Une personne a été tuée lors d’une attaque ukrainienne contre la Crimée occupée par la Russie, ont rapporté dimanche à l’aube des responsables nommés par Moscou. Les dirigeants russes et ukrainiens s’entretenaient alors séparément par téléphone avec le président américain Donald Trump au sujet de la fin de la guerre, qui en est désormais à sa cinquième année.
Deux autres personnes ont été blessées lors de cette attaque dans le nord de la Crimée, dont une qui se trouve dans un état grave, a indiqué sur Telegram le gouverneur régional nommé par la Russie, Sergueï Aksionov. Il n’a pas donné de détails sur l’attaque.
Ces dernières semaines, l’Ukraine a intensifié ses attaques contre des infrastructures clés en Crimée, l’armée de Kyiv cherchant à isoler cette péninsule stratégique contrôlée par la Russie dans cette nouvelle phase de la guerre.
La péninsule a été saisie par la force et annexée illégalement par Moscou en 2014. Le recours croissant de l’Ukraine aux frappes à longue portée a mis en évidence sa capacité à infliger des dommages considérables à la Russie et à exercer une pression supplémentaire sur le Kremlin, alors que les avancées de Moscou se sont récemment pratiquement arrêtées, selon des analystes et des responsables occidentaux.
Ces dernières attaques ont eu lieu après que le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le président russe Vladimir Poutine se sont entretenus avec Donald Trump au sujet de la fin de la guerre.
Dans un message publié sur X, M. Zelensky a dit avoir appelé M. Trump pour le féliciter à l’occasion du 250e anniversaire de l’indépendance américaine et que les deux dirigeants avaient discuté de la situation sur la ligne de front.
« Il existe une réelle perspective de mettre fin à cette guerre, et la détermination des États-Unis sera cruciale. Nous avons convenu de poursuivre cette conversation en personne lors du sommet de l’OTAN à Ankara », a-t-il indiqué samedi soir.
Le Kremlin a rapporté que Vladimir Poutine et Donald Trump avaient abordé le conflit en Ukraine lors d’un entretien téléphonique « constructif » samedi.
Iouri Ouchakov, conseiller du Kremlin pour les affaires étrangères, a affirmé que le président Poutine avait félicité M. Trump et le peuple américain à l’occasion du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis au cours de cet entretien qui a duré près d’une heure et demie, leur quatrième conversation depuis le début de l’année.
M. Ouchakov a dit que M. Trump avait réaffirmé sa « volonté de contribuer à une cessation rapide des hostilités et à la recherche de solutions pacifiques pour régler la crise » en Ukraine, tandis que les émissaires de M. Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, poursuivront leurs efforts de médiation et se tiendront prêts à se rendre à Moscou.
Le conseiller du Kremlin a indiqué que Vladimir Poutine avait une nouvelle fois souligné la « préférence de la Russie pour un règlement diplomatique du conflit, à condition que les positions fondamentales et bien connues de la Russie soient prises en compte ».
Au même moment, le président Poutine a accusé Kyiv et ses alliés européens de « miser sur la prolongation, voire l’escalade du conflit », affirmant que « le “parti de la guerre” européen part d’une perception erronée de la situation globale et de l’état des lieux le long de la ligne de contact », a dit M. Ouchakov.
Il a ajouté que M. Poutine avait informé M. Trump de la « situation réelle sur le champ de bataille, où les forces armées russes avancent avec assurance, libérant une localité après l’autre ».
Le dirigeant russe a spécifiquement mentionné la prise du bastion ukrainien de Kostyantynivka, la décrivant comme une étape clé vers la « libération » de toute la région de Donetsk.
Kyiv a démenti l’affirmation russe selon laquelle Kostyantynivka aurait été prise. L’état-major ukrainien a réaffirmé que la ville assiégée restait sous contrôle ukrainien dans un communiqué publié dimanche sur Telegram, au lendemain des déclarations de M. Zelensky selon lesquelles l’annonce russe de la prise de contrôle n’était « qu’un mensonge de plus de la part de la Russie ». [Associated Press]






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