



(0 vote)Après la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos montrant des militaires infliger des sévices à des civils, l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC) engage une action contre le chef d’État-major des FACA.
Une plainte, à cet effet, a été déposée ce 28 avril par son coordonnateur, Elysée Nguémalé devant la Cour martiale. Pour lui, le général Zéphirin Mamadou est complice des actes de ses éléments et doit répondre devant la justice. [Radio Ndeke Luka]
Le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) se sont donnés jusqu’au 2 mai pour parvenir à un projet d’accord de paix et se sont engagés à respecter leur souveraineté respective, selon une déclaration signée par les deux pays, aux côtés du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, à Washington, aux Etats-Unis.
Dans une annonce surprise, mercredi, le gouvernement congolais et le groupe antigouvernemental M23, qui mènent des pourparlers au Qatar, ont publié pour la première fois une déclaration conjointe dans laquelle ils disent vouloir « œuvrer à la conclusion d’une trêve ».
L’est de la RDC, riche en ressources et frontalier du Rwanda, est en proie à des conflits depuis trente ans. Mais la crise s’est intensifiée ces derniers mois avec la prise des grandes villes de Goma et Bukavu par le M23, soutenu par Kigali et son armée... [Le Monde avec AFP]
Une explosion a frappé une zone résidentielle dans le nord de la Chine mercredi 30 avril 2025, marquant le deuxième incident du genre en deux jours, ont rapporté les médias d'État.
Le drame est survenu dans un quartier résidentiel du district de Xiaodian, à Taiyuan, capitale de la province septentrionale du Shanxi. Pour le moment, le bilan humain demeure incertain, selon l’agence Xinhua qui cite les pompiers locaux.
Cet incident survient moins de 24 heures après un drame similaire dans le nord-est du pays. Mardi, un incendie dans un restaurant de Liaoyang, dans la province du Liaoning, a fait au moins 22 morts et trois blessés.
L’Ouganda a déclaré, samedi 26 avril, la fin d’une épidémie du virus Ebola qui a fait deux morts depuis la fin du mois de janvier dans le pays, quarante-deux jours après la sortie de l’hôpital du dernier patient confirmé. Ce pays de la région des Grands Lacs était touché pour la sixième fois par cette fièvre hémorragique virale, qui présente six souches différentes, dont trois (Bundibugyo, Soudan, Zaïre) ont déjà provoqué de grandes épidémies...
Douze cas de la souche Ebola-Soudan avaient été confirmés, et deux cas probables avaient été recensés depuis l’annonce de l’épidémie fin janvier. Elle a fait deux morts, un enfant de 4 ans et un infirmier. Deux morts « probables » ont également été enregistrées, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Dix personnes se sont rétablies de l’infection.
Au total, 534 personnes ont été identifiées comme ayant été en contact avec les cas confirmés et probables et ont fait l’objet d’une surveillance étroite », a souligné l’OMS dans un communiqué...
La transmission humaine d’Ebola se fait par les fluides corporels, avec pour principaux symptômes des fièvres, des vomissements, des saignements et des diarrhées. Les personnes infectées ne deviennent contagieuses qu’après l’apparition des symptômes, après une période d’incubation allant de deux à vingt et un jours. Toutes souches confondues, ce virus a fait plus de 15 000 morts en Afrique depuis 1976. [Le Monde avec AFP]
Le président de la République Française, Emmanuel Macron, veut créer les « conditions » du « pardon » pour la colonisation de Madagascar, en restituant des restes humains emblématiques de ces « pages sanglantes et tragiques » et en engageant un travail de mémoire commun à travers une commission mixte d’historiens.
Il a annoncé, jeudi 24 avril, lors de sa visite d’Etat de deux jours à Madagascar, la création d’une « commission mixte franco-malgache d’historiens » devant travailler sur l’insurrection de 1947, réprimée violemment dans cette ancienne colonie par l’armée française...
Les historiens malgaches réclamaient un tel geste mémoriel à l’image des commissions d’historiens créées avec d’autres anciennes colonies françaises comme le Cameroun, l’Algérie, le Sénégal ainsi que Haïti...Il s’agit de la première application de la loi de 2023 sur la restitution de restes humains appartenant aux collections publiques françaises. [Le Monde avec AFP]
« Fais ta part ». C’est le nom du poème qui aurait entraîné l’incarcération du militant togolais Honoré Sitsopé Sokpor, aussi connu sous le nom d’«Affectio». Jeudi 24 avril 2025, un collectif de partis politiques de l’opposition et de la société civile au Togo, le Front « Touche pas à ma Constitution », a demandé sa libération « immédiate ».
