Un tribunal russe a condamné lundi sept hommes à de lourdes peines de prison pour leur participation, selon les services secrets (FSB, ex-KGB) à un réseau « terroriste » d’extrême-gauche, une affaire dénoncée par les ONG et l’opposition.
Présentés par l’accusation comme des terroristes « antifascistes » et « anarchistes », les accusés devront purger des peines de 6 à 18 ans de prison, selon le verdict du tribunal militaire de Penza (centre), a expliqué un de leurs avocats, Sergueï Morgounov, joint par l’AFP.
Ces jeunes - tous nés entre 1988 et 1996 - avaient été arrêtés en 2017, pour leur appartenance à une organisation terroriste présumée. Certains étaient aussi accusés de détention d’armes et de munitions et tentative de trafic de drogue.
Les organisateurs du groupe, selon l’accusation, Dmitri Ptchelintsev et Ilia Chakourski ont écopé des peines les plus lourdes, respectivement de 18 et 16 ans de détention.
Selon des ONG de défense de droits de l’Homme et l’opposition russe, l’affaire a été montée de toutes pièces pour faire croire à une menace contre le pouvoir.
« L’affaire du +réseau+ est un cas d’école. Ce verdict doit démontrer à la population qu’il y a une menace de terrorisme politique réel (...) et c’est un ordre à la jeunesse: "assis, pas bouger" ! », a dénoncé Svetlana Gannouchkina, une des figures historiques de Memorial, l’organisation de défense de droits de l’Homme de référence en Russie.
Aucun des accusés n’avait de casier judiciaire.
Selon l’ONG, le FSB s’est appuyé dans cette affaire sur des confessions douteuses sur l’existence du réseau terroriste, obtenues auprès des militants de la nébuleuse d’extrême-gauche, arrêtés dans une affaire de stupéfiants. Plusieurs accusés ont assuré avoir subi de mauvais traitements voire des actes de torture en prison pour les forcer à des aveux.
Le détracteur numéro 1 du Kremlin, Alexeï Navalny a lui aussi dénoncé ce verdict lundi.
« Des aveux obtenus en torturant de jeunes gens sur l’existence d’une organisation terroriste. N’importe quel ministre du gouvernement russe est 10 fois plus un criminel et une menace pour la société que ces jeunes gars », a réagi M. Navalny sur Twitter, en dénonçant un verdict « monstrueux ».
Les accusations de terrorisme ou d’extrémisme visant des groupes de jeunes se sont récemment multipliées en Russie.
Selon les détracteurs du pouvoir, il ne s’agit pas seulement de mettre au pas des organisations réellement violentes, mais aussi des mouvements d’opposition ou religieux modérés n’étant pas dans la ligne des autorités.
Présentés par l’accusation comme des terroristes « antifascistes » et « anarchistes », les accusés devront purger des peines de 6 à 18 ans de prison, selon le verdict du tribunal militaire de Penza (centre), a expliqué un de leurs avocats, Sergueï Morgounov, joint par l’AFP.
Ces jeunes - tous nés entre 1988 et 1996 - avaient été arrêtés en 2017, pour leur appartenance à une organisation terroriste présumée. Certains étaient aussi accusés de détention d’armes et de munitions et tentative de trafic de drogue.
Les organisateurs du groupe, selon l’accusation, Dmitri Ptchelintsev et Ilia Chakourski ont écopé des peines les plus lourdes, respectivement de 18 et 16 ans de détention.
Selon des ONG de défense de droits de l’Homme et l’opposition russe, l’affaire a été montée de toutes pièces pour faire croire à une menace contre le pouvoir.
« L’affaire du +réseau+ est un cas d’école. Ce verdict doit démontrer à la population qu’il y a une menace de terrorisme politique réel (...) et c’est un ordre à la jeunesse: "assis, pas bouger" ! », a dénoncé Svetlana Gannouchkina, une des figures historiques de Memorial, l’organisation de défense de droits de l’Homme de référence en Russie.
Aucun des accusés n’avait de casier judiciaire.
Selon l’ONG, le FSB s’est appuyé dans cette affaire sur des confessions douteuses sur l’existence du réseau terroriste, obtenues auprès des militants de la nébuleuse d’extrême-gauche, arrêtés dans une affaire de stupéfiants. Plusieurs accusés ont assuré avoir subi de mauvais traitements voire des actes de torture en prison pour les forcer à des aveux.
Le détracteur numéro 1 du Kremlin, Alexeï Navalny a lui aussi dénoncé ce verdict lundi.
« Des aveux obtenus en torturant de jeunes gens sur l’existence d’une organisation terroriste. N’importe quel ministre du gouvernement russe est 10 fois plus un criminel et une menace pour la société que ces jeunes gars », a réagi M. Navalny sur Twitter, en dénonçant un verdict « monstrueux ».
Les accusations de terrorisme ou d’extrémisme visant des groupes de jeunes se sont récemment multipliées en Russie.
Selon les détracteurs du pouvoir, il ne s’agit pas seulement de mettre au pas des organisations réellement violentes, mais aussi des mouvements d’opposition ou religieux modérés n’étant pas dans la ligne des autorités.






FRANCE


