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L'UE prépare des sanctions contre la RDC faute d'élections

Lundi 17 Octobre 2016

L'UE prépare des sanctions contre la RDC faute d'élections
LUXEMBOURG (Reuters) - Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se sont entendus lundi pour que l'UE prépare des sanctions économiques contre la République démocratique du Congo (RDC), à moins que le pouvoir congolais, qui a repoussé à avril 2018 la présidentielle et les législatives prévus en novembre, n'organise ces scrutins l'an prochain.

"Le report des élections n'est pas acceptable et j'espère que ces élections pourront avoir lieu en 2017", a dit aux journalistes le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders.

"Nous avons besoin d'un dialogue inclusif, et pas d'un recours à la violence", a dit Reynders, dont le pays est l'ancienne puissance coloniale de la RDC.

Le président Joseph Kabila devait quitter ses fonctions le 19 décembre à l'issue de deux mandats présidentiels, conformément à la Constitution qui lui interdit de se représenter pour un troisième.
 
Une partie de l'opposition, l'Union pour la nation congolaise (UNC), s'est accordée avec sa coalition pour reporter l'élection, et maintenir Joseph Kabila dans ses fonctions tout en offrant le poste de Premier ministre à un représentant de l'opposition.

Le reste des partis d'opposition dénonce un projet visant à maintenir le président au pouvoir. Le report du scrutin a déclenché le mois dernier deux journées de manifestations, des dizaines de personnes ont péri à Kinshasa dans des violences.
 
"L'UE recourra à tous les moyens à sa disposition, y compris des mesures individuelles restrictives (NDLR, langage diplomatique pour interdictions de voyage et gels d'avoirs)", ont dit dans un communiqué les ministres des Affaires étrangères de l'UE, qui étaient réunis lundi à Luxembourg.
 
Les sanctions envisagées viseront "les responsables de graves violations des droits de l'homme, ceux qui incitent à la violence et ceux qui chercheraient à s'opposer à une solution consensuelle et pacifique à la crise", ajoutent les ministres, qui ont chargé Federica Mogherini, Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, de mettre au point ces sanctions.

 
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