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Madagascar: polémique autour du nouveau statut de l’opposition

Lundi 19 Juillet 2021

Alors qu'une plateforme de l’opposition a annoncé une descente dans la rue pour protester contre la loi relative au statut de l’opposition, cette dernière a été avalisée par la Haute Cour constitutionnelle en début de mois. L’opposition sera parlementaire ou ne sera pas. Cela signifie que le chef de l’opposition devra être un député pour que l’État le reconnaisse. Auparavant, il pouvait être issu de la société civile.
 
Être reconnu par le pouvoir permet de disposer de prérogatives, dont la moitié a tout de même été supprimée par le texte : il n’y a désormais plus de cabinet et de personnel payé par l’État ou de nomination à la Commission électorale indépendante (Céni). En clair, la loi réduit et minimise les pouvoirs du chef de l’opposition.
 
Pour Toavina Ralambomahay, auteur de « La loi sur le statut de l’opposition » et élu municipal, il y a un vrai problème démocratique avec ce texte, car le poste de leader a encore plus de chances de rester vacant. « Il suffit que l’on musèle les députés, et officiellement il n’y a plus de chef de l’opposition dans le pays, au mieux de simples opposants parlementaires », explique t-il. (RFI)
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