Une étude publiée en août 2026 par la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC) révèle que les routes terrestres reliant le Mali, le Niger et la Libye continuent d’alimenter les réseaux criminels et les bouleversements politiques intervenus dans la région.
Le corridor terrestre reliant le Mali, le Niger et la Libye demeure l’un des principaux axes de transit de la cocaïne entre l’Afrique de l’Ouest et les marchés européens, malgré les conflits armés, les coups d’État et les bouleversements politiques intervenus dans la région, selon un rapport publié en août par la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC).
Le document souligne que, si la majorité de la cocaïne acheminée vers l’Europe transite par voie maritime, les routes terrestres traversant le Sahel jouent un rôle crucial dans les économies de guerre et les systèmes de protection qui alimentent les conflits régionaux.
Selon les auteurs, le trafic de cocaïne en Afrique de l’Ouest a fortement augmenté depuis 2019, sous l’effet de la hausse de la production en Amérique latine, de la demande européenne et du renforcement des contrôles sur les routes maritimes directes vers l’Europe.
Le rapport indique que les acteurs liés à l’État dominent les segments les plus lucratifs du trafic au Mali, au Niger et en Libye. Les groupes armés interviennent principalement en assurant l’escorte des convois, la sécurisation des routes et le contrôle territorial, tandis que les organisations jihadistes, notamment l’État islamique au Sahel (IS Sahel), tirent des revenus indirects de la taxation des cargaisons traversant leurs zones d’influence. [APA]






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