Les groupes djihadistes ont changé de stratégie au Burkina Faso. Désormais, ils ne visent plus uniquement des villages mais aussi des villes. Nouna dans le Nord-Ouest en est un exemple récent. Mahamoudou Sawadogo, un expert burkinabè en matière de sécurité, explique que les terroristes "ont réussi à isoler des villes et à empêcher les forces de défense et de sécurité de faire des mouvements ou de venir en aide aux populations.
C'est dans ce sens que depuis plus d'une semaine, ils ont commencé à harceler la ville de Nouna et finalement au bout de la semaine, ils ont attaqué la ville et fait évader des prisonniers". Les militaires qui ont pris le pouvoir par la force en janvier avaient prétexté l’incapacité de l’ancien président Roch Marc Christian Kaboré à sécuriser un pays que les attaques terroristes fragilisent depuis 2015.
Une large partie de la population avait soutenu ce putsch mais pour Seidik Abba, un analyste politique de la région sahélienne, la junte semble impuissante à son tour face aux groupes armés. "Cette attaque de la prison est un tournant, estime Seidick Abba. C'est la preuve qu'ils n'ont pas le contrôle de la situation. Je pense qu'aujourd'hui, il y a un risque de divorce entre la junte et la population parce que comme on sait, la population avait applaudi l'arrivée au pouvoir des militaires en pensant qu'ils feraient mieux”. (DW)
C'est dans ce sens que depuis plus d'une semaine, ils ont commencé à harceler la ville de Nouna et finalement au bout de la semaine, ils ont attaqué la ville et fait évader des prisonniers". Les militaires qui ont pris le pouvoir par la force en janvier avaient prétexté l’incapacité de l’ancien président Roch Marc Christian Kaboré à sécuriser un pays que les attaques terroristes fragilisent depuis 2015.
Une large partie de la population avait soutenu ce putsch mais pour Seidik Abba, un analyste politique de la région sahélienne, la junte semble impuissante à son tour face aux groupes armés. "Cette attaque de la prison est un tournant, estime Seidick Abba. C'est la preuve qu'ils n'ont pas le contrôle de la situation. Je pense qu'aujourd'hui, il y a un risque de divorce entre la junte et la population parce que comme on sait, la population avait applaudi l'arrivée au pouvoir des militaires en pensant qu'ils feraient mieux”. (DW)






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