Partout, des centaines de camions chargés de marchandises import-export ou de carburant pour faire tourner les usines et alimenter les centrales attendent: à Port-Soudan, depuis un mois, les manifestants ont brutalement coupé l'approvisionnement du Soudan tout entier. Les protestataires qui coupent les routes menant vers les autres provinces et surtout vers Khartoum, ont bloqué un temps l'aéroport de Port-Soudan et la quasi-totalité des docks de Port-Soudan.
Moustafa Abdelqader, chauffeur routier, est passablement énervé. "Je suis bloqué depuis 24 jours. J'aurais pu acheminer six chargements et gagner 120.000 livres soudanaises", soit 235 euros, "alors que là, je n'ai rien pour nourrir ma famille", relate-t-il. Mais pour les manifestants, pas question de céder. Depuis le 17 septembre, ils réclament l'annulation d'un accord de paix signé en octobre 2020 entre Khartoum et des groupes rebelles et qui, selon eux, n'accorde pas à leur région la représentation qu'elle mérite au sein des autorités de transition. …
Pour tenter de calmer le mouvement de protestation, le Premier ministre Abdallah Hamdok a parlé d'une cause "juste", reconnaissant que la région était "la plus pauvre alors qu'elle est la plus riche en ressources". Et il a assuré travailler à "une conférence internationale pour obtenir des financements" et réclamé "des discussions directes" au plus vite, alors que la mission de l'ONU au Soudan a passé une semaine sur place à écouter les revendications des protestataires. Ce qu'il faut au plus vite, pour M. Nayer, c'est un accord. "Car un blocus plus long aura des conséquences catastrophiques". (AFP/VOA)
Moustafa Abdelqader, chauffeur routier, est passablement énervé. "Je suis bloqué depuis 24 jours. J'aurais pu acheminer six chargements et gagner 120.000 livres soudanaises", soit 235 euros, "alors que là, je n'ai rien pour nourrir ma famille", relate-t-il. Mais pour les manifestants, pas question de céder. Depuis le 17 septembre, ils réclament l'annulation d'un accord de paix signé en octobre 2020 entre Khartoum et des groupes rebelles et qui, selon eux, n'accorde pas à leur région la représentation qu'elle mérite au sein des autorités de transition. …
Pour tenter de calmer le mouvement de protestation, le Premier ministre Abdallah Hamdok a parlé d'une cause "juste", reconnaissant que la région était "la plus pauvre alors qu'elle est la plus riche en ressources". Et il a assuré travailler à "une conférence internationale pour obtenir des financements" et réclamé "des discussions directes" au plus vite, alors que la mission de l'ONU au Soudan a passé une semaine sur place à écouter les revendications des protestataires. Ce qu'il faut au plus vite, pour M. Nayer, c'est un accord. "Car un blocus plus long aura des conséquences catastrophiques". (AFP/VOA)






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