Le procureur spécial sud-coréen a requis mardi la peine de mort contre l’ancien président Yoon Suk Yeol en lien avec une tentative avortée d’instauration de la loi martiale, a rapporté l’agence Yonhap.
Yoon, actuellement détenu, avait décrété la loi martiale en décembre 2024 pour une courte période, avant que le Parlement n’annule cette décision. Il a ensuite été destitué par la Cour constitutionnelle en avril dernier.
L’homme politique âgé de 65 ans est accusé d’avoir dirigé une insurrection, un crime passible de la peine capitale ou de la réclusion à perpétuité.
Lors de ses plaidoiries finales devant la 25e chambre criminelle du tribunal central de Séoul, le procureur spécial Cho Eun-suk a qualifié Yoon de « chef d’une insurrection qui a cherché à se maintenir au pouvoir en prenant le contrôle du pouvoir judiciaire et du pouvoir législatif ».
Il a demandé au tribunal de condamner Yoon à la peine de mort. Le verdict est attendu le mois prochain.
Par ailleurs, un tribunal de Séoul a tenu lundi la première audience du procès de Yoon pour des accusations de « bénéfice à l’ennemi », liées à l’envoi présumé de drones militaires vers la Corée du Nord en 2024.
Yoon avait été arrêté et inculpé en janvier de l’année dernière pour avoir dirigé une insurrection, devenant ainsi le premier président en exercice de la Corée du Sud à être placé en détention. Il avait été libéré en mars, puis de nouveau arrêté en juillet, et reste incarcéré depuis lors.
Il fait également face à plusieurs autres procès liés à sa tentative échouée d’imposer la loi martiale.
Le mois dernier, les procureurs ont requis une peine de dix ans de prison à son encontre pour entrave à la justice et d’autres chefs d’accusation découlant de sa tentative d’instaurer la loi martiale en 2024. [AA]






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