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Bolivie: Le Venezuela, Cuba et l’Argentine dénoncent un «coup d'État» contre Morales

Lundi 11 Novembre 2019

Les présidents cubain (à droite) et vénézuélien
Les présidents cubain (à droite) et vénézuélien
Les présidents cubain Miguel Diaz-Canel et vénézuélien Nicolas Maduro ont dénoncé dimanche le «coup d'État» contre la démocratie en Bolivie et appelé à se mobiliser, après la démission du «frère» président Evo Morales. La réélection de ce dernier à un quatrième mandat était vivement contestée depuis trois semaines.
 
Le chef de l'État cubain a exprimé dans un tweet sa «condamnation énergique du coup d'État». Il estime que «le monde doit se mobiliser pour la vie et la liberté d'Evo», avec le hashtag #EvoNoEstasSolo (Evo, tu n'es pas seul).
 
Cuba, allié traditionnel du dirigeant socialiste, exprime sa «solidarité avec le frère président Evo Morales, protagoniste et symbole de la revendication des peuples indigènes de nos Amériques», a également tweeté le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez.
 
De son côté, le président vénézuélien Nicolas Maduro a condamné «catégoriquement» ce «coup d'État» en Bolivie «contre le frère président Evo Morales», a-t-il écrit sur Twitter, appelant à «la mobilisation pour exiger que soit préservée la vie des peuples indigènes boliviens, victimes du racisme».
 
Le président élu argentin Alberto Fernandez a également condamné «un coup d'État». «En Bolivie a eu lieu un coup d'État produit par l'action conjointe de civils violents, du personnel policier qui s'est démobilisé et de la passivité de l'armée. C'est un coup perpétré contre le président @evoespueblo, qui avait convoqué un nouveau processus électoral», a écrit Alberto Fernandez, un péroniste de centre-gauche qui entrera dans ses fonctions de président le 10 décembre.
 
Le président bolivien Evo Morales a démissionné dimanche après avoir perdu le soutien de l'armée et de la police, au bout de trois semaines de vives protestations contre sa réélection lors du premier tour de la présidentielle du 20 octobre.
 
«Je renonce à mon poste de président», a déclaré à la télévision le leader indigène de 60 ans, au pouvoir depuis 2006, au terme d'une journée marquée par de nouveaux affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ainsi que des démissions en série de ministres et députés. (ats/nxp)
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