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Washington veut avoir son mot à dire dans la succession du dalaï-lama

Lundi 11 Novembre 2019

La Chine a insisté lundi sur le respect de «la coutume historique» de désignation du dalaï-lama, rejetant une suggestion des États-Unis d'impliquer l'ONU  dans cette procédure sans même attendre le décès de l'actuel chef spirituel tibétain.
 
L'ambassadeur américain chargé de la liberté religieuse, Sam Brownback, a plaidé vendredi pour que les Nations Unies jouent un rôle dans la désignation du prochain dalaï-lama, l'actuel, Tenzin Gyatso, étant âgé de 84 ans.
 
Les militants tibétains et Pékin savent que sa mort pourrait porter un coup d'arrêt à la quête d'autonomie de la région himalayenne, contrôlée par le régime communiste depuis 1951. Les autorités chinoises pourraient alors se charger d'identifier son successeur, dans l'espoir de désigner quelqu'un plus enclin à accepter la mainmise de Pékin.
 
Quête rituelle
 
Les bouddhistes tibétains choisissent traditionnellement le dalaï-lama à travers une quête rituelle, qui peut prendre plusieurs années, avec un comité itinérant qui recherche des signes qu'un jeune enfant puisse être la réincarnation du dernier chef spirituel.
 
Ce processus «est vieux de plusieurs siècles», a fait remarquer devant la presse le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Geng Shuang. La réincarnation du dalaï-lama doit donc «respecter les lois et réglementations du pays ainsi que les rituels religieux et la coutume historique», a-t-il plaidé.
 
Geng Shuang a accusé les États-Unis de «se mêler des affaires intérieures de la Chine sous prétexte de liberté religieuse». Leur tentative en direction de l'ONU «est vouée à l'échec et sera en butte à l'opposition de la communauté internationale», a-t-il assuré. La Chine dispose d'un droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU. (afp/nxp)
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