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Le Secrétaire général du gouvernement appelle à rompre avec une certaine pratique d’organisation de la Tabaski

Vendredi 8 Mai 2026

Boubacar Camara, secrétaire général du gouvernement sénégalais
Boubacar Camara, secrétaire général du gouvernement sénégalais

Le secrétaire général du gouvernement, Boubacar Camara, a souligné, vendredi, à Dakar, la nécessité de rompre avec les pratiques actuelles d’organisation des opérations liées à la fête de la Tabaski, appelant notamment à œuvrer à faire atteindre au pays l’autosuffisance en production ovine.

 

‘’Les vraies préoccupations qui ont été soulevées montrent qu’il faut une grande réforme et des mesures radicales pour changer l’écosystème de la Tabaski’’, a-t-il déclaré à l’issue d’un conseil interministériel consacré à la préparation de cette fête religieuse.

 

Boubacar Camara a indiqué que les différentes parties prenantes, notamment les éleveurs, les institutions financières et les services de l’État, avaient été mobilisées pour assurer le bon déroulement des opérations d’approvisionnement du marché.

 

Le secrétaire général du gouvernement a toutefois estimé que les améliorations apportées d’année en année restent insuffisantes face aux défis structurels du secteur.

 

‘’Nous n’avons pas vendu aux Sénégalais le fait de faire mieux qu’avant. Nous avons vendu aux Sénégalais la transformation du pays’’, a-t-il martelé, appelant à un changement de paradigme dans l’organisation de l’élevage et de la campagne Tabaski.

 

Il est d’avis que les orientations du gouvernement s’articuleront entre autres autour de la sécurisation de l’événement, notamment à travers la lutte contre le vol de bétail.

 

Il a annoncé la mise en place d’un groupe de travail chargé d’étudier les expériences internationales en matière de traçabilité et de sécurisation du cheptel.

 

‘’Il y a des pays où il existe un suivi électronique des animaux. Le Sénégal doit tirer profit de ces expériences’’, a-t-il souligné.

 

Le secrétaire général du gouvernement a également insisté sur la nécessité de revoir le système de financement du secteur afin d’orienter davantage les ressources vers la production locale et l’alimentation du bétail.

 

Selon lui, l’État doit privilégier le financement de la production nationale de moutons au détriment de la commercialisation liée aux importations.

 

‘’Il n’est pas admissible pour le Sénégal de dépendre des pays voisins alors que nous avons les potentialités nécessaires pour développer l’élevage local’’, a-t-il affirmé.

 

M. Camara n’a pas manqué de préconiser la mise en œuvre d’un schéma intégré portant sur la production, la commercialisation, la conservation et la diversification des aliments de bétail afin de limiter la hausse des coûts supportés par les éleveurs.

 

Il a par ailleurs insisté sur l’importance d’un accompagnement accru des femmes évoluant dans le secteur des petits ruminants, saluant leur capacité de remboursement des crédits.

 

Le secrétaire général du gouvernement a aussi appelé à une meilleure organisation des espaces de vente de moutons, à travers l’aménagement de sites permanents et sécurisés en partenariat avec les collectivités territoriales et le secteur privé.

 

Il a évoqué la nécessité d’intégrer davantage l’économie générée autour de la Tabaski, notamment les activités liées aux cuirs, aux peaux, à l’artisanat et aux produits locaux.

 

‘’Si nous avons un plan structuré sur ces différents points, dans deux ans les choses vont évoluer’’, a-t-il fait valoir, assurant que les conclusions du conseil interministériel vont contribuer à accélérer la transformation du secteur de l’élevage tout en renforçant la souveraineté nationale dans la production en moutons de Tabaski. [APS]

 
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1.Posté par Me François JURAIN le 09/05/2026 15:04
Au bout de deux ans d'exercice du pouvoir, sur un mandat de cinq ans, on peut déjà commencer à tirer certains enseignements.

Nos tonitruants révolutionnaires, nous promettaient le changement: telle sœur Anne, on ne le voit toujours pas venir... On nous avait garanti un pays souverain, qui allait vivre de ses richesses: on en est à essayer de payer la dette, par des moyens, sinon catholiques, en tout cas risqués....

Le peuple allait pouvoir bénéficier d'une nette amélioration de son train de vie...De quelque côté que l'on se tourne, c'est la bérésina: chômage en hausse, pouvoir d'achat en baisse, avenir bouché, les caisses sont vides, et même si la responsabilité de cette nouvelle équipe dirigeante n'est pas totale, la manière dont elle s'y prend pour assainir des finances malmenées laissent rêveurs -mais surtout inquiets- tous ceux qui ont quelques notions d'économie publique! et je ne parle pas de l'avis des professionnels de la question (sauf évidemment ceux qui sont encartés!)

Résultat: le Sénégal est l'avant dernier pays le plus endetté du continent, celui qui à la note la plus basse, attribuée par les agences de notation, et le pays semble bien être à l'arrêt, et pour longtemps! Et encore, on a le pétrole! qu'est ce que cela serait sans!!!

Il est grand temps, pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris (nombreux apparemment sont les Pastefiens dans ce cas) que gouverner un pays, c'est un métier, qui nécessite compétence, expérience, , rigueur, éthique, et...un peu -beaucoup ne nuit pas!- de chance. Comme dit et redit, avant d'attendre ce que le pays peut faire pour toi, pose toi la question de savoir ce que tu peux faire pour ton pays...et fais le!

Au bout de plus de deux ans, force et de reconnaitre que c'est inquiétant, mais le mandat est de cinq ans, donc, espérons que d'ici peu, ce ne soit pas catastrophique, car selon une règle intangible et immuable, les ennuis s'additionnent d'abord, et se multiplient ensuite. Au bout de deux années, on peut considérer que la phase d’addition se termine, et que l'on rentre, à la vitesse d'un TGV, dans la phase de la multiplication, qui elle, n'attendra pas trois ans pour arriver au terme du mandat de cinq ans...

Alors, avoir les yeux fixés sur 2029, c'est bien, mais se préoccuper de ce que l'on peut faire pour ses concitoyens dont on a la charge, en 2026, 2027, et 2028, c'est nettement mieux, et surtout plus prudent! Que les Pastefiens se prennent pour des révolutionnaires, c'est leur droit si cela les amuse, mais la révolution, la vraie, ils risqueraient bien de se la prendre dans les dents, au moment où ils s'y attendent le moins! On a peut être pas forcément besoin de ca, vu la situation peu enviable dans laquelle se trouve le pays. Donc, attention!

Le temps de la plaisanterie est dépassé, et il serait bon, voir urgent, que tous nos politiques, de quelque bord qu'il soient, ouvre tout grand leurs yeux: ca commence à gronder fort dans nos campagnes....
Me François JURAIN

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