Le 26 février dernier, la cour d’appel de Lomé avait rejeté la demande de mise en liberté provisoire de l’activiste.
« Quand j’ai lu plusieurs fois le poème, je n’ai pas trouvé une seule ligne qui puisse justifier qu’on le jette en prison », a affirmé le porte-parole du Front, Nathaniel Olympio, à l’issue d’une conférence-débat sur le bilan des 20 ans de gestion du président Faure Essozimna Gnassingbé. « Nous demandons avec force sa libération immédiate et sans condition. ». [Jeune Afrique avec AFP]
Fouad Mebazaa, le premier président nommé en Tunisie pendant la phase intérimaire qui avait suivi la révolution de 2011, est mort, mercredi 23 avril, à l’âge de 91 ans, ont annoncé plusieurs médias locaux.
Président de la Chambre des députés depuis 1997 et membre du parti au pouvoir au moment de la chute du dictateur Zine El-Abidine Ben Ali, il avait été désigné pour assurer l’intérim sur la base des règles constitutionnelles, le 15 janvier 2011, rappelle le journal étatique La Presse de Tunisie.
Fouad Mebazaa avait conservé son poste jusqu’au 13 décembre 2011, au lendemain de l’élection de Moncef Marzouki à la présidence de la République par l’Assemblée constituante. [Le Monde avec AFP]
Le président français Emmanuel Macron et son homologue malgache Andry Rajoelina ont annoncé mercredi un renforcement de leur coopération économique, via plusieurs projets ambitieux, au premier jour d'une visite d'Etat à Antananarivo. Emmanuel Macron a annoncé que "plusieurs accords importants seront scellés" lors de cette visite, citant "énergie, numérique, infrastructures, connectivité et tourisme"...
Emmanuel Macron a annoncé un accompagnement financier de l'Agence française développement (AFD) ainsi qu'un prêt du Trésor français pour la réalisation d'un barrage hydroélectrique à Volobe, dans l'Est du pays, dans les tuyaux depuis près d'une décennie.
Un accord devrait aussi être signé pour l'entrée du géant de l'électricité français EDF au capital de la Compagnie générale d'hydroélectricité (CGHV) malgache, a appris l'AFP auprès d'une source proche des discussions.
La capitale du Darfour du Sud Nyala est dans le viseur de l'armée soudanaise, qui se prépare à la reprendre afin de desserrer l’étau autour d’el-Fasher. Sous le contrôle des paramilitaires des Forces de soutien rapide depuis octobre 2023, elle est située au carrefour des échanges commerciaux avec la Centrafrique et le Soudan du Sud et est devenue la principale source d’armement des FSR. Elle est en passe d’être la base de leur gouvernement parallèle, ce que l’armée cherche à éviter face au risque de partition du Soudan.
Tout à Nyala indique que la situation se dirige vers une confrontation entre l'armée et les paramilitaires des FSR. Selon des informations concordantes venant de l'intérieur de la ville, les Forces de soutien rapide sont en train de fortifier leur position. Elles creusent des tranchées et posent des mines tout autour de Nyala, surtout autour de l'aéroport. Les habitants se montrent inquiets et s'attendent au pire.
Les renseignements militaires soudanais indiquent que l'aéroport de Nyala est largement utilisé pour recevoir des armes et des mercenaires, mais aussi pour évacuer les blessés haut-gradés des FSR blessés à el-Fasher vers Dubaï.
Sudan Tribune, se basant sur des fuites du prochain rapport du groupe des experts de l’ONU, accuse Abou Dhabi d’avoir doté les FSR d'un système de défense anti-aérien moderne. Il s'agit selon des experts militaires du FK 2000 chinois. Ces informations sont confirmées par des images satellites récentes. [RFI]
Des tirs d’artillerie des paramilitaires sur la ville assiégée d’El-Fasher, au Darfour, dans l’ouest du Soudan, ont fait plus de 30 morts et des dizaines de blessés, a rapporté lundi 21 avril un comité de résistance local. Des « tirs d’artillerie lourde » ont visé, dimanche, des quartiers habités de la ville, a déclaré le comité de résistance.
Depuis deux ans, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) dirigées par le général Mohammed Hamdan Daglo sont en guerre contre l’armée du général Abdel Fattah Abdelrahman Al-Bourhane...Après la perte de la capitale, Khartoum, en mars, les paramilitaires ont concentré leurs attaques au Darfour pour tenter de s’emparer d’El-Fasher, la dernière capitale provinciale de cette région à leur échapper.
