia dans le territoire de Djugu (Ituri). Le bilan provisoire est de 11 assaillants tués et quatre autres blessés, précisent des sources de sécurité. Des miliciens des factions ARDPC et URDPC de la CODECO venus d’au moins cinq positions ont lancé l’assaut sur la position des FARDC à Ala.
Ces combattants de la coalition voulaient reprendre Ala, pourtant perdue face aux FARDC, la semaine dernière. Le village Ala abrite un grand marché de vivres dans la région. Ces miliciens percevaient des taxes pour leur survie, renseignent des sources de sécurité. Dans leur tentative de reprendre Ala le mercredi, les combattants des factions ARDPC et URDPC de la CODECO ont tout simplement été repoussés par les FARDC et se sont dispersés dans la zone. (Radio Okapi)
Trente-sept ONG congolaises ont appelé mercredi "à la fin de la répression et au respect des droits humains" dans les provinces de l'est de la RDC placées depuis près d'un an sous état de siège.
"Nous sommes très inquiets de la dégradation de la situation des droits humains et des massacres continus dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri", écrivent les organisations dans une lettre ouverte au Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, actuellement en visite dans l'est avec plusieurs ministres pour une évaluation de l'état de siège.
Cette mesure exceptionnelle, en vigueur depuis le 6 mai 2021, a été décidée pour tenter de mettre fin aux violences des groupes armés actifs depuis plus de 25 ans dans la région. Elle a remplacé l'administration civile par l'armée et la police mais n'est pas parvenue jusqu'alors à ramener la paix.
Alors que le siège de la région du Tigré continue, provoquant une famine sans précédent, et qu'aucun accord n'est en vue pour mettre fin à la guerre, la tension monte dans la corne de l'Afrique. Des mouvements militaires récents sur le terrain pourraient être les signes d'une préparation à une possible reprise des combats.
Traditionnellement, la période la plus propice à des opérations militaires dans le Tigré se trouve après Pâques, en avril, et avant le début des pluies, en juillet. C'est l'avis d'un vétéran de la guerre entre l'Érythrée et l'Éthiopie, qui ajoute qu'en 2020, c'est à ce moment-là que la rébellion tigréenne avait d'ailleurs lancé sa contre-offensive sur sa capitale Mekele et repris le contrôle de la province en quelques semaines. (RFI)
Dix rebelles des ADF ont été tués dans une offensive des Forces armées de la République démocratique du Congo(FARDC), mardi 12 avril au village Kandoyi, situé à 11 kilomètres de Komanda sur l’axe Mambasa-Kisangani (Ituri). Des sources sécuritaires rapportent que c’était après deux jours de combats intenses entre l’armée et ces rebelles.
Lundi 11 avril les FARDC ont lancé cette offensive pour empêcher l’avancée de l’ADF qui voulait se réorganiser dans la forêt après avoir été pourchassé par les FARDC au village de Shauri-moya le week-end dernier. Le village Kandoyi et ses périphéries sont à ce jour libérés des ADF, rassure le commandant des opérations des FARDC à Komanda, le Général Joseph Mugisa. Hormis les dix ADF tués, le général Joseph Mugisa annonce que, plusieurs armes et munitions de l’ennemi ont également été récupérées. (Radio Okapi)
Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées par des hommes armés dans des attaques contre des villages dans le centre du Nigeria, dernières violences imputées à des bandes criminelles, ont déclaré mardi plusieurs sources locales.
Ces attaques menées dimanche, parmi les pires depuis le début de l'année, ainsi qu'un récent assaut d'envergure contre un train dans l'Etat voisin de Kaduna illustrent l'insécurité croissante dans le nord-ouest et le centre du pays le plus peuplé d'Afrique.
