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Le PM Ousmane Sonko réaffirme l’opposition du Sénégal à la restructuration de la dette

Vendredi 9 Janvier 2026

Le président Faye (d.) et son premier ministre Sonko
Le président Faye (d.) et son premier ministre Sonko

Le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé, jeudi, l’opposition du gouvernement à la restructuration de la dette sénégalaise, soulignant que les solutions envisagées avec d’autres partenaires laissent penser qu’il est possible de gérer la situation sans recourir à cette option.

 

”[…] Nous ne pouvons pas comprendre qu’on veuille nous imposer une restructuration dans ces conditions. Ce n’est pas une position d’Ousmane Sonko ; la position officielle [du Sénégal], c’est qu’on ne veut pas de cette situation”, a-t-il soutenu.

 

Le Premier ministre répondait à une question sur la dette sénégalaise lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue mauritanien en visite de travail de 48 heures au Sénégal.

 

”Ce n’est pas des déclarations d’économistes ou de quelques autres composantes qui vont nous amener à changer de position […]’’, a-t-il prévenu.

 

Selon lui, ‘’rien n’a changé entre-temps’’ et le Sénégal continue à ”rester sur cette position’’.

 

”C’est une position de Monsieur le président de la République du Sénégal, de son gouvernement, de son Premier ministre, du ministre de Finances, du ministre de l’Economie (…)”, a-t-il insisté.

 

Il a indiqué que malgré la situation économique avec une dette de ‘’119% et un déficit de presque 13%” ayant rendu le travail du gouvernement ‘’très difficile’’, les travaux réalisés permettent d’entrevoir ‘’la possibilité de sortir de cette situation sans avoir besoin d’une restructuration’’.

 

Selon lui, les projections en termes de croissance et de recettes ”sont raisonnables”. Il a relevé que sans aucun apport jusqu’à présent, le gouvernement a réussi à ”refinancer cette dette, principalement sur le marché régional’’.

 

”Nous considérons que les efforts que nous faisons à partir du plan de redressement, rien que pour ce budget, nous permet de générer 960 milliards de francs CFA de plus additionnels au budget’’, a-t-il soutenu, promettant que ‘’ça va aller crescendo à partir de 2027’’.

 

Il a rappelé le Plan de redressement économique et social et un vaste programme de rattrapage budgétaire, de rationalisation aussi bien des recettes que les dépenses budgétaires.

 

Pour Ousmane Sonko, les solutions envisagées avec d’autres partenaires laissent penser qu’il est possible de parvenir à trouver une solution à cette situation économique sans recourir à la restructuration de la dette.

 

Il estime également que c’est dans des situations comme celles que traverse aujourd’hui le Sénégal que le FMI doit intervenir, rappelant le cas l’Egypte où le Fonds monétaire international est intervenu alors que le pays n’était au niveau actuel des efforts que fournis Sénégal. [APS]

 
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1.Posté par Me François JURAIN le 11/01/2026 11:11
Monsieur le Premier Ministre "ne peut pas comprendre que l'on veuille nous imposer la restructuration de la dette". Cette déclaration, intempestive et outrancière, est grâve, de la part d'un Premier Ministre. Je préfère croire, en ce qui me concerne, qu'il s'agit là d'une déclaration faite par le leader d'un parti politique, coincé entre son poste de Premier Ministre, contraint au langage de vérité et de responsabilité, et le poste de leader d'un parti politique, qui lui, peut se permettre de raconter n'importe quoi, puisque de toutes les façons, son fan club n'en démordra pas, cet homme est envoyé par le Prophète!

Déjà, personne ne veut rien nous imposer. De l'avis unanime de tous les spécialistes, la dette est insoutenable, car si l'état se gargarise chaque fois qu'il arrive, à coup d'intérêts exorbitants , à trouver quelques dizaines ou centaines de milliards, sur le marché local, il se garde bien de préciser que: 1) cet argent emprunté sert en grande partie à payer les intérêts de la dette, et que 2) tout ces emprunts s'accumulent et il faudra bien les rembourser un jour.