Le 13 avril, les FSR ont annoncé avoir pris le camp de Zamzam, proche d’El-Fasher, où vivaient plus de 500 000 déplacés, lors d’un assaut qui a fait plus de 400 morts, selon l’ONU.
Les Nations unies, des dirigeants de pays étrangers et des groupes d’aide humanitaire ont mis en garde contre le carnage qu’une attaque de grande envergure entraînerait dans la ville assiégée et ses environs, où l’Unicef affirme qu’au moins 825 000 enfants se trouvent pris au piège dans un « enfer ». Assiégée depuis près d’un an, El-Fasher est le dernier grand bastion urbain du Darfour encore sous le contrôle de l’armée. [AFP]
[N]ombreuses sont les organisations qui alertent sur les entraves de la liberté d'expression dans les pays de l'AES. Au Mali, Yeri Bocoum, journaliste et cyberactiviste a été arrêté en juin 2024 par les services de sécurité d'Etat puis libéré quelques semaines plus tard. Au Burkina Faso, des journalistes arrêtés sont actuellement au front contre les groupes armés. Au Niger, le journaliste nigéro-ivoirien Serge Mathurin Adou a été arrêté puis relâché trois mois plus tard...
Au Burkina Faso, « le métier de journalisme est devenu un métier totalement criminalisé », indique Yacouba Ladji Bama, Directeur de publication du journal burkinabè d'investigation en ligne Bamyinga.com, aujourd'hui en exil.
Selon Sophie Douce, le Sahel est devenu un trou noir de l'information...Sadibou Marong, Directeur bureau Afrique Subsaharienne de Reporters Sans frontières (RSF), basé à Dakar au Sénégal, indique que le Sahel devient une zone de non-information.
« Que ce soit par la force, la technologie ou le droit, les moyens employés pour affaiblir le journalisme indépendant au Sahel ont conduit à ce que la région devienne progressivement une 'zone de non-information' ». [BBC]
Face à la dégradation alarmante de la situation sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), le Conseil de sécurité des Nations Unies a appelé cette semaine à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, ainsi qu’à la réouverture des couloirs humanitaires dans les zones occupées par les groupes armés.
L'Envoyé spécial du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs a dressé un tableau sombre de la situation : le cessez-le-feu n'est toujours pas effectif, les violations du droit international et des droits de l'homme persistent et la crise humanitaire continue de s'aggraver, tant en RDC que dans certains pays voisins, notamment le Burundi, l'Ouganda et le Rwanda, qui ont vu augmenter le nombre de nouveaux arrivants en provenance de la RDC.
En Centrafrique, la candidature éventuelle du président Touadéra à l'élection de décembre prochain fait polémique. D'un côté, ses partisans lui demandent d'y aller. De l'autre côté, l'opposition, qui a marché pacifiquement dans les rues de Bangui le 4 avril, dénonce la « future présidence à vie d'un Bokassa sans empire ».
Mais plusieurs opposants sont prêts à aller à cette présidentielle si le pouvoir accepte d'ouvrir un dialogue politique. Martin Ziguélé a été Premier ministre de 2001 à 2003. Aujourd'hui, il est député du parti d'opposition MLPC. De passage à Paris, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. [RFI]
L’Organisation des Nations Unies (ONU) a recensé dans une nouvelle enquête plus de 2 400 violations graves des droits des enfants au Burkina Faso entre 2022 et 2024, a appris APA vendredi. Les enfants figurent parmi les principales victimes de l’intensification du conflit armé au Burkina Faso, révèle un rapport des Nations Unies publié cette semaine.
Le document, qui couvre la période du 1er juillet 2022 au 30 juin 2024, recense « 2 483 violations graves contre 2255 enfants », certains ayant subi plusieurs abus.… La majorité des violations graves sont attribuées à des groupes armés.
Les meurtres et mutilations sont les plus fréquents, suivis par les enlèvements et le recrutement d’enfants. « 1 386 enfants, dont certains n’avaient que huit mois, ont été tués et mutilés, notamment par des engins explosifs », précise le rapport. L’ONU confirme également « l’enlèvement de 592 enfants, principalement des filles », ainsi que « le recrutement et l’utilisation de 257 enfants », majoritairement des garçons. [APA]
Afin de soutenir une proposition du parti d'opposition Unita portant sur l'autonomie du Cabinda, les indépendantistes du Flec-Fac ont annoncé un cessez-le-feu unilatéral de deux mois en début de semaine.
