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"Vous n'êtes pas au-dessus des lois" : Nancy Pelosi charge Donald Trump, qui refuse de coopérer à l'enquête du Congrès

Mercredi 9 Octobre 2019

Des mots cinglants dans un contexte politique explosif. Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants des Etats-Unis, a accusé Donald Trump, mercredi 8 octobre, de vouloir "camoufler sa trahison de [la] démocratie" américaine, après que la Maison Blanche a officialisé son refus de coopérer à l'enquête en cours en vue d'une éventuelle procédure de destitution.
 
Quelques heures plus tôt, l'avocat de la présidence Pat Cipollone avait adressé un courrier à Nancy Pelosi pour prévenir que l'exécutif américain ne participerait pas aux investigations menées par les élus démocrates de la Chambre des représentants, jugées ni légitimes, ni impartiales.
 
"Vous devrez rendre des comptes"
 
Une lettre qui "n'est que la dernière tentative de dissimuler la trahison [de Donald Trump] de notre démocratie et d'insister pour que le président soit au-dessus de la loi", a répliqué la présidente de la Chambre des représentants dans un communiqué (en anglais).
 
Un "tribunal bidon" selon Donald Trump
 
Très attendue, la missive de l'avocat de Donald Trump a été envoyée au Congrès quelques heures après l'annonce de la décision d'empêcher l'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'Union européenne de témoigner devant les élus. Ceux-ci souhaitaient l'interroger sur la réalité des pressions effectuées par Donald Trump sur son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'un échange téléphonique, afin qu'il cherche des informations compromettantes sur son rival Joe Biden.
 
Venu de Bruxelles pour participer volontairement à l'audition, l'ambassadeur a été informé au milieu de la nuit par le département d'Etat qu'il ne devait pas s'y présenter. Donald Trump avait alors justifié cette décision en qualifiant les auditions du Congrès de "tribunal bidon".
 
Le camp démocrate estime qu'empêcher le Congrès d'avancer dans son enquête pourrait constituer une entrave à la justice. Un fait qui, rappellent-ils, avait été l'un des trois motifs de destitution retenus à l'encontre du président Richard Nixon en 1974, avant que celui-ci ne démissionne. (francetvinfo)
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