Les prix du pétrole ont dépassé les 85 dollars le baril mardi, atteignant leur plus haut niveau en près d'un mois, alors que les frappes américaines contre des cibles militaires iraniennes et les perturbations du transport maritime dans le détroit d'Ormuz ont renforcé les inquiétudes concernant l'approvisionnement.
Le brut Brent, référence internationale, a progressé de 2,4 % à 06h35 GMT, portant sa hausse depuis le début de la semaine à plus de 13 %.
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a indiqué que sa dernière opération, d'une durée de cinq heures, avait visé des sites militaires le long de la côte sud de l'Iran, notamment des systèmes de défense côtière, des installations de missiles et de drones ainsi que des capacités navales.
Selon le CENTCOM, les cibles se trouvaient à Bouchehr, Chabahar, Jask, Konarak, Abou Moussa et Bandar Abbas. Le commandement américain a affirmé que ces frappes visaient à réduire la capacité de l'Iran à attaquer les navires commerciaux.
Le président américain Donald Trump a déclaré que les forces américaines ciblaient les capacités militaires iraniennes liées au détroit d'Ormuz et qu'elles rétablissaient un blocus contre l'Iran ainsi que contre les navires faisant des affaires avec Téhéran.
Le trafic commercial dans le détroit a ralenti jusqu'à presque s'arrêter en raison de la reprise des frappes, des avertissements de sécurité et de l'incertitude croissante autour du blocus.
Trump a également déclaré que Washington souhaitait obtenir un remboursement de la part des pays du Golfe bénéficiant de la protection américaine du détroit, notamment l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Bahreïn.
Cette escalade a renforcé les inquiétudes concernant d'éventuelles perturbations des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) via l'une des principales routes de transit énergétique au monde. [AA]






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