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Le père-fouettard et les libertés

Vendredi 10 Février 2017

Le père-fouettard et les libertés
La mauvaise foi des politiciens est légendaire sous nos cieux. Quand ils sont en quête du pouvoir, ils sont presque des anges, des espèces rares nourries à la sève bien agréable des principes démocratiques universels. Ils sont alors des parangons invétérés de la liberté d’expression, de réunion, de rassemblement, fustigeant les moindres incartades de leurs adversaires régnants.

Euphoriques et stoïques en attendant leur heure de gloire, ils promettent monts et merveilles, y rajoutent même veaux, vaches, cochons, zèbres au point que le peuple, conquis par tant de conviction affichée, se mette à rêver du Grand soir. Aux premières heures du pouvoir nouveau, les masques tombent car la ficelle était un peu trop grosse, la déception, pas moins.
 
Les éléments de duplicité auxquels s’est habitué à recourir le régime en place sont la marque de fabrique déposée d’un président précaire pour qui inaugurer à tour de bras des infrastructures (à travers des marchés publics minutieusement attribués) suffit à solder les comptes politiques et moraux d’une gouvernance calamiteuse sous plusieurs angles. Il nous avait promis une ère nouvelle de libertés, il s’est surpris lui-même à être un père fouettard ostensiblement réfractaire à l’expression minimale de ces mêmes libertés dans l’espace public.
 
Faire voter une nouvelle Constitution par une frange minoritaire de l’électorat national, y célébrer des droits nouveaux formels pour les citoyens, proclamer le droit des populations sur les biens de leurs terroirs, ce n’est pas franchement accomplir une œuvre de Sisyphe surtout si, en amont, le reniement d’une grande promesse justement liée au…Grand soir en a été le fil conducteur. 
 
Au fils des temps et des occasions manquées, les peuples semblent avoir acquis une maturité plus en adéquation avec les exigences de la bonne gouvernance et du respect des libertés fondamentales, moins perméable aux discours formalistes sans substance véritable. Ils ne veulent plus vivre à l’état de nature démocratique, ils préfèrent simplement vivre la modernité démocratique à l’état de vérité.
 
En attendant, que fait l’Etat pour rendre aux populations de Diokoul et d’ailleurs au Sénégal  les terres habitables et cultivables par lesquelles elles assurent leur dignité de citoyens à part entière ?
 
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