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Le football africain « un peu sauvage », la sortie raciste de Schweinsteiger

Mercredi 24 Juin 2026

Bastian Schweinsteiger
Bastian Schweinsteiger

L'ancien stratège du Bayern Munich a perdu une occasion de se taire, ou surtout de s'exprimer différemment.

 

Avant Allemagne - Côte d'Ivoire samedi au Mondial (2-1), Bastian Schweinsteiger a tenu sur la chaîne ARD (où il est consultant) des propos pour le moins étranges au sujet du football africain, "parfois un peu atypique et sauvage, pas tout à fait aussi tactique".

Ce n'est pas passé inaperçu au pays, où l'immigration originaire du continent est de plus en plus importante avec notamment huit internationaux qui en sont issus au sein de la Mannschaft (Antonio Rüdiger, Jonathan Tah, Nathaniel Brown, Malick Thiaw, Jamie Leweling, Leroy Sané, Felix Nmecha, Assan Ouédraogo), soit près du tiers de l'effectif de Julian Nagelsmann.

 

La Deutsche Welle : "Des stéréotypes racistes et coloniaux réduisant les noirs à de prétendus attributs physiques"

 

Philipp Awounou s'est notamment insurgé dans le Spiegel : 

 

"Derrière des qualificatifs comme 'sauvage' se cachent des stéréotypes plus anciens que le football et qui ont des racines racistes et coloniales." Nos autres confrères de la Deutsche Welle condamnent également "des stéréotypes racistes et coloniaux réduisant les noirs à de prétendus attributs physiques, plutôt que de reconnaître leurs capacités intellectuelles". 

 

Bastian Schweinsteiger a commenté une autre équipe africaine mardi soir, en l'occurrence le Ghana face à l'Angleterre (0-0), son employeur n'a donc pas sourcillé.

 

Le champion du monde 2014, capitaine allemand dans la foulée du titre et pour ses deux dernières années en sélection (jusqu'à l'élimination en demi-finales de l'Euro 2016 par l'équipe de France, 2-0 à Marseille), n'a cessé de souligner la grande prestation des Ivoiriens ce week-end : "Ils sont très rapides, techniques, compacts, physiques et extrêmement accrocheurs. Ils ont été cet adversaire difficile qu'on attendait." 

 

Quoi qu'il en soit, on l'a sans aucun doute préféré dans son trait d'esprit bien plus réussi après Allemagne - Curaçao, le premier match : "7-1 est un score très sympa, j'aime bien." Il faisait alors référence au fameux 7-1 infligé par son Allemagne au Brésil en demi-finales du Mondial 2014, au Maracana. [Media365]

 
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