L'arrestation au Burkina Faso de l'imam Mohamed Ishaq Kindo, la veille de la fête de Tabaski, fait monter la tension. Les circonstances de l'interpellation du prédicateur sunnite sont encore floues, sans aucune explication officielle. Mais déjà, la Fédération des associations islamiques (Faib) appelle au calme… et au respect des institutions.
Selon des témoins cités par l'AFP, l'imam a été arrêté le mardi 26 mai 2026 vers 14 heures par des policiers et des militaires encagoulés. Des fidèles tentent de s'interposer, des heurts éclatent et font plusieurs blessés. ... Ce n'est pas un cas isolé.
Fin mars, l'imam Mahmoud Barro a lui aussi disparu, après avoir critiqué ce même projet de loi. Autre signe de crispation : la suspension de l'Union générale des étudiants burkinabè (Ugeb), pour "apologie du terrorisme" pendant trois mois renouvelables. En cause : une publication dénonçant "l'incapacité manifeste" des autorités face à l'insécurité et leurs promesses non tenues. ...
Il y a un mois, la FIDH appelait les autorités burkinabè à "garantir les droits et libertés fondamentaux de chacun·e au Burkina Faso". Un appel qui, pour l'heure, ne semble pas avoir été entendu. Au contraire, la peur s'immisce au sein de la société. Il est de plus en plus difficile pour les journalistes de trouver des personnes qui acceptent de répondre à leurs questions. Car le danger est réel. Mais la contestation n'en existe pas moins, sur les réseaux et dans l'intimité des Burkinabè. [DW]






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