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Guinée: 50 ans après les exécutions sommaires, des pas vers la reconnaissance des victimes

Mardi 19 Octobre 2021

En Guinée, il y a cinquante ans, dans la nuit du 17 au 18 octobre 1971, sous le régime de Sékou Touré, 71 personnes détenues furent exécutées sans procès. Des exécutions sommaires nocturnes dans un contexte de répression. L'année 71 fut celle d'une véritable chasse aux sorcières menée contre ceux que Sékou Touré percevait comme des « ennemis de l'intérieur », la « cinquième colonne ».
 
Des ministres et des hauts cadres furent tués cette nuit-là, tant à Conakry qu’un peu partout à l’intérieur du pays, notamment à Kindia et à Kankan, deux villes garnisons à l’ouest et à l’est du pays. Leurs corps n'ont jamais été identifiés. Majoritairement vêtus de t-shirts rouges, synonymes de sang versé, les victimes et enfants des victimes ont commémoré les 50 ans de ces exécutions sommaires. De l’émotion, de la tristesse et des larmes...
 
Les anciens pensionnaires du camp Boiro et les héritiers des victimes des années de plomb se sont retrouvés hier dans l’enceinte de ce tristement célèbre centre de détention. Dame Diariou Néné Kassé a fait partie des personnes arrêtées. « J’ai été arrêtée en 1971. Malheureusement, pendant mon arrestation, j’étais enceinte, j’ai accouché en détention le 3 février 1972. Je suis restée pendant six ans et demi en prison. Jusqu’à aujourd’hui on cherche à être réhabilité, mais, malheureusement ça n’arrive toujours pas. » (RFI)
 
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