Au Mali, le célèbre chroniqueur Youssouf Bathily, alias Ras Bath, et une activiste malienne « contre la vie chère » comparaissent depuis lundi 10 août 2026 devant la cour d’appel de Bamako pour plusieurs chefs d’inculpation dont « association de malfaiteurs, atteinte au crédit de l'État, de ses institutions et de ses gouvernants ».
La première journée de procès a tourné autour des audios présentés comme des éléments de preuve contre le chroniqueur et activiste. À la barre Youssouf Bathily, dit « Ras Bath », écoute silencieux le président du tribunal : « Reconnaissez-vous les faits d’association de malfaiteurs et d’atteinte au crédit de l’État qui vous sont reprochés ? » Le chroniqueur politique sur une radio-télé privée locale répond : « Non ! »
Physiquement il a plutôt maigri, mais le ton reste ferme après trois ans de détention préventive. À ses côtés, il y a une autre prévenue, l’activiste malienne plus connue sous le surnom de Rose. Dans des sorties sur les réseaux sociaux, elle dénonce « la vie chère au Mali ». « Mon but était d’avertir les autorités sur la hausse des prix des produits de première nécessité », a-t-elle déclaré à la barre pour se défendre.
Ras Bath l’ayant dans le passé, à deux reprises invité à ses émissions, l'accusation a tenté de démontrer que les deux prévenus étaient en association pour renverser les institutions de la République. La défense a protesté avant d’exiger l’annulation dans la procédure des audios présentés comme des éléments de preuve contre le chroniqueur et l’activiste.
À la fin de l’audience, dans la cour du tribunal, Ras Bath a été porté en triomphe par ses partisans qui scandaient : « Libérez Ras Bath ». Le poing levé, il a remercié le public. Le procès de Ras Bath se poursuit ce mardi 12 août. [RFI]






FRANCE