Dimanche, des hommes armés ont attaqué quatre villages dans l'Etat du Plateau, tuant plus de 100 personnes, ont affirmé deux responsables locaux et un commandant d'un groupe d'autodéfense. Les forces de sécurité et les autorités locales ont confirmé les violences sans toutefois donner de bilan des victimes. (AFP)
Au moins sept terroristes du groupe Al Shebab ont été éliminés par l’Armée nationale somalienne (ANS), soutenue par la Mission de transition de l’Union africaine en Somalie (ATMIS), dans une attaque déjouée lundi dans le sud du pays. Les commandants de l’ANS menant cette opération ont déclaré sur la radio Mogadiscio que les combattants avaient tenté de lancer une attaque contre une base de l’armée à Dinsoor, une petite ville dans la région de Bay dans le sud du pays.
« L’armée nationale somalienne et les forces de l’ATMIS dans la ville de Dinsoor ont repoussé lundi une attaque contre leur base militaire menée par le groupe Al Shabab et ont abattu sept terroristes », a rapporté la radio étatique. Les attaques sont fréquentes contre les bases gouvernementales et de l’Union Africaine dans le sud et le centre de la Somalie malgré le déploiement important des forces de sécurité et de l’armée dans ces régions. (Sahel-Intelligence)
Depuis cinq jours, Detoh Rie vit dans les marais du comté de Leer. Comme environ 14.000 personnes, il a fui le récent regain de violences dans cette région du Soudan du Sud, plongée dans le malheur depuis près d'une décennie. Des combats ont éclaté vendredi dans cette partie de l'Etat de l'Unité, dans le nord du pays, entre des troupes du SPLA-IO du vice-président Riek Machar et des forces qui ont fait défection de ce mouvement en août dernier pour rejoindre le camp de l'ennemi juré de Machar, le président Salva Kiir.
Les directions militaires des deux camps basées dans la capitale Juba ont immédiatement appelé à une fin des hostilités. Les combats ont duré jusqu'à dimanche, et les civils de ce comté à l'histoire sombre - où la famine avait notamment été déclarée en 2017, durant la sanglante guerre civile qui a opposé Kiir et Machar entre 2013 et 2018 - ont une nouvelle fois payé un lourd tribut. (AFP)
Les cyclones et tempêtes tropicales qui ont frappé en début d'année le sud-est de l'Afrique et Madagascar ont charrié des pluies plus intenses en raison du changement climatique, selon une étude publiée lundi. En janvier et février, Madagascar, le Mozambique et le Malawi notamment ont subi une série rapprochée de cinq cyclones et tempêtes -notamment Ana, Batsirai et Emnati- qui ont causé de graves inondations, affectant plus d'un million de personnes, détruisant infrastructures et cultures et faisant plus de 200 morts au total.
Pour évaluer si le changement climatique avait eu un impact sur ces phénomènes, une équipe du World Weather Attribution, réseau de scientifiques pionniers en matière d'attribution des événements extrêmes au changement climatique, a étudié les précipitations pendant ces tempêtes sur deux régions (Madagascar et une région à cheval sur la frontière Mozambique/Malawi). (AFP)
Les quatre derniers membres d'une délégation congolaise otage d'un groupe armé avec lequel elle était venue négocier en Ituri (nord-est de la RDC) sont libres après près de deux mois de détention, a annoncé mardi un porte-parole. Ce porte-parole, Pitchout Mbodina Iribi, qui représente la "Task force pour la paix, la réconciliation et la reconstruction de l'Ituri", a annoncé "la libération de Thomas Lubanga et Floribert Ndjabu mais aussi de tout le reste des membres de la délégation".
Il s'agit de deux colonels de l'armée congolaise, Justin et Désiré Lobho. Les quatre hommes ont plutôt "échappé" à leurs ravisseurs, a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat un autre membre de la Task force, indiquant que "tous sont arrivés à Bunia", chef-lieu de l'Ituri, mardi matin.
Au total, huit membres de cette Task force avaient été pris en otage le 16 février par les combattants du groupe armé Coopérative pour le développement du Congo (Codeco), organisation mystico-militaire qui prétend défendre les membres de la communauté Lendu. (RTBF avec Belga)
Le chef de la junte au pouvoir en Guinée, le colonel Mamady Doumbouya, a mis en demeure les compagnies minières étrangères de construire sur place des usines de transformation de la bauxite pour un partage équitable des revenus. Le colonel Doumbouya a donné aux entreprises jusqu’à fin mai pour soumettre des propositions et un calendrier pour la construction de raffineries de bauxite, montre sur la page Facebook de la présidence la vidéo d’une rencontre qui a eu lieu vendredi 8 avril avec les représentants des compagnies.