La trêve, qui court jusqu'au 14 juin à 23 h, a pour objectif de créer les conditions d’un dialogue concernant l'avenir de cette région enclavée entre le Congo et la RDC avec le gouvernement angolais. [RFI]
L'Initiative des partis politiques pour la charte (Ipac) voit le jour au Mali. L'Ipac, qui propose de rencontrer le premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, demande également au gouvernement de repousser la consultation populaire qui pourrait conduire à la fin des partis, dans ce pays dirigé par une junte militaire.…
Pour Alhassane Bah, secrétaire général de la Codem, le parti de l'ancien ministre Housseiny Amion Guindo, dit Poulo, les partis sont "intouchables". Selon lui… "la révision constitutionnelle est passée, la suspension des partis politiques est passée, peut-être que la dissolution aussi, ils vont dire que ça va passer. Nous allons nous opposer à cela.’’
‘’De la même manière qu'on s'est opposé au régime militaire du général Moussa Traoré en 1991, nous allons faire la même chose. Ils peuvent marcher sur les cadavres de qui ils veulent, ils peuvent mettre qui ils veulent en prison, mais, pour nous, la démocratie est irréversible et les partis politiques vont continuer à exister et à fonctionner". DW
Pneus brûlés, slogans de colère : des centaines de Tunisiens ont manifesté mardi à Mazouna après la mort de trois lycéens dans l’effondrement d’un mur de leur établissement, une affaire qui a suscité une vive émotion dans le pays.
Des habitants de cette ville défavorisée se sont rassemblés devant un poste de la garde nationale (Gendarmerie) en réclamant "justice". "Nous n’allons pas nous taire", ont-ils scandé devant un dispositif de gendarmes qui essayaient de les calmer.
D’autres manifestants ont incendié des pneus à quelques mètres du poste de la garde nationale. "Nous n’avons ni travail, ni protection, ni rien du tout ! Mazouna est marginalisée", criait une habitante, selon une vidéo circulant sur les réseaux sociaux. [RTBF]
À Dakar, le nom de Macky Sall refait les gros titres. Mardi, le député Guy Marius Sagna, membre du parti au pouvoir Pastef, a officiellement demandé la mise en accusation de l’ancien président devant la Haute Cour de Justice, pour haute trahison.
Motif de cette offensive : le rapport de la Cour des comptes qui a révélé plus de 2 517 milliards de francs CFA contractés hors des circuits légaux sous le mandat de Macky Sall.
Le député accuse entre autres l’ancien chef de l’État d’avoir instauré une gestion opaque, marquée par des manipulations comptables Face à cette initiative, la réaction de l’opposition n’a pas tardé.
Le groupe Takku Wallu Sénégal dénonce une "forfaiture" politique et promet de défendre l’honneur de l’ex-président. L’affaire est désormais entre les mains de l’Assemblée nationale. [AfricaNews]
Le général Brice Oligui Nguema a remporté la présidentielle gabonaise avec 90,35 % des suffrages, selon les résultats provisoires annoncés par le ministère de l’intérieur. Il devance largement ses sept adversaires, dont le Premier ministre sortant Alain Claude Bilie-By-Nze, crédité de seulement 3 %. Le taux de participation atteint 87,21 %, sur près de 920 000 électeurs inscrits.
Il s’agit de la première élection organisée depuis le coup d’État militaire d’août 2023, qui avait mis fin à plus d’un demi-siècle de pouvoir exercé par la famille Bongo. Ce scrutin est considéré comme un tournant pour ce pays d’Afrique centrale riche en pétrole, où un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté. Dans les rues de Libreville, les attentes sont élevées.
« Nous voulons des emplois pour les jeunes », confie Elodie Koby, étudiante. D'autres appellent à une politique sociale plus juste et à une amélioration des conditions de vie dans les quartiers précaires. [AfricaNews]
Au moins 51 personnes ont été tuées par des hommes armés dans la nuit de lundi soir à Maiduguri dans l'État de Plateau, au nord du Nigeria. Les faits sont rapportés par des habitants et Amnesty International. Des affrontements meurtriers survenus deux semaines auparavant dans une autre région de l'État avaient déjà fait des dizaines de morts.
La semaine dernière, l'agence nationale de gestion des urgences a déclaré que des hommes armés avaient tué au moins 52 personnes et provoqué le déplacement de près de 2 000 autres personnes, bilan de plusieurs jours d'attaques dans le Plateau. Cette région est réputée pour les violences entre agriculteurs et éleveurs de bétail. [AfricaNews]
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