Connectez-vous

Des centaines de réfugiés soudanais expulsés illégalement d’Egypte, selon Amnesty International

Mardi 25 Juin 2024

Replongés dans une guerre qu’ils ont fuie. Entre janvier et mars 2024, au moins 800 réfugiés soudanais ont été arrêtés et expulsés illégalement par les autorités égyptiennes, selon un rapport d’Amnesty International paru mercredi 19 juin. D’après l’ONG, tous se sont vus refuser la possibilité de demander l’asile, y compris en s’adressant au Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), ou de contester les décisions d’expulsion. 

 

Depuis que la guerre a éclaté au Soudan, le 15 avril 2023, entre les Forces armées soudanaises (FAS) dirigées par le général Abdel Fattah Al-Bourhane et les Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti », près de deux millions de Soudanais ont quitté leur pays. Environ 500 000 sont partis vers l’Egypte, selon les données du HCR. 

 

Jusqu’à juin 2023, les femmes Soudanaises, les enfants de moins de 16 ans et les hommes de plus de 50 ans étaient exemptés de visa. Mais les autorités égyptiennes ont suspendu ces facilités issues des accords bilatéraux signés en 2004 entre Le Caire et Khartoum sur la circulation des personnes...

 

Ces expulsions massives surviennent alors que l’Union européenne (UE) a signé en mars 2024 un « partenariat stratégique » pour 7,4 milliards d’euros avec l’Egypte. Le partenariat comporte un important volet migratoire : au moins 200 millions d’euros seraient destinés à renforcer les contrôles. Un accord qui a suscité l’inquiétude des défenseurs des droits humains. [Le Monde]

 
Nombre de lectures : 124 fois











Inscription à la newsletter