Le colonel Doumbouya, qui s’est depuis fait investir président, s’était employé à rassurer les opérateurs étrangers quand il avait pris le pouvoir par la force en septembre 2021. Il avait assuré que la Guinée tiendrait les engagements qu’elle avait pris. Mais en mars, il avait ordonné la cessation de toute activité sur le site de l’immense gisement de fer de Simandou pour réclamer que les intérêts nationaux soient préservés par ses exploitants étrangers, dont la SMB et Rio Tinto. Un accord-cadre de 15 milliards de dollars a depuis été signé fin mars entre l’Etat guinéen et les exploitants pour un codéveloppement du gisement. (Le Monde avec AFP)
Plus des deux tiers des Africains ont été contaminés par le Covid-19 depuis le début de la pandémie. C’est 97 fois plus que les cas confirmés déclarés officiellement, selon une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publiée jeudi 7 avril. Selon cette étude, en septembre 2021, 800 millions d’Africains avaient été exposés au SARS-CoV-2, alors que 8,2 millions de cas avaient été signalés.
L’OMS considère que la sous-estimation des infections réelles se produisait partout, mais qu’elle était plus importante en Afrique. A l’échelle mondiale, les infections réelles étaient 16 fois plus nombreuses que les cas confirmés, a-t-elle précisé. La directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, docteur Matshidiso Moeti, a ajouté que la forte exposition du continent au virus et la baisse actuelle des taux d’infection ne signifiaient pas que le continent pouvait crier victoire face au Covid.
« Les risques d’émergence de variants plus mortels, plus forts que l’immunité acquise lors d’infections antérieures ne peuvent être écartés », a-t-elle déclaré dans un communiqué, appelant à une intensification des tests.
Les Soudanais sont descendus dans les rues par milliers, mercredi, afin de "dégager les putschistes et ne plus jamais vivre de coups d'État". Selon une source médicale, un jeune manifestant a été tué à Khartoum. "Non au pouvoir militaire", "Non au gouvernement de la faim". Par milliers, les Soudanais ont manifesté mercredi 6 avril dans plusieurs régions du pays, et à Khartoum, un jeune manifestant a été tué par balles.
Les protestataires contre le coup d'État du 25 octobre 2021 avaient choisi de manifester le 6 avril pour marquer un double anniversaire : celui de deux révoltes (1985 et 2019) qui, à 34 ans d'écart, ont fait tomber deux présidents putschistes.
epuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, les militants au Soudan, pays englué dans une grave crise politique et économique depuis le putsch du général Abdel Fattah al-Burhane le 25 octobre, promettent "la tempête" ou "le séisme du 6 avril". Ils veulent, disent-ils, en finir avec les généraux – quasiment toujours au pouvoir en 66 ans d'indépendance – et surtout la vie chère, avec une livre soudanaise en chute libre et une inflation à plus de 250 %. (France24 avec AFP)
La principale plateforme de l’opposition a annoncé, mercredi 6 avril 2022, suspendre toute négociation avec la junte au pouvoir et avec son gouvernement. Une annonce qui intervient à un mois du grand dialogue national censé réunir l’opposition et les groupes armés.
"Nous avons fait une analyse globale de la situation qui met en exergue une incapacité totale de la junte et de son gouvernement de prendre à bras-le-corps les problèmes du Tchad. Nous avions notamment indexé l’impasse dans laquelle se trouve actuellement le pré-dialogue de Doha, une volonté très claire de ne pas organiser un dialogue clair puisque vous voyez bien, les gens s’interdisent même une réflexion pertinente sur l’organisation de ce pré-dialogue. On nous demande simplement de nous y joindre sans aucune réflexion comme des moutons de panurge, ce qui ne saurait se comprendre."