Au total, 273 personnes, dont 188 mineurs, ont été placées en garde à vue à Paris entre le 29 septembre et le 8 octobre, dans le cadre du mouvement de blocage des lycées, a annoncé lundi la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, sur BFMTV.
Selon la magistrate, la grande majorité des mineurs concernés étaient âgés de 15 à 16 ans. Parmi les 273 gardes à vue, 195 ont donné lieu à des suites judiciaires, soit 73,4 % des cas impliquant des mineurs et 67 % de ceux concernant des majeurs.
« La quasi-totalité des gens qui ont été déférés étaient inconnus » des services de police, de gendarmerie et de la justice, a-t-elle précisé.
La procureure a également annoncé que huit enquêtes avaient été confiées à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour des faits de violences imputés à des policiers lors des manifestations lycéennes dans la capitale. Deux autres enquêtes ont été confiées à des cellules déontologiques de commissariats parisiens.
Ces investigations s'inscrivent dans un ensemble de 24 enquêtes ouvertes par l'IGPN à l'échelle nationale depuis le début du mouvement, selon un bilan communiqué vendredi par le ministère de l'Intérieur.
Par ailleurs, Laure Beccuau a annoncé le placement en garde à vue de deux personnes dans le cadre de l'agression d'une policière stagiaire, survenue le 1er octobre dans le 10e arrondissement de Paris. L'une est soupçonnée d'avoir fait tomber la fonctionnaire, tandis que l'autre aurait filmé la scène.
Un adolescent de 15 ans, soupçonné d'avoir participé à cette agression, doit également comparaître devant le tribunal pour enfants le 23 février prochain, selon le parquet de Paris.
Ces annonces interviennent alors que la mobilisation lycéenne se poursuit en France, sur fond de revendications concernant notamment le manque d'enseignants et les conditions d'études. Une nouvelle journée de mobilisation intersyndicale est prévue mardi 13 octobre. [AA]






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