Pour des raisons difficiles à comprendre, et surtout à admettre, le leader de PASTEF, au nom sans doute d'une idéologie dépassée, difficile à suivre par les temps qui courent, afin d'assoir une souveraineté que d'ailleurs personne ne conteste, et qui existe quand m^me depuis plus de soixante ans, refuse tout emprunt qui ne serait pas estampillé "Afrique". Soit. Mais lorsque l'on est dans une situation aussi catastrophique que se trouve le Sénégal, sur le plan financier s'entend, on a pas le choix. Une restructuration, ce n'est ni infamant, ni déshonorant, de nombreux pays (mais également de nombreux citoyens) ont été amenés à procéder à une restructuration, et bien leur en a pris, car maintenant, ils sont dans une situation économique des plus florissante, y compris certains pays d'Afrique. Car enfin, il s'agit de quoi? simplement de "lisser" la dette, à savoir rallonger les délais afin de la rendre plus soutenable, sans toucher aux taux d'intérêts avantageux, et honorer ses engagements, au lieu d'emprunter à des taux vertigineux, qui rend la dette vite insoutenable, et mène tout droit à ce qu'il faut éviter à savoir le défaut de paiement. Mais nous n'avons plus longtemps à attendre, pour savoir qui a tort ou à raison, dans cette affaire, car l'entêtement du leader de PASTEF, qui contraint le Premier ministre à adopter cette posture suicidaire pour le pays, va trouver son épilogue rapidement: fin du premier trimestre 2026, où tout le monde s'accorde pour dire que le défaut de paiement, qui plane au dessus de nos têtes, risque fort de nous tomber dessus, tel un cataclysme, et là, le problème sera d'un haute pointure.

Un leader politique d'un parti peut raconter n'importe quoi: ce n'est pas (trop) grave, puisqu'il y a bien longtemps que les leader politiques, de tout poils ou de tous bords, se comportent, comme des bonimenteurs de la foire à la saucisse: "avec moi, vous verrez, on rasera gratis"! Cette chanson là, tous les citoyens de tous les pays du monde l'ont entendu, l'entendent, ou l'entendront. Mais quand j'entends un Premier Ministre, celui du Sénégal, en visite dans le bassin arachidier, constater que la campagne de 2025 a été catastrophique, demander à la SONACOS d'acheter 450.OOO tonnes de gaines de coques, pour essayer de sauver (ou limiter) ladite campagne, cela m'interpelle quelque peu, même en n'étant point, je le confesse, un spécialiste de la question arachidière.

On achète, avec quel argent? car je rappellerai humblement que pour acheter sans payer, dans le "civil", c'est un délit passible de prison et d'amendes. Dans le public, ce n'est ni plus ni moins qu'une "dette cachée", au même titre que les bourses des étudiants qui ne sont pas payées, les salaires qui ne sont pas payées etc.

Enfin, la SONACOS a-t-elle les moyens "physiques" de traiter une telle quantité, lorsque de 'avis de tous les professionnels, cette unité, qui ne vit que par les subventions que lui verse l'état sénégalais, faute de financement, sa trésorerie ayant été largement siphonnée par un ex Président et sa famille (non pas celui ci auquel on pourrait peser, l'autre!) les installations sont tellement vétustes, qu'il lui faudrait plusieurs mois pour traiter une telle quantité, et n'a pas de hangars suffisants pour entreposer une telle quantité de marchandise!
Mais cet exemple de la campagne 2025, est très révélateur de la situation politique que nous vivons aujourd'hui, et ce depuis 2024. Nous avons un premier Ministre, qui ne pense qu'à une seule chose,(il l'a lui même annoncé) sa réhabilitation judiciaire pour pouvoir se présenter à la prochaine élection Présidentielle de 2029. ¨Pour se faire, il n'a pas, comme il aurait dû moralement le faire, démissionner de son poste de leader politique, du parti majoritaire , car les deux fonctions, Premier Ministre et leader politique d'un parti, évidemment, ne sont pas compatibles. Et là, une fois de plus, nous avons la démonstration parfaite que nous n'avons pas un Premier Ministre, à la hauteur de sa tâche, mais simplement un candidat en perpétuelle campagne électorale. Si nous étions dans une période de prospérité, tant locale qu’internationale, mon Dieu, cela pourrait presque prêter à sourire, voire même à quolibets d'usage dans de telles circonstances, , malheureusement, ce n'est pas le cas, car ne perdons pas de vue que nous avons à vivre, à l'international, ni plus ni moins qu'une troisième guerre mondiale qui ne veut pas dire son nom, et plus que jamais, la politique politicienne ne doit pas avoir droit de cité, et doit être chassée pour laisser place à la compétence, l’expérience politique, la sagesse, et la réflexion intelligente.

