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Sénégal : Ousmane Sonko s’en prend à la France et à la présidence Macron

Samedi 18 Mai 2024

Devant des centaines d’étudiants galvanisés, le premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, s’en est pris durement, jeudi 16 mai, à l’attitude de Paris lors de la répression contre son camp sous l’ancien président Macky Sall. Il a ainsi accusé la présidence Macron d’avoir incité à la « persécution ». 

 

Chantre d’un souverainisme et panafricanisme social, M. Sonko a délivré dans un hémicycle de l’université de Dakar et sous les acclamations répétées son discours le plus long et le plus politique depuis sa nomination, en avril, après la victoire tonitruante des siens à la présidentielle.

Il a précisé s’exprimer en tant que chef de parti et non du gouvernement, à l’occasion d’une conférence sur les relations entre l’Afrique et l’Europe avec Jean-Luc Mélenchon, le chef de La France Insoumise (LFI) en visite à Dakar avec de nombreux élus ‘’insoumis’’.

 

Devant M. Mélenchon dont il a salué le soutien constant, il est revenu sur le bras de fer que lui et son parti ont livré au pouvoir de 2021 à 2024 et qui a causé des dizaines de morts et des centaines d’arrestations. 

 

« Vous n’avez jamais entendu le gouvernement français dénoncer ce qui s’est passé », a déclaré M. Sonko. Il a accusé Emmanuel Macron d’avoir accueilli et « félicité » son homologue sénégalais « au pire [moment] » de la répression. 

 

« C’est une incitation à la répression, une incitation à la persécution et à l’exécution de Sénégalais qui n’avaient [commis d’autre] crime que d’avoir un projet politique », a-t-il déclaré. Beaucoup de gouvernements européens sont restés dans un « mutisme approbateur », a-t-il dit. [Le Monde avec AFP]

 
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