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Cazeneuve juge irresponsable Fillon, qui parle de guerre civile

Lundi 27 Février 2017

Cazeneuve juge irresponsable Fillon, qui parle de guerre civile
PARIS (Reuters) - Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a accusé lundi le candidat de la droite à l'élection présidentielle, François Fillon, d'avoir fait preuve d'"irresponsabilité" en dénonçant un climat de "quasi guerre civile" en France.
 
L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, fragilisé par les soupçons d'emplois fictifs dont aurait profité sa famille, a accusé dimanche le gouvernement de laisser des "manifestations violentes" perturber la campagne électorale.
 
"A deux mois de l’élection présidentielle, nous vivons dans une situation de quasi guerre civile", a écrit le candidat des Républicains dans un communiqué.
 
Réplique de Bernard Cazeneuve, lundi matin, en marge d'une visite au Salon de l'agriculture : "Je peux comprendre que certains candidats soient tentés de dissimuler derrière des polémiques une difficulté à faire campagne."
 
Mais "employer le terme de quasi guerre civile quand on est un responsable politique éminent et qu'on sait parfaitement quel est le niveau de mobilisation des forces de sécurité dans notre pays, ça n'est tout simplement pas responsable", a-t-il ajouté.
 
Le Premier ministre a ajouté que le gouvernement n'acceptait "aucune violence à l'encontre d'aucun candidat".
 
Cela n'a pas empêché le porte-parole de campagne de François Fillon de réitérer sur CNEWS (iTELE) les accusations du candidat de la droite.
 
"L'irresponsabilité, c'est celle de ce gouvernement qui n'assume pas son travail. Je n'attends pas du Premier ministre qu'il parle, j'attends qu'il fasse", a-t-il dit.
 
Il a évoqué les incidents qui ont marqué ces derniers jours les déplacements de campagne de François Fillon mais aussi la venue de la présidente du Front national à Nantes ou le récent meeting du candidat d'"En Marche !" Emmanuel Macron à Toulon.
 
Il a estimé que ces débordements, qui "pourrissent l'organisation concrète (...) de la campagne", étaient "organisés par des gens souvent d'extrême gauche (...) parfaitement identifiés par les services de police".
 
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