A ce stade, est il important de dire que cet entêtement, concernant la non-restructuration, nous coute, aux dires des spécialistes, et sauf erreur de ma part, un peu plus de un milliard par jour rien qu'en intérêts. Pas très grave pour un leader politique, puisque c'est pas lui qui paie! Pour nous, pauvres citoyens, c'est un peu plus compliqué, surtout que le Premier Ministre nous a demandé de nous serrer la ceinture pendant deux ou trois ans (je conseillerai humblement, en prévision, d'acheter une paire de bretelles, c'est moins cher et plus efficace car lorsque l'on n'aura plus de ceinture, on se retrouvera sans pantalon!), à nous, mais pas à ses amis: chaque député, s'est vu offrir une luxueuse automobile, haut de gamme, 4X4 rutilant, au prix catalogue avoisinant voire dépassant les soixante millions d'euros (vu leur nombre, ils ont dû, je l'espère avoir un prix, mais comme nous n'avons pas eu le plaisir de connaitre les conditions du marché, force est de nous obliger à supposer). Quant à nous, et bien nous nous contenteront des peugeot de cinquante ans d'âge, mais au moins celles ci, garanties sans pannes électroniques! Campagne pour l'élection Présidentielle oblige, à la SONACOS, on peut raconter n'importe quoi, aux députés, "chargés de missions" dans leur circonscription pour l'élection il faut tenir ses promesses, ca peut toujours servir!

Vous vouliez le changement? Et bien, pleurez maintenant...Bon, une consolation quand même: moi, quand j'entends le mot changement, je me dis que" à partir de ce jour, tout va changer: ce sera comme d'habitude!" En politique, le mot changement veut souvent dire "ce sera comme d'habitude...en pire!" Nous n'en sommes pas encore là!

Me François JURAIN

2.Posté par Me François JURAIN le 11/01/2026 12:14
Quand un Premier Ministre s'exprime comme ca, la restructuration n'est plus très loin, et heureusement, sauf qu'elle arrive un peu tard!

Depuis quand un Premier Ministre fait dire au Président de la République, des choses qu'il n'a jamais dites! Au contraire, le Président FAYE, semble beaucoup plus désireux, parce que lui n'est pas préoccupé par les obligations d'un leader politique et accessoirement Premier Ministre, de mobiliser des troupes pour une prochaine campagne électorale, de procéder à une restructuration! Mais dans ces paroles d'un Premier Ministre, on sent déjà la préparation, et apparait, une fois de plus au grand jour, son sens prononcé des responsabilités: "C'est pas moi, c'est l'autre!", rituel classique mais obligé, lorsque l'on veut cumuler deux fonctions totalement incompatibles, celle de Premier Ministre, et celle de leader d'un parti que l'on chauffe à blanc pour les élections Présidentielles.

Oui, il y a un gros problème au Sénégal, et ce problème s'appelle SONKO. Cet homme a tout à fait le droit de vouloir se présenter aux prochaines élections présidentielles de 2029, une fois que la justice se sera prononcée sur son cas, ce que je lui souhaite. Mais en aucun cas, il ne peut entraver sa mission qui lui a été confiée par Monsieur le Président de la République, au bénéfice de sa seule petite personne: Le premier Ministre a en charge le sort de vingt millions d'individus; le leader politique a en charge, l'avenir de sa seule petite personne. Dans la vie, il faut savoir choisir, et ne pas vouloir gratuitement le lait, le beurre, l'argent du beurre, et la crémière en plus!

Donc, le signe envoyé par un Premier Ministre acculé contre le mur de ses contradictions et déclarations nuisibles et intempestives est un relativement bon signe, il y aura restructuration, sauf que celle ci interviendra un peu tard, et nous aura couté, aux dires des experts, un milliard par jour rien qu'en intérêts. Quelle importance? les fanfaronnades, pour moi, l’addition, pour vous! et n'oubliez pas de dire merci!!!

Me François JURAIN

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