À quelques heures du début de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde, des centaines de manifestants qui dénoncent le fléau des « personnes disparues » dans le pays sont revenus mercredi soir dans le quartier situé près du mythique stade Azteca de Mexico.
La plupart des protestataires étaient des proches ou des membres de la famille de ces personnes disparues, tuées ou enlevées dans le pays, miné par les cartels de la drogue.
Un groupe de personnes a disposé des fleurs colorées de cempasúchil, traditionnellement utilisées dans les offrandes aux morts, en forme de croix sur le trottoir. D’autres ont scandé des slogans.
Aucun heurt avec les forces de l’ordre n’a été signalé alors que le gouvernement mexicain fait face depuis des semaines à des manifestations, principalement menées par des enseignants qui réclament de meilleures conditions de travail.
« La présidente du Mexique Claudia Sheinbaum ne se soucie que du football », a dénoncé Maria de Jesus Soria Aguayo, une manifestante qui recherche son fils depuis sa disparition dans l’État de Veracruz (Est) il y a 10 ans. « Les disparitions s’enchaînent et elle n’a rien fait », dit-elle à l’AFP.
La Coupe du monde de football, organisée au Mexique, États-Unis et Canada, débute ce jeudi avec la prestation annoncée de la superstar colombienne Shakira, suivie du match d’ouverture opposant le Mexique à l’Afrique du Sud.
La police a mis en place un périmètre de sécurité de 1,6 km autour du stade avant l’arrivée des supporters jeudi et indiqué qu’elle autoriserait les manifestations pacifiques, mais que seuls les détenteurs de billets pourraient accéder à l’enceinte.
Des statistiques officielles évoquent plus de 130 000 personnes disparues au Mexique. La majorité des disparitions remontent à ces deux dernières décennies marquées par les violences liées au trafic de drogue. [AFP]







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