Le Kremlin a dénoncé lundi comme étant « illégale » l’interception par la marine française d’un pétrolier sous sanctions en provenance de Russie dans l’océan Atlantique.
« Nous considérons de telles actions comme illégales et à la limite de la piraterie internationale », a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de son point de presse quotidien à Moscou.
Le responsable russe a rejeté les affirmations selon lesquelles la détention de navires en provenance de Russie serait conforme au droit international.
Plus tôt dans la journée, le président français, Emmanuel Macron, avait annoncé que la marine française avait intercepté dans l’Atlantique un pétrolier sous sanctions, baptisé Tagor, en provenance de Russie.
Le chef de l’État a précisé que l’opération, menée dimanche matin en haute mer avec le soutien de plusieurs partenaires, dont le Royaume-Uni, avait été conduite « dans le strict respect du droit de la mer ».
Selon Emmanuel Macron, cette intervention s’inscrit dans les efforts visant à faire respecter les sanctions internationales et à garantir le respect du droit maritime.
« Il est inacceptable que des navires contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que la Russie mène contre l’Ukraine depuis plus de quatre ans », a-t-il déclaré.
Dans un communiqué publié après la saisie du pétrolier, l’ambassade de Russie en France a indiqué avoir officiellement demandé aux autorités françaises des informations sur la présence éventuelle de ressortissants russes parmi les membres d’équipage.
La représentation diplomatique a précisé que, selon les premières informations dont elle dispose, le capitaine du navire est de nationalité russe, ajoutant n’avoir reçu à ce stade aucune notification officielle des autorités françaises concernant les mesures prises à l’encontre du bâtiment. [AA]







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