Le Trésor américain a réinscrit la rapporteuse spéciale de l’ONU, Francesca Albanese sur la liste des sanctions après la suspension d’une décision de justice en sa faveur par une cour d’appel.
Une mise à jour publiée mercredi sur le site du département du Trésor américain montre que Francesca Albanese a été réinscrite sur la liste des personnes sanctionnées par Washington.
Le juge fédéral Richard Leon avait pourtant estimé, le 13 mai, que l’administration Trump avait probablement porté atteinte à la liberté d’expression de Mme Albanese, en la sanctionnant pour ses critiques de la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza. Le magistrat avait alors suspendu provisoirement ces sanctions.
Mais vendredi, une cour d’appel fédérale de Washington a gelé cette décision, ouvrant ainsi la voie au rétablissement des mesures punitives contre la responsable onusienne.
De nationalité italienne, Francesca Albanese avait été sanctionnée par les États-Unis en juillet 2025 après avoir exhorté la Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye, à engager des poursuites pour crimes de guerre contre des responsables israéliens dans le cadre de la guerre génocidaire à Gaza.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, l’avait accusée de mener une « campagne de guerre politique et économique » contre les États-Unis et Israël.
Cette accusation faisait suite à la publication d’un rapport dans lequel Mme Albanese citait plusieurs grandes entreprises, dont Microsoft, Alphabet, Amazon et Palantir Technologies, qu’elle accusait de faciliter l’occupation israélienne des territoires palestiniens.
Francesca Albanese occupe depuis 2022 le poste de rapporteuse spéciale du Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour les territoires palestiniens occupés, avec pour mission de surveiller les violations des droits humains commises contre les Palestiniens.
Les sanctions américaines lui interdisent notamment d’entrer sur le territoire américain, d’accéder au système bancaire des États-Unis ou encore d’effectuer des transactions avec des entités basées dans le pays.
Son époux, l’économiste de la Banque mondiale Massimiliano Cali, ainsi que leur fille de nationalité américaine, avaient déposé plainte contre l’administration Trump en février.
Depuis octobre 2023, l’offensive israélienne dans la bande de Gaza a fait plus de 72.000 morts et plus de 172.000 blessés, tout en provoquant des destructions massives touchant près de 90 % des infrastructures civiles.
En novembre 2024, la CPI a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Guerre Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis à Gaza.
Israël fait également face à une procédure pour génocide devant la Cour internationale de justice (CIJ) concernant sa guerre dans la zone assiégée palestinienne. [Press TV]







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