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Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond !

Mardi 24 Janvier 2017

Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond !
Le « Sénégal » des autorités au pouvoir est aux anges. Tout lui sourit, et à pleines dents. S’appuyant sur les indicateurs macro-économiques des organes d’études et de recherches rattachés au ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, et brandissant fièrement les prévisions et constats du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, le chef de l’Etat vante, avec un réel plaisir, un pays en phase de décollage irréversible pour la station Emergence.
 
On parle de « révolution solaire et énergétique », de « renouveau productif » d’«attraction touristique », du « Train express régional »,  de « justice sociale et solidarité », etc. Les posters du Président trônent à chaque coin de rue ou de boulevard, portant chacun un slogan dédié.
 
Omniprésent sur le terrain, Macky Sall donne l’impression d’être sur une cadence infernale qui ne lui donnerait même plus le temps de faire un break pour repos. Sa propension à lancer des projets et à inaugurer sans arrêt divers types d’infrastructures ne semble pas avoir de limites, la propagande médiatique lui étant d’un secours inestimable pour rendre crédible le tableau national. Les législatives, selon ses dires, auront lieu en juillet prochain, mais lui est dans une campagne électorale ininterrompue depuis plus de trois ans.
 
Mais cet optimisme débridé que l’on dit basé sur des faits irréfutables n’est pas forcément partagé, pour peu que l’on s’éloigne du centre lucratif qui gouverne et de ses périphéries profiteuses. Il y a bel et bien, dans de larges franges de l’opinion publique, une perception divergente des initiatives et actions sociales et économiques  du gouvernement. Aujourd’hui plus qu’hier, il est dit un peu partout que « Deukeu-bi dafamacky. » Le pays ne va pas si bien que veulent le croire Macky Sall, ses ministres, ses conseillers, ses députés et autres militants et sympathisants.
 
Il y a donc un mystère à percer. Il consiste à appréhender les raisons qui pourraient expliquer cet écart d’appréciation flagrant et abyssal qui sépare la gouvernance des gouvernés. Car nulle part au monde, il n’est possible qu’un pouvoir qui revendique autant d’avancées dans la prise en charge des facteurs de bien-être social généralisé fasse l’objet d’unedéfiance aussi visible sur ce même terrain. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette histoire sénégalaise.

C’est pourquoi nous avons jugé utile de donner la parole à un groupe de cinq personnalités d’horizons divers qui ont accepté de livrer leur point de vue sur l’équation ainsi posée. ( Momar Dieng)
 
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