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Yémen: Les forces soutenues par Ryad avancent vers Hodeïda

Dimanche 4 Novembre 2018

ADEN (Reuters) - Les forces yéménites soutenues par la coalition dirigée par l'Arabie saoudite se rapprochaient dimanche de la ville portuaire d'Hodeïda, sur la mer Rouge, où sont retranchés les combattants houthis alignés sur l'Iran, a-t-on appris de source militaires et auprès des habitants.

Les Houthis chiites contrôlent les zones les plus peuplées du Yémen, et notamment la capitale Sanaa.

La coalition saoudienne a déployé plusieurs milliers de soldats pour reprendre Hodeïda, le principal port du Yémen pour l'entrée des marchandises.

Les combats se concentrent autour de l'aéroport, dont la coalition n'a pas réussi à s'emparer lors d'une précédente offensive en juin, ainsi qu'à l'entrée est de la ville et à proximité de l'université située à 4 km au sud du port.

"C'est la première fois que des affrontements se produisent (à l'université)", indique un militaire favorable à la coalition saoudienne. Des habitants ont dit entendre des tirs dans le secteur.

Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont appelé à la fin du conflit, et tentent de faire pression sur l'Arabie saoudite montrée du doigt par la communauté internationale après le meurtre du journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi le 2 octobre dernier au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

L'envoyé spécial du Haut-Commissariat de l'Onu aux réfugiés (HCR) pour les réfugiés, Angelina Jolie, a déclaré que la communauté internationale avait été "honteusement lente" à réagir et a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies de trouver une issue négociée à la guerre.

"Nous avons regardé la situation se dégrader au point que le Yémen est au bord d'une famine provoquée par l'homme et qu'il fait face à la plus grave épidémie de choléra au monde depuis des décennies", a déclaré l'actrice américaine dans un communiqué.

Sa déclaration reprend une déclaration des Nations unies selon laquelle la moitié de la population du Yémen, soit environ 14 millions de personnes, pourrait bientôt être au bord de la famine.

L'alliance d'États pour la plupart sunnites dirigée par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis est intervenue dans la guerre au Yémen en mars 2015 pour évincer les Houthis et rétablir le gouvernement reconnu par la communauté internationale.

Ce conflit est considéré comme une guerre par procuration entre l'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite.

L'émissaire spécial de l'Onu, Martin Griffiths, est attendu à Taïz, troisième ville du Yémen, et véritable poudrière depuis que les Houthis ont chassé le gouvernement de Sanaa en 2014, selon des sources proches des négociations de l'Onu.

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